mardi 30 octobre 2007

Halloween, le retour !

Et oui ! Halloween, c’est partout et surtout à l’école. Ainsi, ce vendredi 26 octobre, l’école organisait une parade avec tous les élèves parés de leur déguisement préféré. Autant vous dire tout de suite, pas de cours de français ce jour-là, c’eût été un affront à la culture américaine ! La direction avait choisi le thème d’Harry Potter. Ils ont bien voulu m’accepter pour une petite photo de « famille ».
Les enfants ont défilé dans l’école (la pluie était aussi au rendez-vous !) devant les parents, puis se sont retrouvés par niveau dans les pièces que les mamans bénévoles (et Dieu sait s’il y en a à la Swain School) avaient décorées pour l’occasion.
Ils ont pu se restaurer une seconde fois, la première ayant déjà eu lieu avant la parade soit un peu plus d’une heure après leur déjeuner de midi. Dans leur assiette, on pouvait trouver des choses bizarres et peu appétissantes aux yeux de français. Nicolas n’a d’ailleurs rien avalé de ce qui était dans son assiette, hormis les bonbons.
Chaque enfant est reparti avec un petit sac de treats and tricks. L’après-midi a été consacrée aux jeux et à l’amusement : Have fun était le mot d’ordre de cette journée.

Halloween Party chez Sophia

Samedi 20 octobre dernier, Nicolas était invité à une Halloween party. Loïc avait choisi son rôle pour ce début de samedi après-midi : sieste avec Tom. Vous avez tous compris qu’il a fallu que je m’y colle. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour ses enfants ? Une fois le déguisement de Spiderman enfilé, nous voilà partis en direction de chez Sophia, petite camarade de classe de Nicolas. Les américains étant très ponctuels, nous y étions à l’heure (l’invitation annonçait de 2 :00 à 4 :00 pm) mais, tout de même dans les premiers arrivés.
La maison est gigantesque, des buffets sont montés de part et d’autre du jardin, un atelier de maquillage/tatouages est aussi présent et, pour clore le tableau, une sono digne de celle d’un mariage est installée sur la terrasse du voisin.
Bref, tout ça pour vous dire que je me sentais très à l’aise dans cette ambiance de faux-semblant. Petit à petit, des multitudes d’enfants sont arrivés accompagnés de leurs parents et frères et sœurs. Au bout du compte, nous devions être environ 150 personnes (enfants y compris). Le directeur de l’école était invité et je me demande même s’il n’y avait pas tous les élèves de l’école élémentaire.
Les hommes se sont mis à se désaltérer à la bière et….les femmes aussi ! Alors je suis allée me servir moi aussi…mais d’un verre de cidre chaud (sans bulles ni gaz, un truc d’américain quoi).
Le DJ a pris les choses en main : petit défilé des enfants dans le jardin, jeu de l’arc-en-ciel (tout le monde doit passer sous une barre qui est baissée de plus en plus bas à chaque tour).
Nicolas s’amusait bien et, au bout d’une petite heure, j’avais fait connaissance avec une maman (qui s’appelle Stéphanie, d’ailleurs), puis avec une autre, puis une autre, et ainsi de suite, jusqu’à ce que je m’aperçoive que les invités commençaient à prendre congé. Alors, pour paraître bien élevée, j’ai récupéré Nicolas (qui, tout comme moi, commençait à bien se sentir…) pour aller dire au revoir et merci. En France, on aurait enchaîné avec un apéro, fait un barbecue et…peut-être même une partie de fléchettes. Mais à 150, c’est plus difficile bien sûr ! Mais, comme je le disais au début, les américains étant très ponctuels, nous avons suivi le flot et sommes partis vers 4 :05 pm. Conclusion : une fête à en mettre plein les yeux et les papilles mais on ne peut plus impersonnelle. Nicolas s’y est bien amusé, c’est l’essentiel. Quant à moi, j’ai halluciné pendant deux heures !

Y'a des jours comme ça !

Notre compréhension en anglais est variable selon les jours et les contextes. Il est facilement compréhensible pourquoi le contexte peut avoir de l'influence sur notre compréhension car celui-ci est caractérisé par un grand nombre de paramètres ayant tous plus ou moins un impact : l'accent ou le niveau d'anglais de notre interlocuteur, le bruit ambiant, le sujet abordé ( je suis plus à l'aise pour parler de projets de systèmes d'informations que de recettes de cuisine), le type de communication (téléphone, visoi ou face à face...), ...

Il y a aussi d'autres composants que l'on a plus de difficultés à identifier. Par exemple, aujourd'hui, je ne comprends rien. Réunion ce mation où des responsables utilisateurs parlent entre eux. Au bout de 2 phrases, je suis largué quand ils parlent des différents projets à venir... Quand on revient sur ce qu'il y a en cours (sujets que je devrais mieux connaître), ça va un peu mieux mais le niveau de flottaison est vite atteint.

Ayant partagé avec d'autres expatriées (non, il n'y a pas de faute) à midi lors du déjeuner, nous ressentons tous la même chose. Il y a des jours avec anglais et des jours sans. Le fait de parler français en parallèle n'arrange pas le choses. Si on passe une demi-journée à parler français, le retour à l'anglais n'est pas immédiat. Mon prof d'anglais m'a dit qu'un jour pendant les 20 premières minutes de notre échange, il avait plus de difficultés à me comprendre car je venais d'une réunion qui s'était déroulée en français. Par la suite, ça allait mieux car la machine était "à température"....

Certainement que notre forme physique et morale joue aussi mais ces paramètres sont plus difficiles à mesurer chaque matin pendant les 10 minutes de marche à 0°C qui séparent le parking de mon bureau.

Espérons que demain la journée sera plus favorable car c'est un peu lourd des jours comme cela. Le debrief d'après-réunion avec mes collègues présents est dans ce cas indispensable pour être certain de ne pas passer à côté des sujets clefs abordés.

Mais demain il fera jour.....

lundi 29 octobre 2007

Photo de classe

Aujourd'hui nous avons reçu la photo de classe de Nicolas (et aussi de Tom désormais).ainsi que ses photos individuelles. Autant en France, c'est interdit de prendre en photo les élèves de manière individuelle en classe, autant aux US c'est un vrai business. Nous avons pris la formule classique photo de classe + photo individuelle. Le dress code était celui du special day. La pause est quelque chose qu'ils apprennent depuis tout petit. Pour nous, cela apparaît un peu forcé mais pour eux c'est comme cela que doivent se faire les photos. D'ailleurs, ils font faire beaucoup plus de photos posées en studio qu'en France car tous ont sur leur bureau ou chez eux des photos réalisées de cette manière. Certains supermarchés disposent même de leur propre studio de photos (pas entre les couches culottes et le shampooing mais pas loin).

Le fromage aux US

Le 1er mythe veut qu'il n'y ait pas de fromage aux US.

C'est faux, on trouve du fromage aux US. L'étendue du choix est variable selon les magasins mais il y en a dans tous les magasins. Pour certains, cela se limite au cheddar de couleur orange et souvent présenté rapé. Ensuite, dans certains plus achalandés, on trouve toutes sortes de fromages produits aux Etats-Unis mais aussi au Canada. Pour ceux-ci, on peut considérer que la préparation de base est toujours la même : une pate cuite assez ferme dans laquelle des ingrédients divers et variés sont ajoutés. Les ingrédients peuvent être des tomates séchées, du pesto mais aussi du peperonni. Dans certains cas on trouve aussi du cheddar vieux assez affiné qui pourrait ressembler au Cantal jeune ou entre-deux. Rien de bien excitant mais ça se mange tout de même. Dans certains cas, ils empruntent des noms europées : on trouve sans difficulté du gruyère suisse fabriqué au Canada. Le brie représente aussi une part de marché significative car s'il n'y a qu'un fromage français c'est généralement celui-ci. Il existe aussi des fromages bleux américains (il faut bien faire la sauce blue cheese) mais aussi pas mal de bleus importés du Danemark.

Le 2nd mythe veut qu'on ne trouve pas de fromages au lait cru.
C'est faux aussi. On peut trouver un certain nombre de fromages de marques françaises bien connues et renommées : camembert Le Petit, époisses Berthaut. Il est difficile de savoir comment ils font réellement pour les importer mais en tout cas, ils ont bien la même présentation et le même goût qu'en France. La seule chose qui diffère réellement c'est le prix. De plus, l'approvisionnement est irrégulier. Il ne faut pas aller un jour au supermarché et vouloir acheter un fromage précis : généralement, on peut acheter les formages qu'ils ont (de toutes façons, c'est plus difficile d'acheter ceux qu'ils n'ont pas) car l'approvisionnement ne semble pas régulier.
Les fromages les plus étranges : on trouve des mélanges prêts pour faire de la fondue suisse. Nous n'avons pas essayé car ce n'est tout de même pas la saison. Le parmesan occupe une place importante généralement dans les rayons de fromages : on peut même le trouver tout prêt rapé dans des boites comme des sucrières. Il paraîtrait qu'il y a des français nostalgiques qui reviendraient en acheter aux US. Sinon, tous les cheddars vus de l'extérieur se ressemblent et il n'est pas toujours aisé de faire son choix. Certains fromages ont des couleurs étranges (j'en ai vu un bleu mais pas bleu d'auvergne mais plutôt bleu schtroumpf). Je ne sais pas quel goût cela peut avoir. C'est clair que l'on va continuer à apprécier le fromage affiné mais je ne pense pas que nous ressentions un manque particulier car on en trouve tout de même. Ca n'avait pas été pareil au Sénégal où nous n'avions mangé que quelques morceaux de fromage de chèvre et où les "Vache qui rit" au prix prohibitif étaient réservées aux enfants.
PS : ce que l'on ne dit pas, ce sont les prix des fromages......

dimanche 28 octobre 2007

Brooklyn Bridge, Chinatown et Little Italy

C'est sous un soleil radieux mais avec un temps "a little bit chilly" que nous commençons notre trip du dimanche. Nous quittons l'hôtel sans regret (Howards & Johnson, ça ne vaut pas grand chose) pour aller prendre le Path (métro qui relie le New Jersey et New York) à la station Journal Square : environnement pas terrible, ça nous rappelle un peu les banlieux de France.
En tous cas, après 10 minutes de métro, nous arrivons à WTC (World Trace Center) que nous traversons directement comme si nous étions désormais habitués des lieux (nous n'y sommes passés que 2 fois).
Nous nous dirigeons vers Brooklyn Bridge pour le traverser à pieds et rejoindre Brooklyn. Tout d'abord, nous passons à côté du City Hall de New-York (alias la Mairie) où Michael Bloomberg est le 1er officier de la ville. Vu la taille du bâtiment, tous les services ne doivent pas être ici.... En tout cas, c'est un beau batiment blanc sous un ciel bleu azur.
Brooklyn Bridge a été construit de 1870 à 1883 et relie 2 boroughs de New-york : Manhattan et Brooklyn. Lors de son inauguration, c'était le plus long pont suspendu du monde : 1 825 m de long au-dessus de l'Est River (l'Hudson est sur l'autre côté de Manhattan et sépare New-York du New Jersey). Ce pont a été dessiné par John Augustus Roebling qui a été blessé au pied pendant la construction et est mort du tétanos rapidement (maladie dont nous sommes tous protégés par un vaccin. Je ne citerai pas de marque, cela pourrait être assimilé à de la publicité pour les médicaments qui est interdite par la loi française). Son fils reprit donc le chantier pour le mener à son terme. L'histoire dit que cet architecte voulut un jour partir de Manhattan pour aller à Brooklyn mais le ferry ne pouvait pas assurer la traversée car la rivière était prise par les glaces. Il décida donc de faire des plans pour construire un pont qui solutionnerait ce problème.
Après l'effondrement du pont de Minneapolis cet été, les américains accordent plus d'attention à l'état des ponts qu'ils empruntent. Il a ainsi été révélé que l'évaluation obtenue par le Brooklyn Bridge lors de la dernière inspection était "poor" (faible en traduction littérale soit insuffisante). Le porte-parole de la DDE locale (soit le DOT Department Of Transportation) a indiqué que cela ne voulait pas dire que le pont n'était pas sûr mais que certains de ses éléments devaient être rénovés (faut bien faire la nuance. Un budget de 725 millions de $ a été voté pour des travaux de rénovations qui débuteront dès 2009.

La promenade sur le pont est agréable avec le soleil malgré le vent (a little bit breezy but nice). La vue est encore une fois magnifique. Le pont est à 2 étages : un étage complet pour les voitures et un étage supérieur pour les vélos et piétons. Comme d'habitude, tout est bien codifié avec une voie piétons et une voie vélos. Nous ne sommes pas les seuls pour effectuer cette promenade avec un public composé de touristes (nous avons croisé de nombreux touristes français arrivés pour les vacances de la Toussaint) mais aussi de New-Yorkais. Le trajet aller sera agréable. Le trajet retour le sera moins car nous serons à contre-courant d'une marche de soutien aux diabétiques regroupant à priori 2800 participants.

Cette traversée que nous pensions impressionnante ne l'a pas vraiment été car le pont est tellement large que l'on ne se rend pas vraiment compte que nous sommes au-dessus de l'eau. nous ne nous rendons pas compte de la hauteur non-plus. Ce qui est le plus impressionnant c'est le diamètre des cables ainsi que la hauteur des piles du pont.

Une fois notre traversée terminée, nous poursuivons notre chemin à pieds en direction de Chinatown qui est assez proche. La limite est marquée avec les autres quartiers. Tout à coup, on change complètement de pays et de langue. Toutes les enseignes sont bi-lingues et la population est complètement asiatique. Nous n'avons pas senti une volonté très forte d'intégration... Les boutiques vendent bien sûr un nombre incroyable d'articles comme une dans laquelle nous sommes rentrés et qui vendait des articles de cuisine. Des étagères jusqu'au plafond avec beaucoup de marchandise en ordre.

Il n'est néanmoins pas facile de communiquer avec eux car tous ne parlent pas anglais et ceux qui le parlent ont un fort accent (comme nous d'ailleurs certainement).

Etant à Chinatown à l'heure du déjeuner, nous en profitons pour manger dans un restaurant chinois. Nous essayons d'en prendre un qui a une vitrine à peu près correcte (c'est à dire où on voit à travers ce qui n'est pas le cas de toutes en raison de la graisse ambiante). Stéphanie ira faire un tour aux toilettes avant le repas : à priori, le résultat n'est pas probant en regard de la propreté des lieux.

Nous restons tout de même assis à table avec une organisation différente des autres restaurants (autrement dim-sum). Les serveurs passent avec des chariots contenant des assiettes (ou plutôt des plats vapeur) tout prêts et nous n'avons qu'à choisir ce que nous voulons manger. Nous avons essayé différentes choses : shrimp steam / crevettes vapeur (ok), vegetables steam / légumes vapeur (ok), une viande grillée pleine d'os (bof, nous ne sommes pas sûrs que ce ne soit pas du chien car nous n'avons pas compris les explications), des clams avec une sauce noire ayant des parfums de thé (correct mais sans plus), une soupe au poulet et aux nouilles (pas mauvais mais ça faisait un peu eau de vaisselle et Tom s'est étranglé avec les nouilles), d'autres trucs un peu bizarres mais dont je ne me souviens plus....

Baguettes pour tous pour manger (Tom appellera ça des batons, nous le reprendrons 15 fois + 3 torgnoles mais sans résultat probant) mais avec une fork en backup pour les enfants. Tom s'en sortira plutôt bien et Nicolas mettra un peu plus de temps pour s'adapter. Il faut dire que les nouilles dans la soupe ce n'est pas super simple non plus.

Clairement, ça n'avait pas grand chose à voir avec les restaurants chinois que l'on peut voir en France (en tout cas avec notre niveau de connaissances, restons modestes). Pas de nems et de trucs comme ça mais beaucoup de vapeurs (ok, y'en a aussi en France) et d'autres mets bizarres : des pieds de blettes entiers jeunes, des galettes blanches contenant des légumes qu'on aurait dit de loin des blancs de seiche,...

Après ce déjeuner atypique, nous reprenons notre chemin à travers Chinatown où les trottoirs sont encombrés de marchands ayant sorti leurs étalages (typique du dimanche). Beaucoup de monde avec une répartition par sous-quartiers notamment avec un consacré exclusivement aux bijoux. Un autre est celui des poissonniers répartis en 2 catégories : poissons frais ou séchés. Les poissons frais le sont vraiment car certains ont des viviers et d'autres vendent des poissons (et pas que des poissons) encore vivants qui se débattent sur l'étalage et qu'ils tentent de calmer à grands coups d'étiquettes affichant le prix. Pas beaucoup de délicatesse ! Les poissons séchés répandent une odeur agréable dont il est difficile de se défaire. Nous découvrirons les huitres séchées qui existent comme les fraiches en plusieurs catégories en fonction de leur taille.


Nous sortirons finalement de Chinatown pour rejoindre Little Italy qui devient de plus en plus little puisque seuls quelques restaurants et magasins existent et semblent rester ici pour faire survivre le mythe. Nous prendrons tout de même un café dans un salon de thé / patisserie italien qui nous permettra de regouter aux saveurs de vrai(s) gâteau(x) sans couleur bleu ou rose fuschia qui ornent souvent les gâteaux locaux. Juste en face, nous acquérerons 2 morceaux de jambon de parme et un saucisson dans une épicerie italienne. Cela fait 6 mois que nous n'avons pas mangé de jambon cru car c'est quelque chose qui n'existe pas dans nos contrées pennsylvaniennes.

Après avoir rapidement quitté Little Italy, nous continuons uptown vers Est village. L'architecture est différente avec un retour aux buildings plus hauts après avoir traversé des quartiers composés de batiments de 4 à 6 étages maxi. L'arrêt est obligé chez Est Cheese Village pour rapporter quelques fromages à Palmer même si ça ne nous manque pas tant que ça car nous en trouvons sur place.

La journée aura encore été bien remplie car nous avons tout fait à pieds. C'est intéressant de voir ces différents quartiers avec leur organisation, leur architecture et aussi leur population. Pour Tom et Nicolas, ce sera un peu plus difficile à appréhender car il n'y a pas un élément particulier à voir ou à découvrir mais plus un ensemble de paramètres à analyser pour identifier que cela forme un tout qu'il est intéressant de connaître.

PS : C'est tout de même mieux avec les photos !

samedi 27 octobre 2007

Radio City Hall

Cette salle de spectacle réputée de New-York depuis sa contruction en 1932 offre la possibilité de se visiter en journée avant les représentations des spectacles (ou même parfois pendant). Cela devait permettre de varier un peu les plaisirs en ce samedi pluvieux. Le Radio city hall est situé dans le Rockefeller Center et est complètement intégré à un building parmi les autres.
Radio City Hall a très bien fonctionné depuis son lancement jusque dans les années 70. A ce moment-là, il a été question de la remplacer par un garage ce qui semblait plus rentable. Après quelques pressions, la salle a été conservée et a retrouvé son activité jusqu'en 1999 où elle a été rénovée.
De nombreuses célébrités se sont produites au Radio City Hall : Céline Dion, Harry Connick Jr, Beyoncé, Tina Turner, Sting,.... tous les plus grands artistes mondiaux. Dans les spectacles à venir par exemple au mois de novembre : Stevie Wonder, Andrea Bocelli, ....

Lorsque nous l'avons visité, il n'y avait pas de spectacle car la salle était en préparation pour le show annuel des Rockettes qui se déroule toujours pendant les mois de novembre et décembre. Les techniciens étaient en train d'installer le sapin et toutes les décorations alors que les artistes étaient en répétition dans la salle. Ce show est un évènement que lance un peu les fêtes de Noël à New-York. Ca a l'air de ressembler à un show du Moulin Rouge mais sûrement un peu plus habillé (es). C'est un évènement très suivi par plus de 2 millions d'américains annuellement. L'histoire semble toujours la même mais avec des décors et une mise en scène variant au fil des ans. Le show se termine naturellement par un feu d'artifice comme tout bon spectacle ou rassemblement américain.

Pendant la "pleine" période, il y a en général 4 shows par jour : un en fin de matinée, un en début d'après-midi, un en fin d'après-midi et un en soirée. Il est donc nécessaire d'avoir 2 équipes de 36 danseuses qui font exactement le même spectacle.....
La visite est bien rodée, les groupes se succèdent tous les 1/4 d'heures ou toutes les demi-heures selon l'affluence. Il ne nous a pas été permis de prendre de photos de la salle de spectacle pendant la répétition pour ne pas avoir la possibilité de dévoiler le spectacle avant son lancement officiel.


PS : malgré quelques recherches, je ne suis pas sûr que Demis Roussos se soit produit au Radio City Hall. En tout cas, notre Demis à nous (alias Yannick) va mieux et est sur le bon chemin. Il a regagné son domicile aujourd'hui pour poursuivre le repos qui lui est nécessaire mais nous sommes soulagés : nous allons pouvoir à nouveau cogiter sur ce que nous allons pouvoir lui envoyer......

Musée national d'histoire naturelle

Nous sommes repartis ce week-end pour une deuxième session de découverte de New-York.
Le premier élement du programme est le musée national d'histoire naturelle. Toutes les disciplines de l'histoire naturelle sont traitées au sein de ce musée.
Après quelques difficultés pour y parvenir (nous attendions une ligne de métro qui ne circule que la semaine et pas le week-end), nous débutons par le hall sur les animaux asiatiques et enchainons sur peuples asiatiques et leur histoire.
Nous poursuivons par un film en Imax sur les dinosaures. Ce film avait le mérite de bien expliquer pourquoi dans certains cas on avait retrouvé des ossements intacts d'animaux préhistoriques en pleine action. On peut croire à priori que quand on trouve des ossements, ceux-ci sont issus d'animaux morts. Ce qui semble s'être produit dans un certain nombre de cas, c'est que les animaux ont été surpris par des évènements naturels tels que des glissements de terrain ou des inondations. Ces éléments les ont ensevelis et ont permis une bonne conservation des os des animaux en respectant souvent la posture dans laquelle ils se trouvaient.
Avant le repas, nous visitons le hall sur les animaux d'Amérique du Nord ce qui nous donne l'occasion de réviser tout ce que nous avons vu lors de nos différents voyages et en particulier à Yellowstone : ours, écureuils, orignals, bisons, ....
Après un lunch rapide, nous repartons en direction du hall sur la vie sous-marine en faisant un passage sur une présentation de l'environnement en Amérique du Nord. Là encore, des animaux empaillés permettent de les approcher réellement. Ils sont d'une véracité à s'y méprendre. Nous retrouvons les baleines dont un exemplaire est accroché au plafond. Elle tient tout le hall et Nicolas concède qu'elle est bien plus longue qu'une maison. Nous avons souscrit à une carte familale de membre qui nous permet de retourner librement au musée pendant 1 an. En effet, en regard de la taille du musée (nous avons du visiter 5 halls sur les 50 existants), cela nous permettra de poursuivre notre découverte lors de nos prochains séjours à New-York.
La visite aura été un peu courte pour une première fois. Nous devions enchainer avec l'activité suivante....

mardi 23 octobre 2007

Le coup dur !

Mail cet après-midi de Pierre quand je suis au bureau : Yannick est malade, il est à l'hôpital !

Nous sommes 4 copains de promo d'école d'ingénieurs qui nous retrouvons tous les week-end de l'Ascension depuis que nous sommes diplômés. Hormis cas de force majeure (seul l'accouchement proche a été reconnu comme tel à ce jour), les 4 familles sont au rendez-vous. Cette année, le lieu de rendez-vous était Dommartin pour fêter notre départ et participer à la journée du 19 mai chez nous (ou tout du moins notre ancien "chez nous"). Seuls Gérard (dit ce con de Gérard comme ça je suis sûr que tout le monde le reconnait) et Pierrot étaient présents (Pierre le Marseillais).
Quand nous sommes tous les 4, ce n'est pas toujours la finesse-même mais les différents caractères s'équilibrent, les plus calmes calmant le plus excité. Yannick, agréablement surnommé Demis par Pierrot (on voit qui est l'excité) en raison d'une pilosité pas toujours bien maîtrisée (ce n'est pas tout le monde qui se peigne le dessus des mains) avait donc tenté d'échapper cette année en raison de la naissance Faustine. On a pensé à faire livrer tout ce qui est imaginable chez Yannick : du sable tout d'abord (mais trop facile à enlever avec une pelle), ensuite des cailloux concassés (galère à prendre avec une pelle), du goudron,... finalement on s'est rabattu sur les pizzas. Le lendemain, on apprend qu'ils sont partis chez ses beaux-parents pour le week-end... L'histoire ne dit pas ce que le livreur de pizzas a fait des pizzas.....

Challenge relevé de faire livrer les pizzas dans la maison de campagne des beaux-parents : après une recherche en plusieurs étapes et quelques mensonges savamment orchestrés (par Pierrot, comme c'est bizarre), l'adresse est cafetée par ses beaux-parents qui nous croient capables de leur faire envoyer des fleurs pour la naissance. Finalement, pendant la soirée de famille, ils recevront encore des pizzas mais avec merguez tout de même Bien entendu, il ne restait à Yannick plus qu'à régler la note..... C'est ça les copains !

Il est clair qu'aujourd'hui, on se sent un peu loin même si Yannick a tout d'abord besoin de sa famille et de son courage pour arriver à nous revenir au mieux et le plus tôt possible... c'est tout ce que nous pouvons faire, penser à lui, ainsi qu'à Christèle, Bastien et Faustine. Allez Yannick, on y croit, on est avec toi !

Yannick en train de déguster un verre de Bordeaux servi par Pierre....

Une position bien maîtrisée par Démis !

dimanche 21 octobre 2007

Jim Thorpe

Ce dimanche 21 septembre, nous sommes partis tous les 4 à Jim Thorpe.
Jim Thorpe est une ville de Pennsylvanie située environ à 1 h d'où nous habitons. Cette ville porte le nom de l'athlète olympique depuis son décès en 1953 dans l'espoir d'attirer des touristes et de relancer son économie. Auparavant, les bourgades de Mauch Chunk et de East Mauch Chunk étaient indépendantes et c'est leur fusion qui a donné naissance à Jim Thorpe. Ces bourgades étaient auparavant appelées la "Suisse d'Amérique" car il y avait un hôtel qui s'appelait "Hotel Suisse" et en raison des paysages entourant la ville constitués de bois et de collines. La ville a été réellement fondée par la Lehigh Coal Company (Compagnie du charbon de la Lehigh Vallée) et c'était le point d'arrivée d'un chemin de fer permettant de transporter le charbon par gravité. Ensuite, le charbon était expédié par le Lehigh Canal en direction de Philadelphie. Par la suite, ce chemin de fer a aussi été utilisé pour distraire les habitants de la région en étant l'ancêtre du grand 8. Jim Thorpe est connue pour être la ville ayant été à l'origine de cette attraction désormais majeure des fêtes foraines et des différents parcs de loisirs.
Néanmoins Jim Thorpe était un athlète ayant gagné 2 médailles d'or aux jeux olympiques de Stockholm en 1912 (pentathlon et décathlon). Par la suite, il sera destitué de ses médailles d'or car le statut de sportif professionnel lui sera attribué à cause de sa participation à des compétitions de football américain, de basket-ball et de base-ball avec des équipes identifées comme professionnelles. Il semblait tout de même relativement polyvalent ! Les règles d'amateurisme des jeux olmypiques ont été abondonnées dans les années 1990.
Pour notre part, nous n'avons pas fait de pentathlon ou de décathlon à Jim Thorpe. Arrivées vers 12h, nous avons pris nos vélos pour emprunter une piste cyclable qui longe une ancienne voie de chemin de fer désormais reconvertie en train touristique. C'est un vrai train pour touristes puisque le trajet aller-retour dure 1h sans arrêt entre l'aller et le retour..... c'est juste une balade en train !

Après quelques difficultés pour trouver le départ de la piste cyclable et avoir du emprunter plusieurs routes avec des déclivités marquées, nous atteignons enfin le départ de la piste. c'est enfin ce que nous espérions avec moins de voiture et plus de silence. Néanmoins, avec un temps superbe, il y a tout de même pas mal de cyclistes et de marcheurs. La Lehigh River que l'on longe permet aussi la pratique du canöe, du raft et du kayak.
Comme d'habitude, nous serons abordés par un américain intrigué par la langue que nous parlons, intrigue renforcée cette fois-ci par le trail-gator pour accrocher le vélo de Tom au mien. Il nous faut ré-expliquer que nous venons de France (il nous demande si c'est la vraie ou celle du Canada), que nous travaillons aux US, que nous habitons dans la Lehigh Valley, ... Contact toujours agréable (on en a en général au moins un par jour quand on est en week-end ou en vacances) qui nous permet d'en apprendre un peu plus sur la région, notamment que la piste cyclable est une piste de ski de fond en hiver et qu'en semaine, lorsqu'elle est moins fréquentée, il est courant d'y rencontrer des ours bruns mais qui ne sont pas méchants. Il nous dit en avoir vu un la semaine dernière qui devait faire 600 livres ! Il était tranquillement en train de traverser le chemin. Ceci semble tout à fait vraissemblable et les panneaux sont là pour nous le rappeler. Après 3 heures de vélo, nous sommes revenus à notre point de départ. Nous en profitons pour faire un tour en ville et nous arrêter visiter un train miniature de taille respectable représentant Allentown et ses environs.
La ville de Jim Thorpe est effectivement agréable avec des éléments architecturaux remarquables comparés à l'architecture des villes environnantes. Pas mal de commerces vendent des élements de décoration essentiellement centrés sur Halloween en ce moment. Quelques restaurants à l'apparence plutôt agréable proposent le menu standard de l'est des Etats-Unis : crab cake, shrimps, portabello mushrooms, sesam tuna, tenderloin, .... Encore une fois, pas de commerces de détail à croire qu'il mangent des bougies qui sentent bon et qu'ils achètent tous les jours un panneau Welcome à pendre à leur porte d'entrée car il n'y a que ça dans les magasins !

mercredi 17 octobre 2007

Le retour de Sébastien... himself

Mardi soir, Sébastien était de retour dans la région dans laquelle il a sévi plusieurs années. Pour resituer le contexte, Sébastien était expatrié à Swift jusqu'au début du mois d'août. C'est eux qui nous ont accueilli et expliqué pas mal de choses sur la région et son environnement.
A cette occasion, nous avions aussi invité Pauline et Stéphane chez lesquels nous étions allés il n'y a pas longtemps.
Sébastien arrive avec une veste : on ne l'avait jamais vu comme ça, il a du oublier le dress code de Swift qui est plus casual que business !

Pour l'apéritif le protocole est respecté. Ce sera l'occasion pour Sébastien de commencer le spectacle avec un peu d'oeufs de lump sur le pantalon clair......
Une fois passés à table, les homards ne seront pas plus favorables à Sébastien : cette fois-ci c'est la chemise Tommy qui sera baptisée.

Sébastien profitera de cette occasion pour récupérer son escabeau oublié par les déménageurs dans la maison lors du chargement du container. Maintenant, il lne ui reste qu'à l'enregistrer pour le rapporter avec lui en avion. Je ne sais pas si au comptoir d'Air France a Newark, ils ont déjà vu quelqu'un enregistrer un escabeau ! La première étape était de le faire rentrer dans la voiture. Après avoir essayé en vain à 3 de basculer les sièges arrières, l'escabeau rentrera finalement entier sur la banquette arrière.

En place pour la traditionnelle photo sur le perron avant le départ vers Stroudsburg. Encore une bonne soirée passée ensemble. Une fois de plus, nous regretterons le départ de la famille Charcellay vers la France... partis défrichés le process de retour d'expatriation. Leur expérience nous servira certainement encore une fois afin de ne pas trébucher sur le service Mobilité Internationale de Sanofi Pasteur..... qui est toujours prêt à nous aider :-(

lundi 15 octobre 2007

La légende des Poconos

Swiftwater est situé dans une région au milieu des Appalaches nommée les Poconos Mountains. Ces montagnes sont connues pour leurs stations de ski proches de New-York (1h30 de route) mais aussi pour être un peu reculées au milieu de nulle part (traduit littéralement in the middle of nowhere).
Dimanche, nous décidons de mettre notre pare-buffle devant notre 4x4, notre chemise à carreau rouge et noire pour nous rendre dans cette région (où je vais tout de même tous les jours) pour assister à un rassemblement de montgolfières et à un concours local des activités typiques de la région.
Cela se passe à Shawnee Mountain qui est une station de ski en hiver, un parc aquatique l'été et un peu un truc qui organise des manifestations à l'inter-saison. Dès notre arrivée, ça sent le pop-corn, les frites, le barbecue et la cannelle pour les gâteaux. On en a déjà parlé 25 fois, nous ne reviendrons pas dessus.
La manifestation est sponsorisée par Toyota (et ses 4x4) et par Stihl (pour ses tronçonneuses). Nous assistons donc au show local : présenté par une animatrice (tee-shirt noir sans manche avec jean et bottes de cow-boy tout cela par 10°), il y a différentes épreuves qui opposent 2 équipes. En réalité, ce sont les épreuves de bucherons : tailler un lapin dans un billot, scier un tronc, lancer de hache dans une cible, couper en 2 un tronc à la hache (il fallait voir la taille du tronc, il faut que la hache elle coupe vraiment), monter en haut d'un poteau avec une corde et des chaussures à crampons. Tout un show autour de ça avec une animation à l'américaine dans un trou paumé.




Les compétiteurs étaient effectivement en chemises à carreaux mais faisaient tout de même preuve d'une certaine adresse tant avec la hache qu'avec la tronçonneuse. Par contre, pas trop de finesse au programme, ni de délicatesse.
A côté de cela, il y avait quelques artisans sculptant toutes sortes d'objets et d'animaux dans du bois mais toujours à la tronçonneuse. Ils ont plusieurs types de tronçonneuses selon ce qu'ils veulent réaliser mais pas de ciseau à bois ou de truc comme cela qui n'avance pas.
Pour l'occasion, ils avaient aussi ouvert un télésiège montant au sommet de la montagne (de la colline devrais-je dire). Nous le prenons en pensant que ce devait être pour admirer la vue... en réalité dès que nous sommes arrivés en haut, ils nous ont vite dirigés pour reprendre le télésiège à la descente.... Nous avons juste eu le temps de leur demander si on pouvait redescendre à pieds ce qui les a visiblement surpris ! Ca a été possible et qui nous a permis tout de même de faire une petite promenade.

Il y avait aussi des jeux pour les enfants (tyroliennes, jeux gonflables, piscine à boules, ....) dont ils ont bien profité.


Cette journée à la montagne nous a bien fait prendre l'air et bien motivés : en rentrant, nous nous sommes arrêtés chez Dicks et avons acheté casques, cagoules, polaires, .... pour être prêts pour la première neige. Même s'il faisait beau, il ne faisait pas chaud et nous n'osions pas imaginer ce que ce devait être en hiver.

Diner à l'américaine

Nous poursuivons dans nos premières expériences : samedi soir, nous avons été invités à diner chez des américains. Ce sont des voisins que nous avons connu dès notre arrivée. Le mari travaile chez sanofi pasteur à Swiftwater avec moi. Sa femme, née à Taïwan est venue aux US quand elle avait 14 ans, et est chef de projet sur des projets internet. Précédemment dans une autre entreprise, elle est embauchée dans la branche imagerie médicale d'Olympus qui vient d'implanter un nouveau site dans la région à 10 minutes de chez nous. Ils ont une fille de 3 ans.
L'invitation est fixée pour 18h30 car ils ont du faire un méga effort pour nous car ils savent que nous dinons plus tard qu'eux. En général, le diner est entre 17h30 et 18h30.
Au lieu de 18h30, nous arrivons je pense à 18h38 et ils nous avoueront qu'ils étaient un peu inquiets que l'on ait oublié ! Aussitôt arrivés, les enfants sont assis à la table avec au menu, nuggets de poulets et pommes de terre sautées en forme de fantôme. Le ketchup est disponible mais pas érigé en tant que religion. Le repas est super rapide et les enfants sortent de table rapidement hormis Nicolas qui en a repris 2 fois.
Autour de la bière partagée pendant que les enfants mangent, nous trempons dans une purée de pois des morceux de galette. Ce n'est pas mauvais et réalisé maison.
Nous passons rapidement à table où nous enchaînons directement sur la plat principal : ribs (travers de porc) avec sauce maison (fort bonne et meilleure qu'une sauce barbecue MacDo) et pâtes (farfalles) avec une sauce au pesto maison avec basilic (basil en anglais, pas trop difficile) du jardin. C'était très bon, rien à redire. Nous ne sommes simplement pas habitués à ce que ce soit aussi rapide. Il faut dire que les ribes sortaient du barbecue quand nous sommes arrivés. Si nous voulions les manger chauds, il ne fallait donc pas trop trainer.
Ensuite, on enchaine directement sur la glace à la vanille avec cramble aux pommes (avec cannelle / cinnabon en anglais) obligatoire. Et c'est terminé, on peut sortir de table, il est 20h. On a prolongé la soirée en discutant un peu (les sujets ne manquent pas, c'est sympa) et en étant avec les enfants (devant un DVD, il faut respecter la culture).
Nous avons pu voir Nicolas et Tom à l'oeuvre en anglais aussi bien en compréhension qu'en expression. Par rapport à quand nous sommes arrivés où il fallait tout traduire cela a changé. Nous ne pouvons pas dire que Tom et Nicolas sont autonomes mais ils font des phrases et comprennent ce qu'ils peuvent leur dire quand c'est simple et pas trop rapide. Nicolas possède de l'avance sur Tom qui s'implique un peu moins dans l'apprentissage de la langue.
Leur maison ressemble à la nôtre même si les plans ne sont pas exactement les mêmes (la leur est mieux d'ailleurs). A priori, il y a quelques plans type de maisons parmi lesquels ils peuvent choisir mais les possibilités d'adaptation restent minimes. D'ailleurs, c'est le même électro-ménager dans tous les maisons, cela a l'air de faire partie de la construction.

La sécurité est toujours la première des priorités : 6 ou 7 détecteurs de fumée dans la maison + détecteur de monoxyde de carbone + alarme anti-intrusion + 3 extincteurs + 1 échelle stockée à l'étage pour pouvoir sortir par une fenêtre au cas où l'escalier ne soit pas utilisable. Petit détail : les détecteurs de fumée ne sont pas à pile mais alimentés électriquement par cable pour éliminer le risque de pile usée (risque zéro). Quand on leur dit qu'en France les détecteurs de fumée ne sont pas obligatoires dans les maisons individuelles, ils hallucinent.


Avec tout cela, nous avons passé une bonne soirée, ce sont des gens charmants mais peut-être pas représentatifs du Pennsylvanien typique car elle est d'origine étrangère, lui se déplace souvent en France (Lyon, Marcy l'étoile). Ils sont déjà allés tous les 3 en France pour visiter. Cela est un preuve indéniable d'une ouverture d'esprit qui n'est pas donnée à tous.... En attendant, Paul est reparti dimanche soir pour la France, nous allons avoir des journaux et magazines français frais en fin de semaine à son retour !

jeudi 11 octobre 2007

HorseShoe Crab

Qu'est-ce que le HorseShoe Crab ?
C'est en effet un animal particulier qui est plus de la famille des tics, araignées et des scorpions que des crabes eux-mêmes. Ce n'est donc pas un crustacé. C'est un animal que l'on trouve en particulier dans le Golfe du Mexique mais aussi sur la côte est des USA. Il est arrivé parfois qu'on en trouve certains spécimens en Europe mais cela reste rare.
Le nom français est la limule. Il est considéré comme un fossile vivant car il n'a pas évolué depuis plus de 500 millions d'années (certaines sources évaluent simplement à 250 millions d'années). C'est pour cela que l'on trouve parfois des limules fossilisées. Il est aussi appelé Crabe des mollusques ou crabe fer à cheval. Il peut mesurer jusqu'à 50 cm et peut vivre 30 ans.
La limule se nourrit de petits animaux marins comme les poissons ou les crustacés qu'elle broie avec la base de ses pattes antérieures car sa bouche est dépourvue de dents. Sa reproduction se fait une fois par an au début de l'été (NON, Yves). La femelle vient une fois à terre lors de la pleine lune pour y déposer quelques milliers d'oeufs qui éclosent au bout d'un mois.
La limule est dotée de 11 paires de pattes aux fonctions différentes : 5 servent à la locomotion, les autres sont sous formes de branchies et servent à remplir les usages respiratoires. Mais quand l'animal veut se déplacer rapidement, il utilise la détente d'avant en arrière de la plaque branchiale (pour remplir ainsi la même fonction que l'abdomen du homard mais en sens inverse et sans finir dans notre assiette).

La forme de la limule avec sa carapace large ne lui permet pas de se mouvoir avec beaucoup de précision dans l'eau (à contrario des poissons par exemple et de leur forme effilée). Ainsi, il lui arrive souvent de se retrouver sur le dos. La forme de sa carapace en 1/2 oeuf dur (half hard boiled egg) complexifie encore la tâche. C'est pour cela que la limule possède cet appendice caudale appelé simplement aiguillon. Celui-ci, doté d'une grande liberté de mouvement, lui permet de prendre appui et de se retourner en faisant basculer son centre de gravité.
La première des particularités des limules est l'intérêt dont elles font preuve de la part de l'industrie pharmaceutique. En effet, la limule a un système immunologique simple mais très efficace. Toute bactérie pénétrant l'animal est aussitôt isolé du reste du corps en étant englobé dans une structure spécifique nommée LAL (Limulus Amebocyte Lysate). Le sang de la limule est bleu car il contient du cuivre, à contrario du sang humain qui lui contient du fer, ce qui lui confère sa couleur rouge.
Le sang de la limule est utilisé pour des tests car il est particulièrement sensible à la présence de toxine. Ainsi, il coagule en présence de toxine en raison des LAL et de leur structure gélatineuse. On l'utiliserait ainsi dans certaines entreprises de production de vaccins pour valider l'absence de toxines bactériennes dans certains produits injectables.....
Pour ce faire, il existe des élevages de limules dans lesquels un prélèvement régulier de sang sur chaque limule est organisé, chaque limule pouvant être ainsi valorisée à 2500$ de part la valeur de son sang.

Une autre particularité est que la limule possède quatre yeux primitifs qui ne détectent que les objets en mouvement. Leur fonctionnement simpliste a permis aux scientifiques d'étudier le fonctionnement du nerf optique d'une manière uniataire. L'oeil latéral offre une résolution équivalente à 40 x 25 pixels, ce qui est peu mais semble suffisante pour l'animal. C'est peu comparé à nos écrans de 1024 x 768 ou 1680 x 1050.....
PS : Grâce au tracking des connexions sur le blog, on en a reconnu avec plaisir certains : Catherine S. de l'Office Public des ... certains de SQLI.... certains du domaine Aventis.com. Pour les autres, les connexions à partir de AOL, Wanadoo ou Free restent plus difficiles à identifier mais on ne despère pas d'arriver à affiner notre tracking.
En tout cas, une moyenne de 16 visites par jour nous fait bien plaisir !

lundi 8 octobre 2007

Encore un retour à Palmer...

En ce lundi 8 octobre, nous avons fait nos 7 heures de route pour le trajet retour. Ce matin, la pluie nous a accompagnés pour le début de matinée. A Hyannis, il pleuvait beaucoup avec un caractère orageux. Au fur et à mesure que nous nous éloignions de la mer, le temps avait tendance à s'éclaircir. La température nous semblait fraiche par rapport aux jours précédents : 58°.
Le premier arrêt programmé était à Plymouth dans le Massachusetts. Après quelques recherches sur internet, il semblait que l'on devait pouvoir visiter une exploitation de cranberries. Ce fruit rouge est appelé aussi canneberge en français ou atoca au Canada (et toc, une première réponse). Les cranberries sont des arbrisseaux qui peuvent mesurer 2 m de long pou 5 à 20 cm de haut et que l'on trouve dans la partie froide de l'hémisphère nord. C'est une plante qui pousse dans les milieux humides. Le groupe de musique irlandais "The Cranberries" tirent leur nom de cette baie (avec toute une histoire à rallonge que je vous épargne ici).

Les cranberries sont utilisées dans l'alimentation et font partie intégrante de la tradition culinaire nord-américaine. Pour la fête de Thanksgiving, le plat traditionnel est la dinde accompagnée d'une gelée ou d'une sauce élaborée à base de cranberries. Elles ont aussi des vertues médicinales contre les gingivites mais aussi contre les infections urinaires.

Néanmoins, quand nous arrivons à Plymouth, l'adresse relevée sur internet pour visiter l'exploitation est celle d'un cabinet dentaire. Pour ne pas repartir bredouille, nous nous arrêterons à la "Cranberry house" où nous pourrons faire quelques achats.

Ensuite s'en suivront nos heures de route. Après un déjeuner rapide, nous poursuivons jusqu'à Milford où nous nous arrêterons pour faire une photo du siège social de Altec Lansing, fabriquant mondialement connu (si, si, c'est vrai) d'équipements de sonorisation qui a depuis élargi sa gamme aux haut-parleurs pour ordinateurs (c'est un pélerinage pour Patrick). Nous possédons d'ailleurs à Palmer des hauts-parleurs Altec Lansing dont nous sommes fort satisfaits.
Milford est aussi connu pour ses bâtiments historiques mais surtout pour son épicerie italienne qui permet de trouver des saucissons presque comme en France. Ô drame, l'épicerie était fermée le lundi. Adieu saucissons et jambon cru..... ce sera pour la prochaine fois !

Nous serons surpris en decendant de la voiture par la température ambiante : 86° soit 30° celsius.... encore l'été...... on est monté jusqu'à 33° en cours de route ! Heureusement que la climatisation a fonctionné en notre absence.

Pour les solutions pour les autres mots :
oysters => huitres, nous en avons mangé une fois et elles étaient identiques aux huitres françaises sans être rincées à l'eau douce (fresh water)
lobster => homards, spécialité locale à Cape Cod mais aussi sur toute la côte nord-est des Etats-Unis. On en a mangé quelques uns pendant notre séjour....
porpoises => famille des petits cétacés (marsouins) dont la racine est française et vient du moyen-âge ! C'était porcopiscus soit la contraction de porcus (porc) et piscus (poisson). Les sea lions que nous avons vu ne font pas partie de cette famille et peuvent être traduits par otaries.

dimanche 7 octobre 2007

Seals

Dimanche matin, le temps est couvert au lever. Nicolas a tout d'abord sonné le réveil à 6h38 en criant que le ferry boat était passé et qu'il avait laissé des billets dans le verre où il y avait ses dents la veille. Nous étions donc bien organisés pour un départ matinal.
Nous faisons un tour rapide sur la préparation récensant les différentes attractions et activités du coin que nous avions réalisée à Palmer avant notre départ. Un coup de Google map pour évaluer la distance des différentes activités et nous choisissons une randonnée avec un ranger en bord de mer à la découverte des seals.
Nous arrivons juste avec un peu d'avance au Visitor Center pour nous inscrire et rejoignons le point de rencontre en bord de mer. Le ranger est une femme, Jackie et nous sommes un groupe de 10 personnes. Il y a un peu de crachin de temps en temps, le ciel est couvert et il y a pas mal de vent. Le temps a complètement changé depuis hier car il fait 54°. Nous ne nous laissons pas impressionner par ce lieu qui semble un peu perdu au milieu de nulle part à cette saison et qui doit être bondé en été. Nous sommes équipés correctement avec polaires et coupe-vent. Nous avons nos caquettes pour nous protéger du vent dans les yeux et nos capuches pour avoir chaud à la tête.

Après avoir rapidement planté le décor de la situation des lieux, on apprend que leur description n'est pas très pérenne car les tempêtes hivernales (qui peuvent commencer en novembre alors gare au mois de décembre) ont été par le passé dévastatrices. C'est ainsi qu'en 1978, une tempête a recouvert en une nuit un parking destiné aux estivants voulant accéder à la plage. La dune le supportant a été déplacée et le parking avec. Nous aurons l'occasion de retrouver quelques plaques (chunks) de goudrons.
Nous descendons donc sur la plage et commencerons à longer la mer en scrutant ce que nous pouvons apercevoir dans l'eau. Nous retrouvons aussi les mini-oiseaux ressemblant à des mouettes ou des goelans mais miniatures. En réalité, ce sont des oiseaux migrateurs qui font étape ici avant d'atteindre le Golfe du Mexique.
Le vent souffle toujours pas mal et nous n'avons pas très chaud. Tout à coup Tom nous montre un gros amas d'algues qui se révèle être un sea lion. Aussitôt, nous sortons appareil photo et camescope et mitraillons autant que nous pouvons. Il est tranquillement en train de nager, sort sa tête de l'eau, nous regarde tranquillement et puis plonge. Nous ne le reverrons plus. Nous continuons notre promenade en observant les oiseaux et le paysage. Arrivés au bord d'une baie, nous découvrons de nouveaux oiseaux et aussi des végétaux différents. Dans cette baie, ces végétaux donnent naissance à de la tourbe dont les habitants se servaient auparavant pour se chauffer.
Nous trouverons aussi sur la plage un Horseshoe Crab mort. Cette animal au premier abord repoussant se révelle être un animal extra-ordinaire. Mais pourquoi ? Nous attendons vos propositions et nous ferons un prochain article dédié sur le sujet mais celui-ci nécessite des recherches complémentaires avec une connexion digne de ce nom.
Lors du retour vers notre point de départ, nous goûterons le cousin américain de notre salicorne européenne. L'apparence et le goût présente des similitudes mais l'américaine est un peu plus trappue.
Après un déjeuner quelconque dans le premier restaurant que nous avons trouvé (homard mais quelconque avec un service minable par rapport à d'habitude), nous partons visiter le phare (lighthouse) de Truro. Encore un magnifique point de vue sur la mer et la forêt sous un soleil retrouvé. Il fait d'ailleurs plus chaud, ce qui est bien agréable. Nous partons vers le sud de la presqu'ile pour nous rapprocher de l'hotel mais aussi pour rejoindre une plage où les sea lions ont l'habitude de sortir de l'eau pour profiter de la plage. En cours de route, nous rencontrons une américaine qui promène son labrador agé de 10 semaines. Tom et Nicolas s'amusent avec le chien pendant que nous échangeons avec elle sur l'histoire de Chatham qui est le village où nous étions et dans lequel elle possède une villa. Elle nous confirmera aussi que la tempête de 1978 a fortement modifié la configuration des lieux. Elle nous apprendra aussi que la présence des sea lions tant recherchés par les touristes est source de problème l'été. En efftet, qui dit sea lions dit aussi requins en quête de nourriture ! Un programme d'identification semble d'ailleurs lancé pour recenser toutes les apparitions d'ailerons au large de Cape Cod. En ce qui concerne les sea lions, nous les apercevrons sur un ilot au loin mais sans pouvoir réellement les voir en détail. Après cette bonne marche dans le sable (on en avait un peu assez après celle du matin), nous nous dirigeons vers un autre endroit qu'on nous avait indiqué : Fish Pier. C'est une sorte de mini port de pêche où les pêcheurs débarquent leur pêche du jour. Comme il y a des poissons à glaner, les sea lions rôdent dans le coin. Effectivement,nous pourons les observer de près, quand ils sortent la tête de l'eau pour voir ce qui se passe et aussi quand ils se relaxent en nageant sur le dos. Un vrai moment de bonheur de les observer de ce ponton en hauteur où nous étions super bien situés. Retour à l'hôtel, bon restau bien agréable (pas de homard, il n'y en avait plus mais on s'est fait plaisir tout de même).

PS : en ce qui concerne les tempêtes : "Tempête en novembre t'en ch... en décembre...", ok ce n'était pas facile à décoder.

samedi 6 octobre 2007

Quand on aime la nature....

Au cours de notre promenade à vélo aujourd'hui, nous avons rencontré pas mal de différentes sortes de champignons. Certains nous rappellent clairement certaines sortes présentes chez nous comme l'amanite phalloïde. D'autres beaucoup plus sympathiques sont aussi présentes. Par contre, quand on aime vraiment la nature, on apprécie le moment où l'on découvre ces végétaux dans leur environnement naturel. Ils constituent un ensemble qu'il serait vraiment dommage de rompre tout ça pour contenter un estomac déjà dillaté par une nourriture trop abondante et trop fréquente. Nous, ce qui nous anime désormais, c'est la beauté du geste, l'harmonie de la nature respectée, le respect des végétaux et de leur croissance pour leur permettre de se reproduire et de pérenniser le cycle de vie des différentes espèces.
Nous savons que pour beaucoup, la vue d'un seul de ces végétaux déclenche chez eux une irrésistible envie de sortir un couteau pour couper ce végétal pour lui faire terminer sa vie dans un panier et ensuite dans une poêle.... sans parler de sa destination finale......
Nous sommes certains que bon nombre de vous vont adhérer à ce nouveau comportement.... Je crains que les plus difficiles à convertir soient les plus anciens. PS : au fait vous nous avez gardé des ceps pour Noël quand on rentre ? Je blague bien sûr, dès que nous avons à nouveau un panier (ils n'ont pas fait le voyage), on retourne aux champignons.....

Encore un doublé de Nicolas

Après avoir perdu 2 dents lors d'un entrainement de badmington en se les arrachant avec le filet, Nicolas nous a refait un doublé au niveau des dents aujourd'hui. Il a commencé à perdre une première incisive supérieure au restaurant à midi. Cela nous a d'ailleurs bien occupé vu le temps d'attente assez long. Lors du retour de la promenade, il a perdu une autre incisive mais inférieure cette fois-ci. Nicolas était soulagé que ces deux dents qui bougeaient depuis de nombreux jours soient enfin tombées afin que ça ne soit plus douloureux.
Nicolas n'est pas super précoce au niveau des dents mais par contre, il nous fait un doublé à tous les coups !
On espère que la petite souris (alias ferry boat aux US) maîtrisera le dollar sans abuser du taux de change favorable en ce moment !

Baleines et Provincetown

Ce matin, départ en début de matinée pour Provincetown. Dès le départ, grand ciel bleu et température agréable de 20°. Provincetown est la dernière ville au bout de la presqu'ile de Cape Cod. C'est aussi le point de départ des excursions qui permettent de voir des baleines au large en pleine mer. Provincetown est aussi connue pour être une ville tolérante dans laquelle les homosexuels féminins et masculins se sont très tôt sentis à l'aise et ont pu vivre sans être montrés du doigt.
Nous embarquons à 10h pour une excursion prévue pour durer 3 à 4h. Aussitôt montéS dans le bateau, nous rencontrons un français avec lequel nous discutons. En fonction dans l'éducation nationale, il est chargé de recherche en relation avec certaines universités américaines. Nous passerons une bonne partie de l'excursion ensemble.
Dès le bateau sorti du port, nous sommes surpris par l'accélération du bateau qui malgré sa taille file à vive allure. Nous contournons la presqu'ile avant de prendre la direction de la pleine mer. Une naturaliste accompagne l'excursion et commence un exposé sur les baleines et pour nous expliquer ce que nous allons potentiellement voir. Toujours intéressant de voir les différentes races de baleines. Toutes semblent être plus ou moins en danger même si depuis leur protection, l'effectif de certaines races semble croitre à nouveau. Bien sûr, la baleine n'est pas un poisson mais un mammifère marin puisqu'elle possède des poumons, qu'elle a un cerveau développé et qu'elle allaite ses petits. Ceux-ci arrivent à groissir de 50 livres par jour et une baleine mange en moyenne 1 tonne de poisson par jour. Les baleines vivent de 40 à 200 ans mais il est rare d'en trouver d'aussi vieilles. Les baleines sont vulnérables pendant les premières années de leur vie car elles peuvent être attaquées par les requins. Dès qu'elles ont atteint l'age adulte, les baleines ont une taille tellement imposante qu'elles n'ont plus de prédateur identifé... hormis la vieillesse.
La plus grosse race de baleine est la baleine bleue qui peut mesurer jusqu'à 30m et peser 150 tonnes.
Nous poursuivons notre route en direction du large et tout d'un coup, une première baleine est aperçue. Nous devons en théorie repérer les baleines aux oiseaux présents sur l'eau car ils indiquent qu'il y a du poisson dans le coin.. et il faut bien trouver la tonne formant la ration quotidienne.
Le capitaine du bateau manoeuvrera habillement pour arriver à se postionner juste à côté de cette baleine qui se révèlera être une jeune baleine de petite taille. Notre observation terminée, nous reprenons notre route à la recherche d'autres congénères.
Nous apercevons au loin une baleine qui sort de l'eau avant de plonger pour une durée plus longue mais au loin simplement.
Ensuite, nous allons avoir une baleine que nous verrons très bien car très proche du bateau. Là encore, le capitaine du bateau assurera une manoeuvre parfaite pour se positionner juste à ses côtés. La baleine restera en surface en expirant parfois bruyemment par son évent. Tout d'un coup, elle a donné un nouvement ample de sa nageoire terminale pour aller plus au fond.Impressionnant en terme de taille. Nous verrons ensuite une autre baleine au loin dont nous nous rapprochons doucement. Tout à coup, une seconde baleine vient à la surface à côté de la première. Impressionnant de voir ces 2 animaux énormes côte à côte juste à côté du bateau. Placides, elle resteront à côté du bateau jusqu'à notre départ. Le retour d'effectuera sans problème jusqu'au port. Nous profiterons du temps estival en reprenant nos vélos pour une sortie de plus de 15 lms
Cette sortie en bord de mer a bien permis aux enfants d'enricher leurs connaissances que les dunes et sur la différence entre un sous-bois de feuillus et des dunes couvertes uniquement de résineux.
Encore une bonne journée qui met encore un peu plus la pression pour faire quelque chose d'encore plus captivant demain, mais cela va être difficile car la satisfaction familiale est élevée suite à notre premier jour ici.

vendredi 5 octobre 2007

Arrivée à Cape Cod

Après 7h de route passées sans encombre, nous sommes arrivés à Cape Cod dans l'après-midi. Temps magnifique, température de 26° et pas grand monde. Assitôt arrivés, nous prenons nos vélos en direction de la plage la plus porche. Avant d'arriver sur la plage, Nicolas crève avec son vélo à cause d'une épine énorme. Réparation obligatoire au bord de la route. Il faut ressortir le savoir-faire de Cycland pour faire une réparation rapide et efficace. J'ai heureusement tout ce qui faut dans mon sac à dos.
Arrivés sur la plage, nous comprenons que nous sommes bien au mois d'octobre. Il n'y a personne mais le temps reste agréable avec un peu d'air. Nous tentons de mettre les pieds dans l'eau mais le problème vient plus des algues que de la température de l'eau qui n'a pas l'air d'être plus basse que quand nous étions allés à Long Island au début du mois de juillet. sinon, la baignade aura pu sembler jouable.
Nous poursuivons notre balade à vélo afin de découvrir le port et le centre ville de Hyannis. C'est un peu mieux que d'habitude mais en synthèse, il n'y a pas grand chose à voir. Il y a une rue principale où se concentre l'activité touristique de la ville mais cela reste tout de même limité.
De retour à l'hôtel, nous en profiterons pour faire un passage par la piscine et le jacuzzi car étant encore plus à l'est qu'à Palmer, le soleil se couche encore plus tôt (18h30).
Nous sommes ressortis ce soir pour diner en ville (notre hôtel est au centre ville donc très pratique à pieds) et avons pu découvrir le homard américain dont c'est la spécialité ici. Pas de différence notable avec celui que l'on peut acheter en France et qui est en provenance du Canada. Comme d'habitude, notre voisine de table nous proposera de nous prendre en photo dès que nous avons sorti l'appareil photo du sac.La connexion internet est atroce. Je n'arrive pas à ajouter d'autres photos. Je réessaye demain.

jeudi 4 octobre 2007

Les soutiers...

Après avoir montré l'envers du décor de la mise à jour du blog aux Bahamas, voici la pièce dans laquelle sont réalisés les différents posts quand nous sommes à Palmer. Le bureau est la pièce dans laquelle nous passons toutes nos soirées depuis notre arrivée sauf cas exceptionnel. Nous avons entassé pour l'instant 3 ordinateurs et 2 imprimantes auxquels je rajoute de temps en temps mon portable sanofi pasteur. Bientôt la carte des USA devrait venir égayer un peu les murs qui sont bien blancs à ce jour.

Cette photo est aussi l'occasion de tester notre nouvel appareil photo qui offre un angle de prise de vue plus ouvert que le précédent (18mm). Tests de l'appareil à suivre lors de notre prochain trip.

Assez travaillé !

Sans vacances depuis 1 mois, ça commence à être un peu difficile ! Les bonnes résolutions sont donc prises. Nous partons demain matin pour Cape Cod juste au sud de Boston dans le Massachusetts. Ce week-end est prolongé à 4 jours car lundi c'est l'anniversaire de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb nommé ici Columbus Day. La date exacte de la découverte est d'ailleurs le 12 octobre 1492 (et nons pas le 8 comme cette année) mais le jour férié est le 2nd lundi d'octobre depuis 1971. Ce jour férié est partiel car il est observé par les banques, les administrations et les écoles mais pas par les entreprises privées (pas comme le lundi de pentecôte travaillé par les administrations et chômé par certaines entreprises ! commentaire de Stéphanie, non mais !) ou par la bourse (on voit la différence entre ceux qui travaillent et les autres mais je crois que ça va bientôt changer en France d'après ce que nous lisons dans les journaux). Bien sûr, il y a des opposants aux US à ce jour férié qui mentionnent le fait que la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb est une opportunité pour les Européens mais pas pour les indigènes. En effet, ces autochtones y ont perdu une partie de leur culture mais ont aussi contracté des maladies jusque là inconnues comme la variole (smallpox).
Ceci étant, le vendredi est aussi férié à l'école (disons plutôt que c'est une journée de travail à la Swain school pour le personnel, mais comme je sais bien me débrouiller je n'en fais pas partie quand cela m'arrange ! commentaire de Stéphanie) donc cela nous fait 4 jours. Néanmoins, Cape Cod n'est tout de même pas à côté de chez nous car l'estimation donne 1 heure de plus que pour faire Lyon - Barcelone soit 6h30. On commence à être rodés et organisés en terme de trajet en voiture. Nous avions été un peu légers la dernière fois en terme de DVD, cette fois-ci nous allons faire mieux.
Cape Cod constitue la péninsule est de l'état du Massachusetts et est un lieu de vacances prisé des habitants de la Côte Est. Encore lui, Giovanni Da Verrazzano y posa le pied en 1524 alors que d'autres étaient déjà arrivés entre 985-1025. Cape Cod est aussi doté de nombreux phares afin de sécuriser la navigation en raison des nombreux bancs de sable qui peuvent se déplacer au gré des saisons. Cape Cod ne bénéficie pas du Gulf Stream qui est détourné vers l'est dès la Virginie. Il est plutôt soumis au courant canadien provenant du Labrador ce qui donne des printemps tardifs mais aussi le fameux été indien (dont nous devrions profiter si on croit les prévisions météos). L'influence de la mer tempère le climat et permet ainsi le développement de plantes qu'on ne trouve d'habitude que plus au sud comme les camélias ou les albizias.

Ci-joint quelques mots français et anglais qui devraient ponctuer notre séjour :
oysters,
canneberge (ou atoca pour vous aider),
lobster,
porpoises, ....