jeudi 31 janvier 2008

Derniers éléments du concert

J'avais oublié de publier 2 éléments absolument importants :
* Le bus de la tournée est assez discret et doit pouvoir passer inaperçu dans bon nombre d'endroits. Garé devant l'entrée de la salle (peut-être avaient-ils peur de se le faire voler en le laissant dans la rue ?), on ne pouvait pas le manquer.
* Les billets qui sont absolument insignifiants. Commandés sur internet, ce sont des billets standards à 100%.....

mercredi 30 janvier 2008

The Kravitz show

Hier soir, nous sommes allés voir Lenny Kravitz en concert. Quand je dis nous, c'est sans Nicolas et Tom qui eux sont restés à la maison avec la nounou.
Mais qui est Lenny Kravitz ? Né en 1964 à New-York d'une mère comédienne et d'un père producteur de jazz, Lenny Kravitz est chanteur, compositeur, interprète, producteur et surtout musicien vu qu'il joue de la guitare, de la basse, du clavier, de la batterie et des percussions. Il a commencé à l'âge de 3 ans à jouer des percussions sur les pots et les casseroles dans la cuisine de ses parents. A 5 ans, il dit à ses parents qu'il veut être musicien : il commence à jouer des percussions et enchainera rapidement sur la guitare. A l'âge de 7 ans, il assiste au concert des Jacksons Five au Madison Square Garden.... c'est le début d'une bonne formation du goût (n'est pas le Burd de Charbo ?). Il sera aussi fortement influencé par les relations de son père comme la Motown, Aretha Franklin, Stewie Wonder, Sarah Vaughan,....
Migrant sur la côte Ouest, il sera introduit dans le domaine de la Rock music aux côtés de Led Zeppelin, Kiss, Aerosmith, The Who, Jimmy Hendrix, ....tout en poursuivant ses études ce qui lui permet d'obtenir l'équivalent du bac en 1982. Il est tout de même parti de chez lui à 15 ans pour être autonome mais aussi por pouvoir consacrer le maximu de temps à la musique. Il ne joue pas sous son propre nom mais sous le nom de guerre de « Romeo blue ». Par la suite, il convaint son père de lui donner l'argent qu'il aurait dépenser pour lui payer l'université pour enregistrer son premier disque. Après cette première maquette, il reçoit plusieurs propositions mais celles-ci lui demandent de faire évoluer son style ce qu'il refuse.
Il abandonne ces pistes-là pour se produire finalement sous son nom et enregistrer son 1er album « Let love rule » en 1989 qui est une combinaison de rock et folk. Ce 1er album rencontrera plus de succès en Europe qu'aux US. Il commence à travailler pour d'autres artistes comme Madonna pour qui il produira et co-écrira « Justify my love » (assez hot si vous jetez un coup d'oeil sur YouTube). En 1991, il écrit et co-interprète un album complet avec Vanessa Paradis qui sera un vrai succès. Il réalise aussi la même année son second album « Mama said ».
En 1993, il écrit une chanson pour Aerosmith mias aussi pour Mick Jagger pour un de ses albums solo. Il publie aussi en 1993 l'album « Are you gonna go my way » ce qui lui vaudra un Brit Award et un MTV Music Award. Une chanson de cet album sera influencée par l'ile Eleuthera des Bahamas où il s'est construit une maison ainsi qu'un studio d'enregistrement......
En 1995 il réalise son 4ème album Circus qui aura un peu moins de succès que les précédents même s'il sera tout de même numéro 10 au classement des ventes d'album. En 1998, c'est la sortie du 5ème album nommé simplement « 5 » qui sera le premier à intégrer les technologies numériques. C'est avec cet album qui remportera le 1er de ses 4 Grammy awards.
Après une compil en 2000, il sort son vrai 6ème album en 2001 "Lenny". Une chanson raconte d'ailleurs quand il a été arrêté par la police à Miami suite à une erreur car il ressemblait à un homme recherché pour braquage. Sans papier d'identité sur lui, il ne réussira pas à convaincre les forces de police de sa vraie identité.... Il avait par ailleurs planifé de tourner la vidéo du single "Dig in" au sommet de l'Empire State Building le 12 septembre 2001. Le tournage a été annulé... forcément suite au 11 septembre.
Le 7ème album "Baptism" rencontrera un franc succès au niveau mondial....avec plusieurs singles qui en seront extraits.
Il s'apprête à sortir le 5 février 2008 son 8ème album "It is time for a love revolution". Un autre album en préparation depuis 1997 pourrait aussi sortir en 2008 nommé "Funk"... pour vous faire un ami de Lenny, rendez-vous sur MySpace (member since 2005, respect).
Après une présentation (rapide) de Lenny, nous prenons le départ à 18h de la maison direction Philadelphie pour 1h30 de route pour rallier l'Electric Factory où doit se dérouler le concert. Après quelques encombrements sur la route assez communs à l'entrée de Philadelphie, et s'être trompé de route une fois malgré le GPS, nous réussissons à poser notre voiture dans un trou à rat d'un parking payant en terre du style terrain vague. Le quartier est tout noir avec des grillages partout, ça sent un peu le coupe-gorge mais le public se rendant au concert semble assez homogène avec notre style (ou celui que nous croyons être le nôtre).
Pas de cohue devant l'Electric Factory, nous subissons une fouille légère et arrivons dans une petite salle avec un peu de monde. Afin de respecter le protocole, nous décidons de boire un coup en attendant. Un filtrage est réalisé avant de pouvoir accéder au bar où nous serons flattés par les contrôleurs qui nous demanderons notre pièce d'identité pour être certains que nous ayions plus de 21 ans. 2 Yengling après cela, nous faisons un rapide tour de la salle pour intégrer l'environnement : il y a une sorte de mezzanine où les gens boivent un coup et peuvent regarder le concert et le parterre où il y a déjà un peu de monde. Nous choississons d'aller sur le parterre (the stage) et somme surpris de nous retrouver si près de la scène sans être dans une marée humaine compressée. Quelques écrans géants diffusent des annonces pour les concerts suivants ou incitent le public à ne pas fumer (sans être interdit) et du coup personne ne fume. Nous sommes encore une fois impressionnés par le format de certains américains et aussi (voire même surtout) américaines. Un message invite aussi les spectateurs à repérer les issues de secours qui sont les plus proches d'eux en cas d'évacuation des lieux (c'est une constante dans toutes les réunions publiques, ils nous font la même chose au bureau dès qu'il y a un peu de monde).
Lissie se produit en 1ère partie. C'est une jeune chanteuse seule sur scène avec sa guitare. Pas mal de tonus mais le style fait un peu déjà vu. Pas facile de se produire seule quand le public est venu pour un autre artiste et que les gens continuent à discuter entre eux ou à boire un verre. Une chanson de Lissie ou le lien vers Lissie My Space.
Après un bon moment d'attente après la fin de la première partie, Lenny Kravitz arrive enfin. Comme d'habitude, il prend sa guitare et dès le premier accord, tout le monde est scotché par la pêche incroyable que ça dégage : un son de dingue, une énergie débordante.... Le groupe est presque le même que d'habitude à part la batteuse qui a été remplacée mais le guitariste (Craig Ross) et le bassiste (Jack Daley) sont toujours présents.... et quelle présence !
Ce sera un mix de ses meilleurs chansons depuis les premières jusqu'à intégrer des chansons du dernier album qui sort dans quelques jours.... Pas de moment de pause, du tonus pendant 2 heures, des solos de guitare et de batterie à couper le souffle, pas de limite !
Il est habillé sobrement, blouson en cuir (ou simili) près du corps, pantalon noir, tee-shirt noir. La période des franges et des fringues délirantes semble passée, c'est le retour vers un style plus conventionnel.
Le public américain semble séduit mais sans mouvement de foule débordant. Le fanatisme ne semble pas de mise hormis quelques américaines hors normes (toutes avec leurs sacs à mains même pendant le concert comme Bernadette). Le public n'est pas très jeune, ce sont plutôt des gens de notre génération entre 30 et 40 ans ce qui semble logique vu son âge.
J'avais déjà vu Lenny Kravitz au Summum de Grenoble en 1993 et nous l'avions vu au Transbordeur à Lyon en 2000 (et l'ai raté aux Nuits de Fourvières en 2004) et la comparaison est intéressante. Nous l'avons trouvé hier soir beaucoup plus à l'aise, dans son élément, étant content de la soirée qu'il passait : un personnage souriant et agréable. Il est clair que le contact avec le public est beaucoup plus facile aux US ne serait-ce que pour la langue. Il a fait monter sur la scène un gamin de 12 ans dont c'était l'anniversaire en lui posant quelques questions pas forcément simples : qu'est-ce que l'on peut faire pour que le monde aille mieux ? Le gamin a simplement répondu qu'il faillait penser aux autres et faire en sorte que le monde soit plus "safe" (sûr et sécurisant). Ensuite, Lenny a donné son avis sur la question dans des mots simples en ayant une approche à la Bono mais plus orienté : "nous sommes à un virage de l'humanité qu'il faut savoir négocier en terme de respect pour les autres mais aussi pour l'environnement". Ensuite, au bord de la scène, on le voyait tenté... et finalement, il l'a fait. Il est descendu dans le public faire un tour et saluer un peu tout le monde (sur "Let love rule" comme le protocole le veut) : pas de bousculade, juste un contact amical et naturel.....
Une fois encore, entre un disque et un concert, il y a un monde d'écart. Ok, j'aime déjà bien sa musique sur les disques, mais sans être fan comme un adolescent de 17 ans mais le contexte, le contact et l'ambiance font toute la différence.

On peut se dire, une fois encore, qu'on se passe tout de même du bon temps aux US et que l'on se donne l'opportunité de vivre des moments d'exception.....mais demain sera un autre jour.....
PS : toutes les photos exceptées la première ont été prises avec mon Blackberry, d'où la qualité médiocre. Mais sans zoom, ça permet de se rendre compte de la taille de la scène et des distances

Le meilleur de Kravitz

De retour de Philadelphie où nous avons passé la soirée au concert de Lenny Kravitz, nous en avons encore plein les yeux... et aussi les oreilles.
Juste une première photo toute floue (prise avec le Blackberry) qui ne peut en aucun cas permettre d'imaginer comment c'était. C'est le genre de chose qui ne peut pas se raconter, il faut y être......
Plus de détails demain dans un post plus recherché..... il est tard.... très tard......

dimanche 27 janvier 2008

Petit repas entre amis

Samedi nous recevions des copains français dont certains travaillent au même endroit que moi et d'autres plutôt à la concurrence mais finalement pour servir la même cause : pour que plus personne au monde ne meurt d'une maladie qui puisse être évitée par un vaccin.
Ceci étant, c'était l'occasion de cuisiner un peu pour se faire plaisir : il faut arriver à trouver une recette qui nous plaise, pas trop difficile et dont on trouve tous les ingrédients sans trop de difficulté.
Finalement, nous ressortirons des recettes bien françaises pour maintenir notre culture initiale.
Pour débuter avec l'apéritif, poêlée de crevettes avec une sauce tomate / horseradish (raifort) : pas mal avec un vin blanc de Californie 50% Marsanne, 50% viognier apporté par les invités. Il y avait aussi un cidre de glace en provenance du Québec : c'est un produit assez nouveau qui utilise le procédé de la cryoextraction en gelant le produit dont on veut extraire le jus. Ce phénomène peut se produire naturellement au Canada en raison des températures hivernales mais peut aussi être réalisé avec le matériel approprié. Ce produit est assez proche du Vin de glace produit avec des raisins et est un parallèle intéressant mais à base de pommes. On retrouve les mêmes caractéristiques : un produit assez sucré et avec des parfums du fruit initial bien mûr assez puissants.
Nous poursuivrons avec une entrée classique locale : 1/2 homard au beurre citronné. Une valeur sûre quand on l'associé à un Pouilly-Fuissé. Pas de dégâts collatéraux (on parle de side effect pour les médicaments mais plutôt à traduire par effets indésirables mais pour les homards, c'est simplement s'en mettre plein la chemise) puisque personne n'a été crépi par une carapace un peu rebelle lors de son ouverture. Il ne nous reste plus qu'à nous doter de pinces à homards car la pince multiprises n'est pas très élégante à table.

Le plat dit de résistance sera assuré par un saumon mariné à l'aneth et à l'huile d'olive accompagné de pommes de terre vapeur et d'une simple crème fraîche citronnée. Ce plat n'est pas facile à réaliser ici car ils n'utilisent pas de gros sel. Le sel que l'on trouve à toujours été plus ou moins moulu (on trouve même du Sel de la Baleine dans le même emballage qu'en France mais fin). Il me reste encore quelques pistes à explorer pour en trouver mais le temps m'a fait défaut. Et le sel est la seule méthode de cuisson utilisée pour le saumon dans ce cas.... l'autre souci est venu des baies roses (alias red peppercorn to not confuse with red pepper) qui semblent introuvables. J'en ai trouvé mais uniquement dans des mélanges 5 baies mais dans un moulin : il y aurait fallu casser le moulin pour ensuite trier les grains pour en extraire que les baies roses.... Finalement le saumon était bon mais un peu plus d'épice aurait permis de mieux relever le plat (et il en reste un peu dans un Tupper... une boîte étanche).
Avant de terminer, nous avions préparé un plateau de fromage d'un bon niveau pour ce côté-là de l'Atlantique : petit basque, froamge de chèvre du Vermont, Brie du Vermont (pas terrible), Comté, Mimolette vieille, bleu américain, et Tomme d'Italie. Un Pinot Noir de la Sonoma Valley nous a bien accompagné sur le fromage.
Ensuite, étant encore au mois de janvier, nous avions réalisé une galette des rois. Elle était meilleure que celle que nous avions fait au début du mois de janvier mais la recette reste perfectible.... même si avec plus de beurre et d'amandes c'était pas mal, ça ne valait pas une bonne galette de pâtissier.... mais nous ne sommes pas pâtissiers ! Une famille d'invités avait aussi apporté un gâteau aux Cranberries... pas mauvais du tout ! Le sucre du gâteau est relevé par l'acidité des cranberries.... à réessayer un de ces jours.
Finalement, même avec les difficultés pour trouver les bons ingrédients, nous nous sommes fait plaisir lors de ce repas.... n'est-ce pas l'essentiel ?

samedi 26 janvier 2008

100

Les enfants à la Swain School ont généralement pas mal de devoirs et parfois des travaux à préparer. Tom étant dans l'apprentissage du dénombrement, il devait réaliser une production comportant 100 objets.
Brain stroming à table un soir pour déterminer ce qu'il allait produire : coller 100 M&M's sur une feuille, 100 stickers, des pâtes, des pennys ou des papiers de papillottes mais il n'en restait plus 100..... Finalement l'idée retenue est de planter 100 clous ordonnés sur une planche afin que la forme qu'ils réalisent écrive le chiffre 100 (en base 10 car on avait pensé le fait en octal ou en hexadécimal mais on trouvait que ça faisait un peu surfait pour une grande section de maternelle).
Dès le lendemain au retour du travail, il fallait s'armer d'un marteau et de la boite de clous pour débuter l'oeuvre d'art. Le 1er problème est que nous n'avions pas de planche. Autant en France nous en avions une collection impressionnante qu'il a fallu brûler avant le départ, autant ici nous n'en avions pas la moindre. Nous trouvons finalement un morceau de polystyrène expansé qui pourrait bien faire l'affaire. Après un test, il s'avère que nous devons amender notre projet car 100 clous ne sont pas suffisants pour arriver à écrire clairement le chiffre 100. Nous décidons donc d'écrire 100 sur le polystyrène et de planter les clous sur les chiffres. L'exercice est un peu plus facile car les clous peuvent être plantés à la main mais aussi un peu décevant car l'utilisation du marteau constituait un bon attrait. Les différentes réalisations sont exposées à l'école. Finalement, il n'y a pas eu d'oeuvres constituées de 100 capsules de bouteilles de bière ou de 100 bouchons de bouteilles de vin.
Comme tout travail, il faut lui associer sa félicitations ce qui sera réalisé cette fois-ci de manière formelle. Tom se verra remettre ce petit certificat pour lui signifier que son travail a été apprécié. Est-ce que tous les élèves ont eu le même, on peut croire que oui. Cela va le surprendre lors de son retour enFrance quand au lieu de recevoir des félicitations, il recevra uniquement une évaluation sous forme de note.

jeudi 24 janvier 2008

Le basket

Pour le second trimestre Tom et Nicolas font partie du club de basket du YMCA de Bethlehem. Ici, les engagements se font par trimestre (ce qui permet de masquer un peu le prix exhorbitant de l'inscription).
The YMCA alias Youth Mens Christian Association a été fondée en 1844 en Angleterre par Sir Georges Williams. Cette association avait pour but de réunir à l'origine un groupe d'une dizaine de personnes pour prier et méditer. Ces personnes travaillaient dans des conditions très difficiles et étaient très démunies. Il est considéré comme un héros national en Angleterre et un vitrail lui rend hommage à l'Abbaye de Westminster. Le but de l'association est d'atteindre l'équilibre entre le corps, l'intellect et l'esprit ce qui est représenté par le triangle du logo. En 1851, la première succursale des YMCA ouvre au Canada à Montréal. La même année une autre succursale ouvre à Boston aux US. En 1891, le basket-ball a été inventé par un moniteur du YMCA au Canada (James Naismith). Le jeu généra tout de suite de l'enthousiasme de la part des élèves. Le nom de basket-ball vient tout simplement du fait qu'il y ait « a basket and a ball ». Les contributions des YMCA sur les soprts d'aujourd'hui ne s'arrêtent pas là puisque le volley-ball a aussi été inventé par un professeur d'une YMCA en 1895 dans le Massachussets. Il n'y avait d'ailleurs pas de nombre défini de joueurs au départ.
Même si ces associations ont un fondement religieux, elles ont désormais un fonctionnement laïque.
Trois responsables des YMCA ont réçu le prix Nobel de la paix (1901, 1946 et 1961) En 2006, les YMCA sont présents dans 124 pays et sont présidés par Martin Meissner (Allemagne).
Les YMCA ont été aussi rendus populaires par la chanson du groupe Village people enregistrée en 1978. Les YMCA ne doivent pas être confondues avec les YWCA (Young Women's Christian Association) qui oeuvrent pour la défense des droits de la femme et l'égalité des sexes. Cette association a aussi été créée en Angleterre en 1855. En 2004, 2,6 millions de personnes aux US ont suivi des programmes des YWCA soit pour des activités physiques, soit pour des programmes d'assistance en cas de violences familiales, de violences raciales ou dans des programmes de formation. 14 000 personnes sont salariées des YWCA aux US. Nicolas et Tom participent à l'activité basket-ball au YMCA car c'est la seule structure qui propose l'activité basket pour l'âge de Tom. Pour l'instant, il s'agit plus d'initiation car il n'y a pas de match, ni d'aspect compétition. De toutes façons, l'effectif du groupe de Tom est de 6 enfants et de 5 enfants pour le groupe de Nicolas. Pas très facile de faire des matchs avec de tels effectifs. Tom joue avec un ballon de taille réduite tandis que Nicolas joue avec un ballon normal. Ils sont toujours volontaires pour aller à l'entrainement et chaque fois à la fin la conclusion est : « c'était trop cool ». Les entrainements durent 30 minutes ce qui est assez court avec une ou deux interruptions pour « water break ». Chaque action se termine généralement par un "good job" .... pour rester dans la félicitation ! Nicolas s'échauffe en se faisant passer le ballon entre les jambes : pas facile avec un gros ballon comme celui-ci !

mardi 22 janvier 2008

Bra trees....

Mais quelle est donc la particularité de ces arbres ?. En effet, comme l'ont proposé Pauline et Charchel's family, ces arbres sont ornés de sous-vêtements divers et variés.
Après quelques recherches, plusieurs thèses s'affrontent :
  • une première explication indique que cela a débuté après la libération sexuelle dans les années 50 aux Etats-Unis. Le premier "bra tree" a été créé à Aspen (Colorado) sur le télésiège Bell Mountain à la fin des années 50. Même si la libération sexuelle a plutôt débuté dans les années 60 en Californie, Aspen aurait pu être un des précurseurs avec beaucoup d'Européens venant skier avec leurs instructeurs. Une des explications est que ces arbres permettaient à certains d'accrocher les trophées des soirées précédentes. Dans les années 70, Vail (une autre station du Colorado) a aussi eu son arbre le long d'un télésiège. Cette fois-ci, l'histoire dit que le trophée devait être "extrait" au cours de la remontée en télésiège !
  • une seconde explication indique que ces arbres ont commencé à être décoré suite à un concours lancé entre les équipes de Ski patrol (les pisteurs) et de Ski school (école de ski) pour savoir lesquels auraient le plus grand nombre de conquêtes.... Ce concours local à chaque station de ski permettait de comparer la performance des équipes. Même en ayant fait une école d'ingénieur où il y avait 2 branches (génie mécanique et génie informatique), nous n'avions pas eu l'idée d'organiser un tel concours avant nos sorties de ski à Métabief ou La Bresse (ok, ça frime moins qu'Aspen ou Vail....)

Désormais, même si cette tradition semble avoir débutée dans les montagnes de l'ouest, elle a aussi gagné les montagnes de l'est puisqu'il y a un "bra tree" à Mount Snow mais aussi à Camelback et un autre à Big Boulder.

Le "bra tree" de Mount Snow

Les "bra tree" ont aussi leurs opposants puisque certains trouvent que cela dénature le paysage car il ne peut rester que des lambeaux de tissus au fil des ans en raison des intempéries. D'autres trouvent cela choquant vis à vis des regards des enfants qui peuvent prendre le télésiège.


Le "bra tree" de Camelback

Cette photo a été prise à Camelback lors d'un business trip en mars 2007... cet arbre nous avait semblé étrange mais sans comprendre pourquoi... désormais nous avons l'explication !

A bientôt pour un post toujours culturel.... et bravo à ceux qui avaient trouvé !

lundi 21 janvier 2008

3ème jour à Mountsnow

Le froid allant crescendo, ce matin, il faisait 5 F seulement. Nous avons réussi à mettre le contenu de nos valises sur nous pour essayer d'avoir chaud au maximum... ou plutôt froid au minimum. Malgré quelques flocons lors de notre départ, le soleil a rapidement gagné la bataille et nous avons eu de belles éclaircies toute la journée. Il était tout de même temps de s'arrêter à 12h pour manger mais surtout se réchauffer.
Les pistes étaient nettement moins fréquentées que dimanche mais surtout que samedi ce qui était nettement plus agréable. Le lundi de MLK est non travaillé par les écoles mais pas par les entreprises... d'où une fréquentation bien moindre. Nous avons donc enchainé pas mal de descentes dans des styles variés : pas trop pentues avec bonne neige, bosselées avec bonne neige mais aussi parfois pentues avec plaques de verglas. Tom et Nicolas n'ont pas été trop revendiquateurs et ont descendu les pistes sans rechigner. Nous les avons entendu râler quand il était l'heure de repartir vers la voiture.
Le retour a été un peu plus long que prévu. La route était coupée par un accident. Nous avons été déviés et avons mis 1 h de plus que prévu soit 5h45 ! La voiture s'est tout de même transformée en un dortoir pendant une bonne partie du trajet.
Juste une petite question pour entretenir le suspens jusqu'à demain : quelle est la particularité de cet arbre ? (si la photo est prise de loin, ce n'est pas par hasard....).

dimanche 20 janvier 2008

L'après-ski

Ce soir était prévu à 17h30 une descente aux flambeaux ainsi qu'un feu d'artifices. Cela nous semblait un peu étrange car c'était à l'heure du repas... et il ne faut pas blaguer avec cela ! Nous prenons la voiture pour retourner au pied des pistes : 7 F au compteur... pas chaud tout ça. Les 3 cms de neige qui sont tombés dans l'a près-midi ont transformé les routes en une patinoire avec le passage des bus : les 4 roues motrices sont nécessaires pour ne pas partir dans tous les sens.
A notre arrivée au pied des pistes, il y avait quand même un peu de monde mais il faisait surtout froid. Après quelques minutes d'attente, la descente aux flambeaux commence : ici, ils sont rouges mais à part ça, cela reste très conventionnel : descente en file indienne avec grands virages.
Dès la descente terminée, le relais est pris par le feux d'artifices : niveau correct mais nous sommes contents qu'il ne dure pas plus longtemps car nous sommes gelés. Nous n'étions peut-être pas assez habillés (pas de sous-pantalon) mais nous étions contents de retourner dans la voiture.
Pour respecter le rythme de vie local (et surtout échaudés par notre expérience d'hier), nous partons en quête d'un restaurant àWest Dover dès 18h05 : bourgade locale établie autour de la route 100 mais surtout composée de quelques regroupements de commerces. Nous nous arrêtons finalement dans un restaurant local (un mexicain) qui est complet : 1 heure d'attente nous est annoncée. De plus, la gérante nous dit que c'est un week-end de vacances et que ce sera partout pareil. Un peu décontenancés, nous allons dans le restaurant voisin (à pieds, j'en ai encore froid) qui lui n'est pas plein. C'est un restaurant américain conventionnel : shrimp cocktail, portobella mushroom, salade de tomates pour les entrées et NY strip steack, salmon, filet mignon, lamb rack, chicken parmesan, sirloin,.... du grand classique ainsi que linguini, ravioli... Pas de mauvaise surprise.... pas de bonne non plus. Nous avons tout de même testé un piosson cuisiné selon une recette cajun : ûn peu relevé mais pas mal du tout même si ça ne faisait pas très cuisine locale. Le service a été rapide, à 19h45 nous étions sortis et là, l'enfer pour retourner à la voiture : super froid car je pense pas encore réchauffés de la descente aux flambeaux.

Froid....

Comme nous l'écrivions hier, le Vermont est réputé pour ses montagnes vertes mais aussi pour ses hivers rigoureux ! Effectivement, ce matin il faisait une température de 11 F mais malgré un beau soleil, les temps de montée sur les télésièges pouvaient paraitre bien longs.

Nous en avons tout de même bien profité avec une neige toujous agréable bien que pas très naturelle. Il faut dire que les conditions sont bonnes pour produire la neige de culture : temps froid et sec. Pour se protéger du froid (ou plus exactement pour lutter contre), nous nous étions équipés des toes warmer et hand warmers. Ce sont des petits sachets contenant une matière active de consistance granuleuse qui se mettent soit dans les gants, soit qui se collent sous les pieds. Au contact de l'air, ces sachets génèrent de la chaleur pendant 6 à 8 heures. Comme ce sont des sachets assez fins, ils peuvent se glisser facilement dans les chaussures ou dans les gants. Le seul soucis est que lorsqu'on les sort des chaussures, les sachets sont froids. Ils se remettent à chauffer ensuite car comme la réaction doit nécessiter de l'oxygène et qu'il n'y en a plus au bout d'un moment dans les chaussures.... la chaleur générée devient de plus en plus faible !

OK, j'ai une tache marron bizarre sous ma chaussette mais c'est promis, je vais en changer demain.

C'est tout de même assez efficace mais pour un jour comme aujourd'hui, cela trouve sa limite car au bout d'un moment, on arrive tout de même à avoir froid. La seule solution reste le bon burger un peu gras pris au chaud dans un bon self-service bondé et bruyant.
La station de MountSnow possède plusieurs télésièges débrayables dont certains sont de marque française comme celui-ci (le petit sigle Poma au-dessus du 74). Cette entreprise grenobloise montre une fois de plus que les Français sont les rois du ski ? Ceci nous rappelle aussi que son fondateur Jean Pomagalski a inventé en 1936 le 1er téléski à perche débrayable à l'Alpe d'Huez.
Toujours sur un plan des équipements, l'enneigement automatique est assuré de manière assez rudimentaire : les canons à neige sont parfois amovibles et pourraient être assimilés à de vulgaires arroseurs de jardin. Ils sont mis en place de manière manuelle par plusieurs équipes qui sillonnent les pistes en scooter des neiges... pas très moderne tout cela mais assez efficace.

samedi 19 janvier 2008

Elles sont où les vraies montagnes ?

En ce week-end prolongé de Martin Luther King, nous sommes partis dans le Vermont à la recherche des vraies montagnes. Notre CD de Big bisou en poche en souvenir de Carlos ainsi que notre bouteille d'Oasis, nous prenons gaiement la route à partir de Swift à 17h (no early dismissal, the spring hours are not created at this time... but we never know.....). Le trajet théorique est évalué à 4h30. Nous traversons les Poconos sous la neige mais avec un temps froid mais sec.
Revenons tout d'abord sur Martin Luther King en quelques mots. Pasteur baptiste afro-américain né le 15 janvier 1929 à Atlanta, il a milité pour les droits civiques des noirs aux Etats-Unis. Il a organisé et dirigé des marches pour le droit de vote, pour la déségrégation, l'emploi des minorités et d'autres droits civiques élémentaires pour les noirs américains. Il a été le plus jeune prix Nobel de la paix en 1964 pour sa lutte non-violente contre la ségrégation raciale alors très forte aux Etats-Unis et pour la paix. Il prononce l'un des plus célèbres discours le 28 août 1963 devant le Lincoln Memorial à Washington durant la marche pour l'emploi et la liberté "I have a dream". Il est assassiné le 4 avril 1968 par un ségrégationniste blanc à Memphis. Son assassinat provoquera une vague d'émeutes raciales dans 60 villes des Etats-Unis. MLK inspirera de nombreux musiciens comme U2 avec un de leur plus grand succès Pride, in the name of love.
Mais revenons-en à notre week-end, après 3h30 de route, nous quittons l'état de New-York en ayant traversé sa capitale Albany pour entrer dans le Vermont. L'état du Vermont est limitrophe du Canada (avec la province du Québec), et des états du New Hampshire, du Massachussets et de New-York. C'est le Green Mountain State caractérisé par une densité de population faible particulièrement dans les Montagnes vertes. Sa capitale est Montpelier et sa population totale s'élève à 600 000 habitants (deuxième état moins peuplé des US). Seules septs villes dépassent 10 000 habitants ! Son point culminant est le Mont Mansfield qui culmine à 1340 m (ça donne déjà des indications sur les pistes de ski que l'on va pouvoir trouver).
Le Vermont (qui doit son nom à ses paysages Verts Monts) est connu pour ses automnes colorés grâce aux érables ainsi que pour ses hivers rigoureux (d'où la pratique du ski). Le record de froid est de -46°C en 1933.
C'est un état à la pointe aux US en ce qui concerne la protection de l'environnement notamment avec des mesures incitatives assez fortes pour la réduction de la consommation d'énergie tant pour les particuliers que pour les entreprises.
Le Vermont est aussi le principal producteur de sirop d'érable des US.
Le Vermont fut exploré pour la première fois par des européens par Samuel de Champlain en 1609 et des Français s'y implantèrent et édifièrent un certain nombre de monuments dans les années 1666 (juste après avoir bu une bière 2 ans auparavant). Les Brittaniques s'établirent dans le sud de l'état et éliminèrent les Français (ce qui fut officialisé par le Traité de Paris en 1763). En 1791, le Vermont entre dans l'Union des Etats-Unis et est le premier état à rejoindre les 14 états fondateurs.
Mais l'objectif de notre weeke-end est tout de même de nous rendre à Mount Snow. Une bonne heure après la sortie d'Albany et après avoir roulé sur une route traversant des plateaux montagneux enneigés, nous arrivons à Mount Snow et dans l'hôtel où nous avons réservé une chambre. En réalité cette chambre est double : une chambre pour les enfants avec 2 lits doubles et une autre chambre pour nous avec un grand lit. Cela va permettre une rédaction du blog dans de bonnes conditions avec la connexion Wi-Fi de l'hôtel. Après vérification, cet hôtel ne semble pas disposer d'un réservoir d'eau sur son toit :-)
Mount Snow est une des 2 plus grosses stations de ski du Vermont avec Killington : les chiffres parlent d'eux-mêmes : 107 pistes (!), 19 remontées (seulement!) 37 miles de pistes (59 kms de pistes). Je ne ferai pas l'affront de comparer le ratio nombre de pistes / km avec celui des stations françaises (quoique il est de 0,47 vs 2,01).
Nous avons débuté notre journée sous le soleil. La navette nous prend devant l'hotel et nous dépose devant les guichets des remontées mécaniques. Après avoir attendu un bon moment pour obtenir nos forfaits (c'est toujours une loterie de choisir son guichet et là, j'ai réellement eu la pire de toutes), nous sommes prêts à prendre le premier télésiège qui va nous hisser en haut de la montagne. On peut dès à présent faire la différences avec les Poconos de Pennsylvanie : la montée est beaucoup plus longue et le dénivelé naturellement aussi.Dès la première descente, la neige est agréable au toucher et le froid n'est pas trop vif. Nous poursuivons notre découverte du domaine skiable en enchainant les télésièges les uns après les autres. Une fois encore, il n'y a pas de télécabines ici, ni téléskis mais juste des télésièges.

Les pistes ne sont généralement pas difficiles. Au détour d'une escapade solitaire, j'ai pu tester un piste double black diamond (équivalent piste noire en France) : pour une fois, c'était quelque chose de concrêt : un vrai mur avec des bosses et de la glace. Il fallait rester concentré pour être certain de ne pas se retrouver en bas plus vite que prévu.Après cette journée de ski, nous repartons pour l'activité luge. Au pied des pistes à 17h30 en pleine nuit noire, nous sommes les seuls à rester dehors : les magasins sont fermés et nous pensons qu'ils sont déjà tous devant leur TV ou à table. A propos de table, après un rapide passage à l'hôtel, nous repartons pour diner. Nous trouvons un restaurant qui semble pas mal : après 35 minutes d'attente estimée (transformées plutôt en 45 voire 50 minutes), Nicolas s'endormira à table dans l'attente de son plat. Il a fallu attendre super longtemps à la limite du supportable. Nous avons tout de même réussi à lui faire ouvrir les yeux pour qu'il ingurgite quelques pâtes mais nous ne nous pouvons pas considérer cette sortie au restaurant comme une pleine réussite. Nous étions pourtant dans les temps à 19h pétantes au restau mais ça n'a pas été suffisant.... nous en avons même oublié en partant la box au restau (je n'aurai pas mes spaghettis / meatballs demais matin au petit déj').
Nous sommes donc prêts à repartir demain matin alors qu'il neigeote dans les lumières extérieures de l'hôtel et que quelques pachydermes se prélassent une bouteille de bière à la main dans le spa extérieur de l'hôtel juste sous nos fenêtres.... pas simple de prendre une photo pour les poster sur le blog....
Finalement, la station n'est pas mal à comparer des stations des Poconos mais une fois encore, ce n'est tout de même pas parail que les Alpes......
Suite demain car nous avons déjà des photos en stock qui doivent permettre de faire quelques commentaires.....

jeudi 17 janvier 2008

Que la force soit du côté du marketing.....

Il se prépare dans quelques jours voire quelques semaines un évènement incontournable qui va permettre à tout le monde de faire ressortir des sentiments oubliés... ou dans certains cas des sentiments qu'il faudra inventer (ou ré-inventer).
Le 14 février, ce sera aussi ici la Saint valentin ! Et oui, il faut bien trouver quelque chose pour faire un peu tourner le business pour éviter que les gens n'achètent que des pelles à neige et des sacs de sel. Ca créé un peu de chaleur.... si on peut dire.


Les magasins commencent à regorger de choses diverses et variées sur le thème de la Saint Valentin. Nous n'avons pas pu résister à prendre quelques photos en avant-première car je pense qu'il faudra revenir sur le sujet tellement que c'est énorme ici.

Tom avait aussi trouvé des choses à son goût dans ce fabuleux rayon....

Dave Williams day

Aujourd'hui était un jour important au travail : Dave Williams, ex-CEO et Chairman quittait la société pour partir à la retraite. Cette date correspond exactement à ses 30 ans de présence dans la société. Cet événement était planifié depuis plusieurs mois donc cela annonçait l'évènement en grandes pompes. Les messages de plus en plus détaillés se sont succédés ces dernières semaines car rien ne semblait devoir être laissé au hasard. En raison du nombre de personnes présentes sur le site, plusieurs présentations réparties par branche d'activité étaient planifiées cet après-midi.
Pour ma part, je devais participer à la dernière de 16h à 17h. En me rendant dans la salle où avait lieu la présentation (en visioconférence car tout le monde ne tenait pas dans la salle du show) , je croise tous les participants des présentations précédentes revenant pour certains avec des assiettes de fromage, de desserts ou de fruits.... Il y a dans le hall reliant les batiments de nombreux serveurs et stands proposant différents types de nourriture : il est tout de même 16h ! Cela va des crevettes aux soufflés au fromage (on aurait dit des gougères mais je n'ai pas goûté) en passant par les crackers, mais aussi avec de nombreux petits desserts. J'ai été un peu meilleur au niveau des desserts (une pleine assiette mais petit format). Je ne me suis même pas fait remarqué car je suis resté dans la moyenne sans aller me resservir plusieurs fois.
En attendant le début des « hostilités », un film sur tout ce qui a été réalisé dans l'entreprise, pendant la présence ou présidence de Dave, est diffusé. Il est vrai que c'est impressionnant, la construction des bâtiments mais aussi la progression du chiffre d'affaires, notamment sur le périmètre américain. Enfin, Damian Braga, président US prend la parole pour commencer à distribuer quelques louanges. Le Maire de Scranton (la ville natale de Dave où il réside toujours et où il semble impliqué) prendra la parole pour lui aussi aller de ses compliments. Il peut car il y a une partie de l'activité implantée à Scranton (dont la partie distribution qui est importante). Ensuite, son successeur, le nouveau CEO & Chariman depuis août 2007, Wayne Pisano a pris la parole. Il y est aussi forcément allé de son lot de compliments.
Des cadeaux lui ont été offert : 2 billets d'avion pour aller là où il veut (par la compagnie et l'histoire ne dit pas si c'est en First, Business ou Eco), une peinture représentant le site vu d'avion avec au premier plan le Williams Center, ensemble de bâtiments qui portent désormais son nom, des bouteilles de vin (mais on n'a pas su ce que c'était) ainsi qu'un manuscrit original de Louis Pasteur.
Jusque-là, on peut dire que c'était assez homogène avec un départ tel qu'on peut les voir en France. Il y a juste toute l'organisation avec les panneaux dans toute l'entreprise qui font un peu démesurés. C'est très centré sur la personne avec des photos de Dave un peu partout. Nous ne sommes pas réellement habitués à une telle personnalisation d'un événement.... Ensuite, le principal intéressé pour ne pas dire le héros de ces 30 dernières années a pris la parole. Il a tout d'abord présenté les personnes qui l'accompagnent : un 1er couple d'amis dont l'homme dirige la société de travaux publics réalisant une majorité des travaux de génie civil sur le site,un autre couple d'amis dont lui était un des avocats contribuant à l'évangélisation autour des vaccins, ainsi que ses beaux-frères et belles-soeurs et sa fille (avocate à Philadelphie). Le seul membre de la famille manquant était son petit-fils. Nous avons donc eu droit à une incrustation vidéo avec sa photo. Ca avait l'air de poser un gros problème à Dave qu'il n'ait pas pu s'absenter du DayCare (ou la crèche). J'ai entendu dire que pour la naissance de ce petit-fils (qui semble être l'unique), il y avait un important meeting corporate en France et Dave n'était pas venu pour être présent à ce moment-là aux côtés de sa fille... comme quoi les américains savent bien gérer leur temps entre obligations professionnelles et personnelles.
S'en sont suivies quelques anecdotes sur ses 30 ans dans la grande maison mais avec assez peu d'éléments qui auraient pu nous permettre de mieux connaître finalement l'histoire de la société de ce côté-là de l'océan. Nous n'avons d'ailleurs pas bien compris ses motivations à partir à la retraite à 58 ans... ni ce qu'il allait faire de ses futures années ! Il va certainement continuer à travailler un peu pour la grande maison en tant que consultant mais aussi à oeuvrer pour évangéliser autour des vaccins. Il semble avoir quelques occupations en tant qu'administrateur de la fabuleuse université de Scranton (!) mais aussi dans d'autres institutions.
Une fois le discours terminé, le champagne a cloturé la soirée, ce qui est un événement car il n'y a d'habitude jamais d'alcool sur le site.
Finalement, les plus grandes différences ou surprises ont été le poids de la famille et des amis dans un événement qui était purement professionnel. La séparation environnement personnel / professionnel est clairement moins marquée qu'en France. Cet événement était vraiment aussi centré USA (tous les chiffres donnés ne concernaient que les US) sans représentation de la France qui reste tout de même le siège social de la société. Il n'y avait pas non plus de représentation française visible de la maison-mère dont la société représente une part non négligeable (11%) et non négligée sur un axe stratégique. En plus, je n'étais pas dans la salle où le champagne a été distribué... donc j'ai tout râté !
PS : je pense que ce post va déclencher moins de commentaires que le précédent sur la nourriture américaine même si cet événement était plus riche en terme historique, scientifique et culturel ! Finalement, il n'y a que la bouffe qui vous fait réagir....

mercredi 16 janvier 2008

Comment recevoir à l'américaine ?

La saison des barbecues étant réellement terminée (ou presque car nous avons tout de même fait un poulet rôti il y a 10 jours à la rotissoire au barbecue), les américains sont bien embêtés dès qu'ils ont à recevoir. Pour répondre à cette situation embarassante, M. Wegmans a la solution.
Wegmans est une chaine de magasins alimentaires implantée en Pennsylvanie, dans le New Jersey, dans le Maryland, en Virginie mais aussi dans l'état de New-York où il a son siège. Ce sont des magasins avec un positionnement un peu haut de gamme pour permettre à ses clients de bien manger (en terme qualitatif mais aussi gustatif) sans trop d'effort. Ainsi, le slogan de Wegmans est « Helping you make great meals easy ». Toute l'Amérique en une seule phrase.... C'est étonnant d'avoir une chaine de magasins qui est tout de même un peu locale mais à l'échelle américaine. Wegmans est une institution dans la région où nous vivons mais complètement inconnu à 500 kms d'ici. De même, quand nous sommes partis cet été en Caroline du Sud, les grandes surfaces nous étaient totalement inconnues. Il semble y avoir une concentration dans les grandes surfaces moins forte qu'en France hormis bien entendu Walmart qui est présent partout aux US sous différentes enseignes (classique et hard-discount).
Mais au fait, comment font donc les Américains pour recevoir ? Wegmans propose plein de plats tout faits mais pour que ça soit plus convivial, il propose aussi des plateaux tout prêts plein de bonnes choses :
* un bon plateau de sandwichs divers et variés avec salami, « jambon » de dinde, ... Pour que cela soit complet et donne bonne conscience, il y a aussi du fromage et surtout de la salade..... Logiquement, il devrait y avoir un peu de mayonnaise pour relever le tout ! * une autre variante est le plateau de wraps : assortiment de dinde, de jambon de salami toujours avec de la salade mais cette fois-ci enroulé dans des espèces de galette assez fine. Généralement pas mauvais et sans mayonnaise. * Pour finir, rien de tel qu'un petit plateau d'oeufs mayonnaise. S'il y a un plat qui est vraiment difficile à préparer et surtout à réussir, ce sont les oeufs mayonnaise ! Je me moque un peu mais bon.... Et devant tant de bonnes choses, nous sommes rassurés et prêts à lancer les invitations en étant certains de réussir un repas parfait qui correspondra aux goûts de tous. Néanmoins, je crains que nous ne réussissions pas à sombrer dans la facilité et qu'il y ait tout de même une résurgence de notre culture sous la forme d'un gratin de fruits de mer, de poulet aux morilles ou simplement d'un homard grillé, faut tout de même pas exagérer !

mardi 15 janvier 2008

La branche pennsylvanienne pour la libération de la Corse

Nous avons trouvé une nouvelle branche du mouvement de la libération de la Corse. Ils recrutent leurs membres assez jeunes. Ici, le climat est favorable au recrutement car la pratique des sports d'hiver nécessite ce genre d'équipement d'ailleurs assez courant ici. En tout cas, avant un week-end dans le Vermont avec des températeurs annoncées assez fraiches, il est nécessaire de s'équiper correctement, même si l'équipement peut aussi atteindre ses limites.
Une fois que les ressources en habits sont épuisées, une autre solution est d'utiliser des sources de chauffage indépendantes. Ceci existe pour les mains, pour les doigts de pieds, pour les pieds mais aussi pour le corps. Pour l'instant, nous nous sommes équipés pour les pieds et les mains. J'ai eu l'occasion de le tester lors d'une soirée de ski, c'est pas mal et assez efficace. Par rapport à ma première utilisation, il y a moyen d'optimiser mais je pense que ce week-end sera un bon terrain pour les tests. Cela se présente sous la forme de petits sachets fins constitués de produits actifs qui commencent à chauffer dès que l'emballage est ouvert et au contact de l'air. On peut mettre cela directement dans la paume de la main avec desagnts ou dans les moufles sur les doigts. Pour les pieds, les sachets se collent aux chaussettes au dessus et au dessous du pied. Comme c'est assez fin, cela rentre dans la chaussure sans trop de difficulté et c'est assez efficace. Nous ferons un retour d'expérience dans de vraies conditions la semaine prochaine.

dimanche 13 janvier 2008

Prêt pour la nouvelle snow storm ?

Une nouvelle tempête de neige est annoncée à partir de ce dimanche soir jusqu'à mardi matin mais avec une intensité de faible à modérée au fil des heures. Néanmoins il est nécessaire de parfaire notre équipement en terme de déneigement. Nous n'avons à ce jour qu'un poussoir à neige laissé par les propriétaires (cassé bien sûr car s'ils l'ont laissé c'est qu'il n'était pas en bon état) et une pelle à neige en aluminium digne de ce nom (celle-ci achetée par nos soins).
Nous avons donc complété l'équipement avec 2 pelles à neige modèles réduits. Nous en avons profité pour nous munir des bras et des jambes qui sont aussi nécessaires pour les utiliser.
Il ne reste plus qu'à espérer que la neige va bien arriver cette nuit et que demain il y aura une entrée à l'école retardée de 2 heures (comme c'est la règle quand il y a de la neige) afin que les pelles puissent être inaugurées. Quant à moi, ce sera tout bon pour le ski de nuit du lundi soir.....

La poursuite de la découverte des Appalaches : ski à Jack Frost

Ce samedi, nous avons poursuivi notre découverte des Appalaches, chaine de montagnes d'Amérique du Nord située à l'est de l'Amérique du Nord, qui s'étend de Terre-Neuve au Canada jusqu'au sud des USA en Alabhama. Son point culminant, le Mont Mitchell est à 2037 m et est situé en Caroline du Nord. Ces montagnes sont vieilles et fortement arrasées. Elles n'offrent que des reliefs peu elevés aux pentes douces.
Néanmoins, les Appalaches permettent tout de même la pratique des sports d'hiver comme à Jack Frost et Big Boulder. Est-ce que le nom de Jack Frost aurait été emprunté au folklore européen où il désigne un être issu de la mythologie germanique représentant le froid et le temps hivernal ? Il semblerait que ces origines remontent au temps de vikings. Jack Frost et Big Boulder sont gérés par Peak Resort (première compagnie de remontées mécaniques du nord-est des Etats-Unis, un peu comme notre Compagnie des Alpes nationale) ce qui leur permet d'avoir un forfait commun. Même si les 2 stations sont distantes de moins de 10 miles, c'est le concept de stations reliées mais par la route (pas étonnant aux US). On peut skier sur les 2 stations dans la journée à condition de prendre sa voiture pour aller de l'une à l'autre. A noter que Peak Resort est aussi l'opérateur de Mont Snow dans le Vermont où nous allons le week-end prochain.
Nous arrivons un peu avant 10h le matin à Jack Frost. Au moment d'acheter les forfaits, nous découvrons la machine à remonter le temps qui permet à Nicolas de rajeunir d'un an ! Il passe donc de 7 à 6 ce qui lui permet de bénéficier encore d'un forfait gratuit. Par contre, pour nous, rien à faire, pas moyen de rajeunir d'un an ou de vieillir de quelques années pour avoir la réduction sénior.
J'avais déjà skié un jour à Jack Frost l'hiver dernier donc j'avais encore le plan des pistes en tête avec ses 30 pistes (plutôt 8 pistes en parallèle dans la forêt mais chaque fois qu'elles se croisent, le nom de pistes change d'où le nombre plus important). Le point culminant est à 662 mètres pour un dénivelé maximum de 183 mètres. C'est pour cela que Jack Frost doit être une des seules stations où la route arrive en haut des pistes ! Je me plais toujours à imaginer la route d'accès à l'Alpe d'Huez arrivant en haut du Pic blanc ou celle de Val Thorens arrivant en haut de la Cime Caron.
En tout cas, malgré des conditions météo la semaine dernière mitigées, pluie, redoux à 14°, la neige est toujours présente en bonne quantité (50 cms) et d'une qualité tout à fait correcte. Nous sommes encore étonnés de leurs résultats en entretien de la neige.
Tom et Nicolas retrouveront leur marques sur les skis sans problème. Nous enchainons donc les pistes sans difficulté pour s'apercevoir finalement que nous les aurons toutes faites. Le snow park reçoit tous les suffrages et nous sommes obligés de le faire plusieurs fois notamment pour sauter sur les bosses.
Nous avons déjeuné sur place à midi. Fidèles à la tradition, nous aurons droit à notre burger ou hot dog avec french fries. Connaissant maintenant l'organisation, nous ne perdrons pas de temps à chercher le restaurant avec une cheminée servant des tartiflettes ou des assiettes de charcuterie.
Au sein du restaurant, nous découvrons un équipement que nous ne connaissions pas en France : la machine à sécher ou réchauffer les gants ou les chaussures. Il est clair que cela peut être utile quand les conditions sont mauvaises. Mais quand on met ses chaussures à sécher sur les 2 embouts, on reste donc en chaussettes à l'intérieur du batiment où tout le monde marche avec ses chaussures

Après le déjeuner, Tom et Nicolas seront les premiers à vouloir retourner skier, alors que nous avons à peine terminé nos frites ! Après quelques descentes du snow park, nous reprenons la voiture pour tester la liaison avec Big Boulder. Nous montons tous dans la voiture avec nos casques et nos chaussures de ski (sauf moi tout de même pour les chaussures) et en route pour les 10 miles. Effectivement, c'est assez rapide malgré l'arrêt au péage pour payer 25 cents (20 centimes d'euro, est-ce que ça vaut vraiment le coup de créer un péage pour cela ?)
A Big Boulder, nous retrouverons le même type de pistes, des tranchées au milieu de la forêt parallèles les unes aux autres.... mais il y a de nouveaux snow parks avec des bosses beaucoup plus grosses. Le problème, c'est que Big Boulder ferme le soir à 22h et que Tom et Nicolas n'étaient pas pressés de rentrer. Je pense que la perspective de skier de nuit avec les projecteurs devait un peu les tenter. Mais finalement, le froid tombant à eu raison d'eux et nous avons terminé la journée à 16h45.

Nous avons aussi rencontré des dameuses. Il a donc fallu poser pour la traditionnelle photo devant les dameuses qui sont d'ailleurs identiques à celles que l'on peut trouver en France. Je pense que nous allons pouvoir commencer une collection de photos de dameuses.

Les stations de ski aux US offrent uassi une activité qui n'existe pas en France : le snow tubbing. Cela consiste à descendre un couloir de neige assis ou couché dans une grosse bouée qui glisse sur la neige. Cela peut se faire seul ou en accrochant plusieurs bouées les unes aux autres. Le choix de la trajectoire est assez simple car la neige est façonnée de manière à avoir des murs de neige qui délimitent les différents couloirs parallèles qui constituent le stade de snow tubbing. Cette activité génère pas mal d'engouement de la part des américains car cette activité se retrouve partout. Vous pouvez au passage constater que l'enneigement est limité là où il n'y a pas de canon à neige.
Cette journée nous permet d'envisager sereinement le week-end prochain dans le Vermont car Tom et Nicolas ont bien tenu toute la journée sur les skis et sont passées sur toutes les pistes sans difficulté... à voir quand il y aura vraiment de la pente.

mardi 8 janvier 2008

Night skiing in Camelback

J'ai commencé hier la saison officielle du Ski club de sanofi pasteur Swiftwater. Ce ski club a pour activité d'organiser une soirée ski par semaine le lundi sur les mois de janvier et de février à la station Camelback qui est à 10 minutes du site. La première étape était de trouver l'organisateur devant nous remettre les forfaits. Etant parti seul du site, je me lance à sa recherche dans la Main lodge où je devais le retrouver : personne avec un sigle Sanofi Pasteur. Après avoir sollicité un employé de la station qui n'avait vu personne lui non plus, je me rends aux caisses de vente des forfaits où une employée le connaissant me propose de m'emmener à sa rencontre. Ne pouvant laisser mes skis sans surveillance (car je n'ai pas de cadenas approprié et les vols de skis sont assez courants d'après leurs dires malgré le vigile qui surveille les racks), j'ai patiemment attendu que mon interlocutrice revienne avec mon forfait. Je vais donc repartir de la case départ la semaine prochaine pour avoir mon forfait car je ne connais toujours pas, Robert Check, représentant du ski club.

Cette sortie ski est un peu particulière car la dernière fois que je suis venu à Camelback, c'était avant les vacances de Noël avec mon collègue Larry Toporek, disparu tragiquement dans sa 51ième année pendant les congés de Noël. C'est un peu difficile car c'était quelqu'un avec qui j'avais réellement de bonnes relations tant au niveau professionnel qu'extra-professionnel.

La température ambiante était tout à fait anormale pour la saison car autour de 6°C pour ce début de soirée. La neige fondait un peu mais la sous-couche étant tellement congelée avec les températures entre -15° et -20° de la semaine dernièreque cela ne posait pas beaucoup de problème. Rien à voir avec de la neige de Pâques en France. Finalement, le tocuhé de neige était assez agréable et fiable dans mauvaise surprise. C'est étonnant la qualité de neige qu'ils arrivent à réaliser par rapport au peu de niege naturelle qui tombe et des conditions météo. Parfois, on aurait quelques leçons à prendre en France.

Etant seul, la fréquence des descentes reste à un bon niveau : entre 4'30 et 5' pour assurer une rotation remontée en télésiège débrayable et descente sans arrêt naturellement, en regard de la longueur des pistes. Au bout de 2 heures, je suis à température car même si les pistes ne sont pas très longues, ce la fait tout de même 24 descentes. Il y a peu de monde sur les pistes mais par contre la proportion d'enfants est assez forte pour du ski en soirée. Vu les difficultés que les nôtres ont parfois à se lever, je ne sais pas comment ceux-ci font après une soirée de ski dès le 1er jour de la semaine !

L'américain standard est assez bavard et peu nombreux sont ceux qui ne m'ont pas parlé quand j'ai partagé avec eux un télésiège (a chair lift). Ma première rencontre a été un ranger patrol dans son habit de lumière jaune. Il commence à me parler de la température agréable et de la neige finalement pas si mauvaise. Il me demande d'où je viens (à croire que j'ai encore un accent ?). Il ne semble pas surpris car il semblait avoir reconnu que je venais de France. Il m'avoue qu'il travaille dans une grande entreprise française de la région. Son activité de Ranger patrol est une activité volontaire qu'il fait pour son plaisir à raison de 2 soirs par semaine. Ca lui permet de skier gratis pour la saison.

La rencontre suivante est une surfeuse qui trouve elle aussi que la température est vraiment agréable à comparé de d'habitude où on se gèle et où la neige est super dure en soirée tellement qu'il gèle.

La troisième rencontre est une femme avec son fils qui fait partie d'un church group (association religieuse) qui organise comme nous une série de sorties ski les lundis soirs. Elle habite dans le coin et ose me demander si je suis ici en vacances. Pourquoi ? ? J'ai un accent étranger ? ? Je fais celui qui n'est pas vexé et lui réponds humblement que j'habite dans la région MOI AUSSI et que je serai là tous les lundis soirs MOI AUSSI.

Je retombe plus tard sur mon collègue le Ranger patrol avec qui je partage une autre remontée. Etant intrigué un peu par son statut, j'investigue un peu plus. Les ranger patrol ont juste pour rôle d'aiguiller les skieurs, de les renseigner ou d'encadrer ceux pouvant avoir un comportement dangereux. Il m'a expliqué que si un skieur se comporte mal, son forfait peut lui être échangé contre une contremarque qui ne permet plus de prendre les remontées. Cette contremarque donne accès à une salle où est visionné un film sur les dangers du ski et le comportement à respecter. A l'issue de la projection le forfait lui est restitué avec un signe distinctif. Si ce skieur a à nouveau une remarque, son forfait lui sera retiré définitivement. Je lui demande aussi ce qu'il faut faire pour être Ranger patrol... ça semble simple, il faut postuler en septembre, suivre une mini-formation le week-end et c'est bon. Il m'a même proposer de me coopter pour la saison prochaine. C'est pas prudent de me proposer un truc comme ça.......

lundi 7 janvier 2008

Repas du soir rapide

C'est samedi soir, on ne va tout de même pas manger une soupe et une salade comme un soir de semaine. C'est l'occasion d'inaugurer notre nouvel achat ! Nous n'avions pas de petit mixer qui nous permette de hacher facilement oignon, ail ou fines herbes. Ce manque est donc comblé désormais.
Notre fabuleuse statue de la liberté M&M's veille sur notre nouvel achat.
Nous sortons du congélateur un paquet de gambas que nous décortiquons. Rien de tel qu'un petit souvenir français pour recueillir les carapaces afin de ne pas en mettre de partout.
Rapidement revenues à la poêle, les crevettes seront accomodées de 2 sauces improvisées. Une première oignons fondus, sauce tomate, tabasco pour relever le tout et une seconde crème / curry.

Accompagné de riz cuisson pilaf (ça fait la différence car plus souple et parfumé), Tom est prêt à déguster son duo de shrimps !
La réussite réside aussi dans la cuisson des crevettes. Le challenge est de les saisir dans l'huile d'olive mais pas trop fortement afin qu'elles soient juste cuites mais qu'elles restent souples. Parfois trop cuites, les crevettes peuvent être un peu dures à manger. Il ne faut pas hésiter à les remuer constamment lors de la cuisson afin de les rotir bien sous tous les angles.
Accompagnées d'un Syval blanc, cépage typique blanc de Pennsylvanie, le repas a été bien agréable : simple mais efficace, à l'américaine !

dimanche 6 janvier 2008

Un peu frais du matin.....

Dès le jeudi matin, tout le monde reprend le chemin de l'école ou du travail. Le constat est saisissant à plusieurs titres. Tout d'abord, la température est assez différente de la France. La voiture indique 7°F mais ce n'est pas vraiment exact.
Tout cela transformé, la température sera de -14°C avec une température ressentie de -22°C en raison du vent qui transperce tout. J'ai l'impression de ne pas avoir de pantalon quand je sors de la voiture tellement qu'il fait froid !Il n'y a plus de neige à Palmer à la maison hormis quelques gros tas issus du déneigement. Quand j'arrive à Swift, le paysage change radicalement en quelques kilomètres : il y a de la neige partout et même au bord de la route. Il semble avoir encore neigé la veille.
Le site de Swift conserve ses paysages hivernaux malgré un beau soleil... qui reste glacial.

Comme après toutes vacances, quand nous rentrons à Palmer, le frigo est un peu vide... Nous avons été sauvé le 1er soir par Pauline qui avait gentiment déposé un colis de "survie" nous permettant d'être autonome pour le 1er soir et le petit-déjeuner du lendemain. Mais néanmoins, le frigo reste vide et doit être rempli (on peut noter les quelques bières dans la porte du frigo mais cela n'est tout de même pas très nourissant).

Pas de comparaison avec un frigo français pendant la période des fêtes ! Pour le nôtre, pas besoin de frontal ou de lancer des recherches particulières pour trouver un yaourt ! (Je ne dévoilerai pas chez qui a été prise cette photo).

Voyage retour

Dès le 2 janvier matin, nous prenons le train pour rejoindre Paris-CDG. C'est un peu une erreur stratégique de prendre le train plutôt que l'avion pour relier Lyon à Paris quand on a 5 grosses valises. N'ayant plus le choix, nous l'avons tout de même fait.
Après une politique commerciale toujours souple d'Air France ne nous permettant pas de rentrer au lounge à 4, ils nous proposeront un surclassement en Affaires pour moi uniquement ! Ceci aurait eu pour conséquence de laisser les 3 autres passagers en éco dont un enfant tout seul à côté d'une autre personne... pas très réaliste tout cela ! Finalement, nous avons voyagé tous les 4 en éco avec un niveau de confort qui reste tout à fait acceptable et qui est nettement meilleur que pour les vols intérieurs US.

Quand nous commençons à survoler le continent américain, nous apercevons les rivières gelées qui charient les blocs de glace. Il semble n'y avoir que peu d'habitations dans cette région qui apparaît tout de même un peu hostile.
Au détour d'un regard par les hublots nous apercevons une ville. Etant situé juste au-dessus d'une aile, il n'est pas très facile de profiter du paysage car la vue est largement obstruée. Il me semble reconnaitre Québec mais.... c'est difficile d'en être certain ! Peut-être que d'autres avis avisés pour confirmer ou infimer....
L'arrivée sur New-York est longue car nous faisons un vol d'approche assez long en étant déjà bas en altitude ce qui fait que l'avion bouge pas mal. Arrivant à Newark, nous avons comme d'accoutumée une belle vue sur Manhattan et sa fôret de buildings. Nous n'aurons pas le temps de finir d'apprécier le paysage car Nicolas sera malade dans l'avion 2 minutes avant d'atterrir.
Nous passerons les formalités de douane sans difficulté après avoir attendu nos bagages une demi-heure. Tous nous souvenirs sont donc arrivés à bon port....

jeudi 3 janvier 2008

Le rush final....(voyage en France fin)

Nous poursuivons notre enchainement infernal avec un repas midi à un endroit et un autre le soir ailleurs pour visiter le maximum de personnes. Ce sera l'occasion de faire une 2ème raclette pendant notre séjour. La gastro intermédiaire a bien remis les choses en l'ordre ce qui nous permettra de bien profiter du plat de charcuterie.

Pour le réveillon, retour à Dommartin. Le ton de la soirée est clairement donné par ce serre-tête un peu particulier. Comme on peut le constater, ce serre-tête a l'avantage d'être unisexe !
La gastro qui nous a atteint en début de séjour poursuit à priori sa route puisque plusieurs ne se sentent pas à 100% en début de soirée. Finalement, les effets ne se feront pas trop sentir... certainement en raison de la qualité du repas !
Pour respecter la tradition, bataille géante de cotillons et de confettis pour inaugurer l'extension de la maison nous accueillant. Les confettis qui ressortent de sous les meubles pendant plusieurs mois seront un bon moyen de se souvenir de ce réveillon.
Dernière étape avant notre retour, repas du 1er janvier toujours sur Dommartin mais cette fois-ci en famille. Le repas raisonnable de la veille nous permet d'être bien pour attaquer ce repas à 100% ou même un peu plus pour rattraper les loupés du début du séjour. Afin de "rincer le fût", rien de tel qu'une (ou deux) coupes de champagnes suivie d'un plat d'huîtres.
Leur magnifique couleur nous indique qu'elles proviennent de Marennes Oléron grâce à la couleur verte de leurs branchies dûe à la navicule bleue (qui donne la couleur verte!). Cette algue se fixe dans l'huitre lors de l'étape d'affinage en claire (bassin d'eau de mer spécifique à Marennes Oléron qui sont en réalité d'anciens marais salants) qui se déroule pendant une durée variable mais pouvant aller jusqu'à 8 mios. Il n'existe pas d'AOC à l'heure actuelle sur les huitres mais simplement un Label rouge (depuis 1989, le 1er en France pour un produit de la mer !). Plusieurs variétés d'huitres existent selon la durée d'affinage en claire : Fine de claire, Fine de claire Verte (Label Rouge), Spéciale de claire, Spéciale pousse en claire (label rouge).
Cette étape d'affinage permet d'avoir un goût moins salé pour l'huitre mais aussi plus délicat mais aussi leur procure une meilleure tenue à l'exondation (capacité pour un animal aquatique à vivre hors de son milieu naturel , l'eau) donc au transport.
Et voici le plat d'huitres après ce long discours :
Nous poursuivons avec des ris de veau aux morille sauce au foie gras : fabuleux ! Nous nous sommes vraiment régalés tout cela accompagné d'un Chassagne Montrachet se mariant parfaitement avec le met.
Les ris de veau ont tout d'abord été blanchis pour enlever leur peau et ensuite revenus dans le beurre pour conserver une consistance fondante.... j'en ai encore l'eau à la bouche !
Et voilà le résultat dans l'assiette.
Le filet de boeuf en croûte attend de passer au four. L'artiste créateur du filet de boeuf l'avait orné d'objets significatifs représentant sa descendance : un piano pour Alice, une guitare pour Ronan, des skis pour Nicolas et un ballon de basket pour Tom.
Après un traditionnel plateau de fromages affinés, nous terminsons par 2 buches de chez Lassausaie, restaurateur renommé du nord de Lyon (1*, MOF 1993).

Au final , le repas a été digne d'un bon restaurant et je crois que les ris de veau vont rester dans les mémoires un bon moment. Félicitations aux cuisiniers !

Poleymieux : qui dit mieux ?

Poleymieux au Mont d'Or : charmant village de la colline des Mont d'Or situé au nord de Lyon où vivent 1159 habitants. Situé entre 276 et 605 mètres d'altitude, ses chemins sont prisés des randonneurs et des cyclistes. Mais la principale attraction de Poleymieux reste la famille Berthel (nom d'emprunt pour assurer une confidentialité toute relative) qui nous reçoit ce samedi soir.
Le club des 4B est donc réuni puisque nous sommes 4 familles à posséder un patronyme commençant par B.
Dès l'arrivée, les annonces vont bon train avec la famille des Buff qui annonce une nouvelle naissance à venir pour mai 2008. Lors de notre prochain retour en France, le bébé sera arrivé ! Même si M. Buff semble admiratif ou pensif, il ne faut pas trop le chercher tout de même : et de 3 !
Le propriétaire des lieux entame la tombola avec les différents objets en provenance des US : on commence à comprendre pourquoi nos valises étaient si chargées en revenant des US. Toujours prêt à jouer le jeu en tant que GO, il vivra bien son n°1. Une fois encore, il est clair que les habits Calvin Klein peuvent permettre à certains de se découvrir... c'est le coming out ?
La maîtresse de maison aura une crise instantanée d'aérophagie déclenchée par ce superbe tee-shirt ! Normalement, celle-ci est prévue pour arriver à son terme dans quelques semaines.

La candidate suivante semble ravie de son cadeau : une valeur sûre pour ne pas s'embêter en 2008 : une activité par jour.
Son mari quant à lui semble n'a pas tiré le plus gros lot mais bon : il faudra tout de même procéder à l'essayage !
Cet essayage semble-t-il plus concluant ? ? ? ?
Comme nous avions eu un prix de gros sur les tee-shirts, il y a eu plusieurs gagnants mais cette fois-ci sans crise d'aérophagie.
Pour finir, ou presque, rien de tel qu'une paire de chaussettes en bouclette pour pouponner devant la cheminée sur la peau de bête en attendant le mois de mai.
Ce couvre-chef ne fait pas partie des objets cultes aux US donc n'était pas à gagner, mais quand on a une tête à chapeau, il ne faut pas s'en priver ! Je pense qu'en jaune, il ne serait pas mal aussi.....
C'est promis, les prochains posts seront un peu plus culturels......

Poursuite des festivités

Nous poursuivons notre séjour français en famille en essayant de retrouver peu à peu un rythme cohérent : arrêter les couchers à 3h ou 4 h du matin et anticiper un peu les levers qui peuvent s'étirer jusqu'à 11h : pas facile de se défaire du décalage horaire !
Même si le paysage peut paraître un peu brumeux, il n'est tout de même pas très tôt quand j'ai pris cette photo.

Vue sur l'église de Lay (621 habitants) et sur les communes entre Loire et Rhône

Les Monts du Forez avec son sommet Pierre sur Haute qui culmine à 1634m. C'est sur ses pentes qu'est installée la station de ski de Chalmazel.

Nous poursuivons les agapes avec quelques verrines à la mode, ......sans être pour autant à 100% avec toujours des restes de gastro.

Et un petit plateau de fromages pour ne pas perdre la main !