vendredi 29 février 2008

Un jour bizarre....

Cette journée débute fort normalement..... beau temps sur l'autoroute pour partir au travail : ciel bleu, température fraîche (-11 degrés), circulation fluide. Le paysage n'est pas fantastique car la neige a disparu et les arbres sont loin d'avoir retrouvés leurs feuilles : il doit rester encore 1 mois et demi d'hiver. C'est comme ça, nous ne pensons pas au temps qu'il peut faire ailleurs et du coup c'est très bien.
A fur et à mesure des kilomètres, je renoue le contact avec la neige....
Nous sommes tout de même loin d'être un jour normal car nous sommes un 29 février. L'objectif de ce jour supplémentaire est d'aligner au mieux le calendrier avec la rotation de la terre autour du soleil. Nous avons communément l'habitude de dire que la durée du cycle terrestre est de 365,25 jours ce qui n'est pas tout à fait exact. La durée réelle est de 365, 2422 jours. La règle simple d'une année bissextile tous les 4 ans était appliquée. Cette approximation a été utilisée pendant de nombreuses années (environ 15 siècles) ce qui fait qu'une dizaine de jours de retard avait été accumulée. Il a donc fallu modifier la règle en intégrant une contrainte supplémentaire. Une année bissextile est une année dont le nombre est :
1) divisible par 4 mais pas divisible par 100
ou
2) divisible par 400.
Ainsi, 2000 était bissextile car divisible par 4 mais aussi par 100 (1er critère out) mais divisible par 400 => bissextile.
2100 ne sera pas bissextile car divisible par 4 mais aussi par 100 (1er critère out) mais par contre pas divisible par 400. Aucun des 2 critères satisfaits donc non bissextile.

Ceci permet donc de supprimer 3 années bissextiles tous les 400 ans. Ce n'est pas tout à fait encore exact mais l'écart est désormais de 3 jours tous les 10 000 ans ce qui est estimé comme non gênant...... Ceci est peut-être à rapprocher de la seconde qui a été ajoutée le 31 décembre 2005 puisque la dernière minute de l'année 2005 a duré 61 secondes....

Néanmoins, quand la dizaine de jours d'écart a été identifiée, lors du passage du calendrier julien au calendrier grégorien en 1582, on passat directement du 4 octobre 1582 au 15 octobre 1582. La Suède a tenté d'appliqué en douceur cette transition en ajoutant 2 jours au mois de février (ça doit faire drôle un 30 février) pendant quelques années afin de se retrouver synchronisée avec les pays voisins.

Le 29 février est donc un jour particulier qui attire l'attention. Ainsi, le journal "La bougie du sapeur" ne paraît que les 29 février. Il est possible en Angleterre pour les filles de demander les garçons en mariage ce jour-là. Au contraire, on ne se marie pas à Chypre un 29 février de peur que cela ne porte malheur. Le musicien Rossini était né le 29 février 1792.

Le "Mouvement de libération du 29 février" milite pour que ce jour soit férié. En effet, les salaires étant souvent annualisés, nous travaillons un jour de plus sans être payé plus tout en ayant à supporté les coûts inhérents à un jour supplémentaire..... Nous qui croyons qu'il suffisait de travailler plus pour gagner plus....


Ceux qui sont nés le 29 février ne fêtent-ils leur anniversaire qu'une fois tous les 4 ans ? Ceux qui se sont mariés le 29 février ne fêtent-ils leur anniversaire de mariage qu'une fois tous les 4 ans ? Ont-ils droit à une "nuit de noces" qu'une fois tous les 4 ans ? Comme notre Gégé national qui s'est marié un 29 février (si je ne m'abuse), l'important pour lui n'est pas que la nuit de noces soit fréquente... mais régulière (une fois tous les 4 ans!).
Demain sera à nouveau un jour normal..... quoique. Quand ce style de camion est arrêté sur le bord de l'autoroute, on sait ce que cela signifie.... il va falloir magner la pelle demain !

PS : post mis à jour avec quelques précisions suite aux remarques de Popo.

jeudi 28 février 2008

Les lundis au ski deviennent hot !

La tradition des lundis soir au ski est désormais bien ancrée. Nous sommes notre petit groupe de français à nous retrouver pour partager un moment de sport mais aussi de détente. L'organisation est rodée : je suis en général le mieux organisé (ce qui est la manière élégante de dire que je suis celui qui part le plus tôt du travail) et je vais récupérer nos forfaits auprès de l'organisateur du ski club. Quand il s'agit d'aller au ski, j'arrive généralement à gérer un planning assez court et efficace !
Ensuite, les différents participants arrivent au fur et à mesure de leur disponibilités (et pour certaine en fonction de leur capacité à respecter un horaire...). Comme il n'y a que 2 télésièges majeurs d'ouverts, il n'est pas très difficile de se retrouver car le téléphone peut être utile mais pas toujours très fiable, non pas en raison de la couverture réseau mais plutôt de la vitesse et du vent qui couvrent le bruit de la sonnerie.
Les retrouvailles se sont bien déroulées cette semaine. Il y a toujours quelques détails à régler avant de se mettre en route. Cette semaine, avec 3/4 d'heure de retard, Mlle Zettofrai a quelques difficultés avec ses chaussures. A ce stade-là, nous n'en sommes plus à quelques minutes près !
Look at the target just under the skipass

C'est un lundi un peu particulier car c'est la dernière sortie de Mlle Zettofrai avec nous car elle termine sa mission dans les Pocons à la fin du mois de février. Fidèle aux sorties ski, l'équipe va donc se contracter et nul doute que la remplacer ne va pas être chose facile......
La météo particulièrement clémente ne nécessite pas un équipement hors pair pour cette fois-ci. La dernière sortie a été un peu raccourcie pour certains car la température aux alentours de -15 degrés avaient eu raison de leur motivation. Les chutes de neige de la semaine dernière avaient attiré un peu de monde mais ce n'était tout de même pas la foule.
L'entretien des pistes est toujours satisfaisant même si avec l'arrivée de la fin de la saison il y avait quelques belles plaques de glace. L'entretien des pistes avait eu la bonne idée de laisser quelques pistes avec des bosses ce qui nous a permis de nous laisser aller à quelques descentes hasardeuses ou à quelques courses nous rappelant notre médaillé d'or dans les bosses en 1992 à Tignes, Edgar Grospiron (même pas la peine de chercher sur internet, on l'a encore en tête).
Lors d'une de nos remontées en télésiège (il n'y a d'ailleurs pas de téléski), Mlle Zettofrai n'ayant à priori pas frais n'hésite pas à ouvrir son anorak pour nous dévoiler le fait que pour sa dernière sortie, elle allait écrire une page d'histoire sur le Bras tree de Camelback. Mes 2 compères présents sur le télésiège et moi-même ne nous laissons pas impressionner et c'est le moment d'armer l'appareil photo ! Nous ne sommes pas certains de revivre un tel moment de sitôt.
Mlle Zettofrai a fait preuve d'une aisance remarquable (pour ne pas dire d'expérience) et a réussi à accrocher l'objet du délit du 1er coup sur l'arbre visé. Comme on peut le constater sur les photos, elle est assez fière de son coup et je pense qu'elle en rit encore. Pour des raisons de confidentialité, la personne assise à côté de Mlle Zettofrai a été masquée :-)
Le coup était donc bien monté et prémédité : l'objet du délit avait été acheté à premier prix pour l'occasion (3$ à WalMart), certains ont pensé qu'il avait été donné par son entourage proche (qui ? en raison de la taille qui manifestement n'était pas la sienne ?).
L'expatriation est faite de départs et d'arrivées... il n'y a pas la même équipe en place du début à la fin et il faut se faire à ce rythme. Bravo à Mlle Zettofrai pour son sens de l'humour et comme je le disais, elle va nous manquer !

dimanche 24 février 2008

Il fait beau !

Après la neige le beau temps ! L'épisode neigeux s'est terminé samedi matin, nous en profitons ce dimanche ce matin pour aller reprendre contact avec les pistes. Nous hésitons entre Blue Mountain qui n'est qu'à 30 minutes de chez nous ou Jack Frost où nous sommes déjà allés et qui est à 50 minutes. Au final nous préferons investir 20 minutes supplémentaires en trajet pour un peu plus de tranquilité sur les pistes.
Pas facile de trouver quelque chose de plus à raconter car la dernière fois nous avions essayé d'être assez complets, le 13 janvier.
Rien n'a changé depuis la dernière fois, nous arrivons toujours en haut des pistes en voiture, il n'y a toujours pas de raclette à midi au coin du feu mais simplement hamburgers et cheeseburgers au self.....
Nous aurions du avoir plus de choses à raconter car nous devions y retrouver des copains de New-York mais qui ont du annuler pour cause de maladie des enfants... à reporter donc.
La bonne neige nous a permis de bien skier. Tom et Nicolas en ont bien profité et ont vraiment fait preuve d'aisance à ski, un vrai plaisir. Nous avons encore réalisé la liaison avec Big Boulder en voiture, à l'américaine.
Il semblerait que Big Boulder soit le creuset des canons à neige, permettant de produire de la neige naturelle mais de manière artificielle (dite aussi neige de culture). On parle souvent de neige artificielle : c'est à tort car c'est bien de la neige naturelle qui n'est faite qu'avec de l'eau mais c'est sa fabrication qui est artificielle. L'histoire débute encore dans un garage (pas pour inventer un ordinateur cette fois-ci) mais pour simplement combler les manques après un hiver pauvre en neige. Ce sont des spécialistes en irrigation du Massachussets (les fameux Tropeano brothers) qui auraient les premiers utilisé leur matériel pour pulvériser des goutelettes d'eau dans l'air froid (ou refroidi car compressé). Evidemment, ensuite plusieurs pistes ont été exploitées en parallèle par des personnes ayant croisé la première équipe. Le 1er brevet semble dater de 1954 et a été déposé aux US. Le 1er enneigeur en France a été implanté à Flaine en 1974.
Pour essayer de trouver quelque chose de remarquable, j'ai un peu traqué cela toute la journée... et pas grand chose à se mettre sous la dent. Du haut de Big Boulder, nous voyons un grand bâtiment blanc.... qui ne nous disait rien. J'interroge donc l'employé du télésiège qui est face à la montagne où ce bâtiment est construit. Sa réponse me scie les jambes (oui, bien les 2) : "c'est vrai qu'il y a un gros bâtiment, on dirait un aéroport mais il, n'y en a pas ici. Je ne sais par contre pas ce que c'est mais c'est une bonne question !". En gros, merci de me l'avoir posée ! Ce ne sera pas la question du jour car la confusion avec un mélèze n'est pas permise.
Quelques remontées en télésiège plus tard, le gars m'interpelle pour me dire : "I know...." : c'est la Pocono raceway. Et oui, il y a dans les Poconos une célèbre piste de Nascar pour réaliser des courses automobiles. Il y a 2 week-ends de courses dans l'année (6 juin 2008 et 3 août 2008). Nascar est l'acronyme pour National Association for Stock Car Auto Racing. Les courses de stock car aux US sont les courses automobiles les plus populaires. il y a 3 grandes catégories de courses : la Sprint Cup Series, la Nationwide Series, la Craftsman Truck Series. Encore une activité à découvrir peut-être cet été....

samedi 23 février 2008

Zapping janvier 2008




Une nouvelle rubrique dans notre blog en 2008 : le zapping du mois précédent. Y sont repris les moments-clés, les meilleurs photos tout cela sur une musique d'anthologie .. qui plus est quand elle est chantée à Philadelphie (une nouvelle constitution dans la ville où a été signée la première).

Enjoy it !

vendredi 22 février 2008

Après la tempête.....

Finalement, la tempête n'a pas été si virulente que cela. J'ai pu allé travailler mais cela s'est terminé plus tôt que prévu. A partir de 13h l'exode a été massif avec le early dismissal annoncé.Il a neigé beaucoup aux alentours de midi... ce qui a certainement du mettre un peu la pression sur le service de la sécurité.
Avant de partir du site, il faut déjà commencer par déneiger la voiture. Il n'est pas tombé assez de neige pour ne pas savoir où elle est mais la neige commence à s'appuyer sur le marche-pied (dit aussi running board). La balayette au long manche permettra facilement d'enlever la neige qui est encore légère.
La route 611 (route à 2x2 voies) à la sortie de Swift est déneigée moyennement, c'est à dire que l'on aperçoit en de rares endroits la couleur du goudron.
Au fur et à mesure des miles, la route devient de plus en plus déneigée... mais cela est certainement du aux chasses-neiges qui nous précèdent. Je n'aimerais pas me prendre sur le pare-brise les gerbes de neige qui chassent quand ils sont à pleine vitesse.
Vu l'état de la route, est-ce que cet early dismissal était vraiment nécessaire ? Je n'ai pas eu de difficulté pour rentrer et les précipitations ont à peu près cessées lors de mon arrivée à la maison. Si cet early dismissal est considéré comme superflu, nul doute que la barre risque d'être fixée plus haut pour la prochaine fois....

Le résultat des prévisions.....

Les images ne nécessitent pas beaucoup de commentaires. C'est l'état dans lequel était la maison et la route quand je suis parti ce matin. Le bruit de la neige se compactant sous les roues de la voiture était bien agréable.....
Vu de mon bureau : la neige continue de tomber et a même plutôt tendance à s'intensifier. Le retour peut être drôle mais les moyens sont mis en conséquence : j'ai croisé 21 chasse-neige ce matin sur mon trajet.

Suite de l'épisode ce soir... US time.

jeudi 21 février 2008

Au programme vendredi

THE NATIONAL WEATHER SERVICE IN MOUNT HOLLY NJ IS CONTINUING A WINTER STORM WARNING, WHICH IS IN EFFECT FROM 1 AM FRIDAY TO 1 AM EST SATURDAY.
SNOW IS EXPECTED TO DEVELOP AFTER MIDNIGHT TONIGHT AND ACCUMULATE UP TO TWO INCHES BY DAWN. THE SNOW WILL CONTINUE DURING THE DAY FRIDAY, BUT IT MAY WELL MIX WITH SLEET OR FREEZING RAIN LATE IN THE AFTERNOON OR EARLY IN THE EVENING. PRECIPITATION MAY CHANGE BACK TO SNOW BEFORE ENDING BY DAWN SATURDAY.
AT THIS TIME, THE FORECAST TOTAL OF SNOW AND SLEET ACCUMULATION IS 5 TO 8 INCHES, WITH THE HIGHEST AMOUNTS OVER THE SOUTHERN POCONOS AND THE HIGHER ELEVATIONS OF FAR NORTHWEST NEW JERSEY.
IN ADDITION, ONE-QUARTER TO ONE-HALF INCH OF ICE ACCRUAL IS EXPECTED OVER BERKS COUNTY AND THE LEHIGH VALLEY IN PENNSYLVANIA AND THE LOWER ELEVATIONS OF SUSSEX, WARREN, AND MORRIS COUNTIES IN NEW JERSEY. THIS LEVEL OF ICE ACCRUAL CAN CAUSE DOWNED TREES AND POWER LINES AND RESULT IN POWER OUTAGES.

President's day

Pas franchement de vacances d’hiver mais un week-end plus que prolongé puisque nous n’avions pas classe vendredi, samedi, dimanche et lundi. Ce lundi-là était celui de President’s day. C’est en 1880 dans le district de Colombia, que fut décidé que le jour de l’anniversaire de Washington serait considéré comme un jour de congé fédéral. Dans les années 80, ce jour de congé s’est généralisé et on célèbrera même à compter de cette date, l’anniversaire d’un autre président des Etats Unis né en février : Lincoln. Petite maxime qui pourrait plaire au Pépé : « Février fait naître des célébrités » !
Bref, tout ça pour leur dire un grand merci pour ce jour de congé supplémentaire. Mais bon, on aurait quand même préféré 15 jours de vacances comme tous nos compatriotes français en ce moment. Après tout, on s’en moque car on sera en vacances d’été bien avant : le 11 juin ! Yes !
J’ai proposé aux enfants d’aller visiter la fameuse Crayola Factory à Easton, musée reprenant l’histoire de la fabrique des craies grasses du même nom. Ce musée se situe à 10 minutes de chez nous, chose extraordinaire pour un pays comme ici ! Les enfants ont d’ailleurs été agréablement surpris quand je leur ai annoncé que nous étions arrivés au bout de ce laps de temps. Première satisfaction.
Avant de rentrer à l’intérieur, nous sommes allés faire un tour à pied aux alentours et plus exactement en direction d’un pont. Ce pont métallique passe au-dessus de la Deleware River, toujours la même, celle que nous avions parcourue (en petite partie) en canoë cet été. Et, de l’autre côté, oh surprise nous étions dans l’état du New Jersey. La Deleware River sert donc de frontière naturelle entre deux états, comme Loïc vous l’avait peut-être déjà dit dans le post sur French Town.
Dans la ville d’Easton, la Crayola Factory ne peut pas se manquer, regardez un peu la façade du bâtiment. A l’achat des tickets d’entrée, le guichetier me fournira 9 pièces dorées (trois chacun, je vous rappelle que Loïc bossait ardemment tout le week-end) qui serviront aux enfants lors de la visite. En effet, il y avait à l’étage des machines à sous recevant ces fameuses pièces, en échange de quoi elles distribuaient des feutres de la marque Crayola bien sûr ! Mais grâce aux bons conseils de Nicolas : « Ne dépense pas tout tout de suite, Tom ! » (mais de qui tient-il ce côté « économe » ?), nous en avons donc gardées quelques unes. Et nous avons bien fait car, un peu plus tard, il faudra fournir une pièce en échange d’un paquet de pâte à modeler. Et notre Tom, bien sûr, en a voulu deux. Pour lui, la philosophie de la vie serait plutôt « toujours plus ». Qui a tort qui a raison ? Peu importe les deux sortiront plus que satisfaits de leur visite. Mais je n’ai pas fini de vous raconter, attendez un peu ! Nous arrivons juste à temps pour profiter d’une présentation reprenant les différentes étapes de la fabrication des craies et des feutres, avec distribution gratuite aux enfants oblige. Puis nous poursuivrons notre visite avec différents ateliers libres : écrire sur les murs (génial, non ?) écrire par terre avec des craies sur un sol en ardoise, s’adonner à la peinture avec passage obligatoire au séchoir pour pouvoir mettre ses œuvres d’art dans un sac en plastique ensuite (tout est prévu, comme d’habitude !). Ce sera ensuite le tour de la pâte à modeler (la fameuse …), activité à la quelle tout le monde participera même les plus grands … Et pour finir, Nicolas et Tom créeront un nouveau chef d’œuvre sur papier canson avec de la cire chauffée, donc liquide mais refroidissant quasiment instantanément une fois sortie du récipient. La cire s’appliquait avec un coton-tige. Tom a choisi de décorer une spirale (même mot en anglais mais je laisse le soin à Tom de vous le répéter au détour d’une conversation, parce qu’en ce qui me concerne ce n’est même pas la peine !!!). Quant à Nicolas, il choisira un gabarit d’étoile (plus facile à dire déjà !). Pour terminer, nous nous dirigerons vers un atelier « canaux ». Cela consistait à faire naviguer un bateau (style péniche), sur un canal, celui-ci étant parsemé de multiples écluses à manipuler manuellement. A la première écluse, un animateur explique aux enfants comment actionner les portes munies de vannes. Ils seront ensuite capable de faire fonctionner toutes les suivantes de façon autonome. Trop cooooool. A la fin du canal, un autre animateur récupère les bateaux. Nicolas et Tom auraient bien voulu en refaire un tour, mais ils annonçaient, au micro, la fermeture du musée dans les dix minutes qui suivaient. Il faut dire que le musée était ouvert ce dimanche-là de 12h à 17h : bizarre comme horaire d’ouverture, non ? C’est la logique américaine, 12h pour manger un petit quelque chose sur place ou plutôt parce qu’ils ont déjà déjeuné et fermeture à 17h car c’est l’heure de rentrer dîner. Et oui, ils sont bien partants pour faire des activités mais il ne faudrait pas non plus en oublier les repas …essentiels à la survie du symbole des Etats Unis : l’obésité !
En parlant de l’obésité et vu l’heure d’ouverture du musée, j’avais passé un bonne partie de ma matinée à cuisiner : tarte à la tomate (c’est la saison, non ?) et chaussons aux pommes (sans le goût du four après la cuisson d’un bon rôti, petit clin d’œil personnel !), qui seront bien appréciés pour le goûter des enfants à notre retour du musée.
Après le goûter, nous enchaînerons directement avec le champagne. Mais bon, vous connaissez déjà la suite. Nous reviendrons en France quand le Président de la république aura mis en place un President's day dans le calendrier annuel !!! Allez, je blague bien sûr, sinon je crains que l'on ne revienne jamais !

mardi 19 février 2008

Anniversaire improvisé

Dimanche, c'était l'anniversaire de Stéphanie. Comme je travaillais ce dimanche, pas facile de prévoir quelque chose sachant que je n'étais pas là de la journée. Finalement, nous nous sommes retrouvés un petit groupe le soir avec la famille qui avait participé à la balade avec les enfants l'après-midi et puis Poleen et les cosmos girls.
Pas le temps de préparer grand chose mais l'essentiel était de se retrouver un moment ensemble. Nous devions représenter tous les expats présents en ce moment car toutes les autres familles avaient profité de ce week-end prolongé pour voyager un peu.
Nous commençons la soirée par l'apéritif pour rester classique. Nous avons encore essayé un "champagne" rosé de Pennsylvanie.... qui n'était pas terrible. On a aussi essayé un autre "champagne" blancs de blancs de Californie qui n'était pas bien mieux. Décidement, il est difficile de trouver un vin effervescent qui tienne la route. Du coup, Jack a accompagné certaines personnes.
Nous ne savons pas si c'est réellement la tradition américaine mais pour distinguer celle dont c'est l'anniversaire, il existe quelques éléments assez particuliers comme l'écharpe mais aussi le diadème. Assez kitch dans le style mais ça fera un souvenir à rapporter !
Les enfants ont été aussi de la fête et ont participé à une course sur leurs chevaux. G. semble être un cheval rodé puisque ses week-end sont consacrés à l'équitation avec son cadet. Pour l'autre équipage, c'est plus difficile car il y a un empilement de cavaliers sur la monture. Finalement, pas de course à l'intérieur de la maison mais simplement une mise en place des équipes. La course sera peut-être pour la prochaine fois ?
La préparation du repas a commencé par la simple ouverture d'une boite de conserve contenant un coup d'oie farci. Les propositions ont été nombreuses pour savoir de quoi il s'agissait (en tout cas, ce n'était pas un mélèze, nous en étions certains). Selon les personnes, les propositions étaient différentes mais par décence pour elles, nous les passerons sous silence. Nous avons accompagné ce coup d'oie d'une salade mais aussi de gésiers confits. Bien évidemment, ça sent le repas d'exception car ces produits sont introuvables ici.
Pour continuer dans la légèreté, nous avons fait une fondue savoyarde. Nous la trouvons ici toute prête en sachet. Comme ce n'est pas parfait, nous avions relevé ça avec un peu de comté frais et d'Apremont (on trouve ça en local). Au final, ce n'était pas mauvais mais encore une fois, ça ne vaut pas une fondue faite avec du fromage frais qui a un vrai bon goût de fromage.
Nous terminerons sur un dôme au chocolat pas fait maison... et oui, c'était improvisé.


Le diadème a fait naitre des vocations refoulées. C'est bien dommage car une carrière semblait possible : ça lui va vraiment à merveille ! La prochaine fois, il essaye aussi l'écharpe.....

lundi 18 février 2008

Il faut bien s’occuper…

Samedi après-midi, Tom, Nicolas et Moi avons profité du très beau temps pour aller nous balader dans un des parcs des environs. Loïc étant toujours très occupé à justifier notre expatriation, j’ai mis les trottinettes dans le coffre et en voiture pour de nouvelles aventures…pas très exaltantes cette fois-ci. Après 20 minutes de route, nous sommes partis à la découverte de ce parc. Au milieu, un assez grand lac rendait le site plutôt sympathique et une route (ou piste cyclable) semblait en faire le tour. Cela faisait bien longtemps, qu’ils n’avaient pas ressorti la trottinette, et oui activités neige obligent ! Ils étaient donc ravis d’en refaire et s’en sont donnés à cœur joie. En longeant le lac, nous avons pu observer des canards et des oies, par dizaines. On se demande bien pourquoi ils ne les « bouffent pas vu le nombre. En voyant tous ces canards, vous pouvez déjà vous douter de la réflexion des enfants : « on aurait du apporter du pain sec pour leur en jeter !
Et bien oui, c’est logique pour des enfants de cet âge ! Et bien non, pas pour un pays comme celui-ci, voyez plutôt pourquoi : En guise de réponse, j’ai dit à Nicolas de nous lire la pancarte. Ceci l’a tout de suite refroidi, comme quoi l’effet escompté est bien atteint. Encore une fois, ici on ne plaisante pas avec les choses sérieuses ! Et dire que, moi, j’en imaginais déjà dans mon assiette en magret accompagné de pommes de terre cuites à la graisse d’oie. Qui a dit qu’on ne manquait de rien ici ?
Bref, cela ne lui a tout de même pas semblé bien sympa pour les canards. Bref, ici, c’est comme ça. Alors, nous avons juste pris une photo et poursuivi notre chemin. Arrivés au petit pont de bois, il a fallu rebrousser chemin car la piste se transformait en chemin d’herbe et de terre.
Le soleil commençant sa descente, nous nous sommes dirigés vers la voiture. Nous nous sommes rendus chez des copains français qui nous attendaient pour le goûter.
Je vous avez bien dit, rien de bien excitant ! Les enfants avaient mal aux jambes d’avoir poussé leur trottinette et étaient épuisés d’avoir fait les fous avec leur copain Sacha. La fin du week-end s’annonçant pluvieux, il fallait qu’on en profite pour s’aérer au soleil. Mais il n’a pas dégelé cette journée-là.

dimanche 17 février 2008

SAP upgrade de l'intérieur

Je vais juste essayer de montrer comment ça se passe.... un peu de l'intérieur. Tout d'abord au début des opérations, il faut tout vérifier dans la salle : les connexions réseau, l'alimentation électrique et les différentes lignes de téléphone. Notre conférencier nous permettant de réaliser les téléconférences en main libre ne correspond pas au numéro téléphonique de la salle. Mon collègue vérifie les différentes connexions. Nous récupérerons un autre téléphone pour que les personnes devant nous appeler puissent effecivement nous joindre. De toutes façons, nous avions besoin de plusieurs lignes de téléphone en cas de problème pour traiter plusieurs problèmes à la fois.

La war room n'est pas dans un bunker mais donne sur l'extérieur. C'est finalement une simple salle de réunion dans laquelle nous avons installé l'équipement nécessaire à ce style d'opération : de nombreuses connexions réseau, les équipements de communication, ainsi que paper-board et tableaux blancs. Vu l'équipe réduite, nous nous sommes affranchis du vidéo projecteur car nous arrivons à tous tenir derrière un écran.

On peut distinguer les sandwichs sur la table mais aussi les paquets de M&M's qui permettent de prendre un snack pour rompre le rythme. L'équipe mobilisée pour cette opération n'est pas trop vorace donc ce ne sera pas un déballage constant de nourriture.

Nous avons eu dimanche après-midi de la visite au bord de nos fenêtres. Comme ce sont des vitres où l'on ne voit absolument pas ce qui se passe à l'intérieur, nos visiteurs ne se sont pas laissés impressionnés par notre présence si près d'eux. Je pense que ce sont les jardiniers qui ne vont pas être très contents. Comme le sol est recouvert de neige partout, les biches mangent ce qu'elles trouvent ! Le houx avec les piquants ne doit pas forcément être à leur goût mais elles n'ont pas le choix.

J'en avais déjà croisé une lors de ma sortie pour aller chercher des sandwichs. La photo n'est pas terrible (j'ai encore oublié mon appareil donc à défaut, j'ai utilisé mon Balckberry). Cela vous permet de voir la neige qu'il y a sur le site (ainsi que l'étang gelé à gauche).


Les autres détails de cette opération ne se racontent pas... en résumé, on peut simplement dire que ce n'est pas simple. !

samedi 16 février 2008

Tom reçoit un copain

Aujourd’hui, c’était le tour de Tom de recevoir un de ses copains de l’école, Roman. Sa maman l’a amené vers 11h30, ce qui leur a permis de s’amuser un peu avant le déjeuner. Tom lui a fait visiter toutes les chambres de la maison, in english of course !
Puis nous nous sommes mis à table avec un peu d’appréhension de ma part suite à l’invitation du copain de Nicolas. Souvenez-vous, Michaël n’aimait pas grand-chose. Eh bien, surprise ! Roman est un « good eater » (bon mangeur) me dit-il. Bonne nouvelle ! Il ne tardera pas à me prouver en dévorant avec appétit son assiette de purée/bâtonnets de poisson pané. Bon d’accord, je n’avais pas mis les petits plats dans les grands et le repas n’était pas très original. Mais, ici, ce n’est jamais gagné d’avance. Bon, cette fois, j’avais ciblé dans le mille. Il en a même redemandé. Si si, ce n’est pas de la blague !
Le repas englouti, ils sont allés jouer dehors : basket ball, quad, vélo, etc… Il ne faisait pas grand beau mais il ne faisait pas trop froid non plus (6°C environ). Roman n’avait pas un T-shirt manches courtes comme le copain de Nicolas. Mais, il n’avait quand même pas de pull, il ne faut pas exagérer ! Un T-shirt manches longues et un blouson mais aussi un bonnet (ouf, nous ne sommes pas complètement maboules, nous les français !) suffiront à Roman pour aller jouer dehors. Tom ne manquera pas de me demander pourquoi, lui, doit mettre un pull alors que son copain est en T-shirt.
Après un moment, ils rentrent jouer aux jeux vidéo. Un peu de course de voitures, puis de foot. Je leur propose ensuite de faire quelque activité manuelle avec les petites perles que l’on pose sur un socle et que l’on chauffe pour assembler et désolidariser du socle. Un cœur pour Roman (Valentine’s day hier oblige !) et une étoile pour Tom. Mais ils ne s’arrêteront pas là, ils en feront encore et encore.
L’arrivée de la maman de Roman sera l’élément déclencheur pour en finir.
J’ai donc profité du moment où Roman se rhabillait pour remercier la maman de nous avoir fait confiance. Loïc et moi, sommes plutôt satisfaits de voir qu’aussi différents de nous soient-ils, ils puissent nous faire confiance si facilement. Je me suis même rendue compte que je n’avais même pas le numéro de portable de la maman au cas où. Me connaissant, je sais, d’ores et déjà, que je ne quitterai pas leur maison en laissant mon enfant sans laisser mon numéro de portable voire même celui de Loïc. Que voulez-vous, on ne se refait pas du jour au lendemain. Bref, tout s’est bien passé et c’est tant mieux. Tom et Roman ont l’air d’avoir passé un bon moment ensemble. Il n’y a plus qu’à espérer que Nicolas et Tom soient, à leur tour, invités chez leur ami. Nous les avons tout de même prévenu de notre différence de culture afin qu’ils ne comptent pas trop dessus non plus. La surprise ne sera que meilleure …

vendredi 15 février 2008

Finalement, c'est quoi un upgrade SAP ?

Ca fait plusieurs mois que j'en parle et je vais essayer de décrire en quelques lignes réellement ce que c'est. SAP ERP (pour Enterprise Resource Planning) est un logiciel qui permet de gérer et piloter l'activité globale d'une entreprise en supportant toutes ses fonctions : finance, comptabilité, achat, ressources humaines, planification, production, qualité, logistique, maintenance, ventes et j'en oublie sûrement. La force de ce logiciel est qu'il inclut naturellement tous les flux d'informations entre les différentes fonctions. Par exemple : l'entreprise reçoit une commande client, cette commande déclenche en interne un ordre de production. Pour produire ce produit, il faut avoir des matières premières donc passer des commandes d'achat. Une fois le produit fabriqué, il faut l'expédier mais aussi maintenir les différentes machines qui ont servi à sa production. Quand le produit est expédié, il faut facturer le client, encaisser son paiement ce qui génère les flux financiers. Tous ces échanges d'informations sont effectués automatiquement.
Le logiciel utilisé est dans une certaine version. L'éditeur assure le service après-vente de ce logiciel (ie la maintenance) pendant un certain nombre d'années. Lorsqu'il arrête sa maintenance, il est nécessaire de passer à la version suivante car si un problème se produit avec le logiciel... il n'y a en gros plus personne pour le réparer. Le fait de passer à la version suivante s'appelle un upgrade. Par exemple, Citroën n'assure plus la maintenance sur les Tubes (véhicule utilitaire dit de type H de marque Citrëen fabriqué entre 1947 et 1981).
Les projets d'upgrade sont généralement assez conséquents même s'ils sont assez simples sur le papier. Il s'agit de copier le système sur une autre machine, de mettre la nouvelle version du logiciel et de voir si tout fonctionne correctement. Finalement, il y a 2 grosses phases : l'installation et les tests. Ce qui est moins simple, c'est qu'il faut s'assurer que les tests exécutés ont la couverture suffisante. Il faut aussi recréer toutes les connexions de ce logiciel avec d'autres existants dans l'entreprise. Généralement, on réalise plusieurs fois l'installation pour découvrir tous les problèmes potentiels. Comme il peut y avoir des différences (autres que les améliorations attendues) entre les versions, les problèmes identifiés lors des tests sont corrigés et ces corrections seront apportées d'office suite à l'installation.
Aujourd'hui, ces opérations vont être réalisées sur le vrai système utilisé par toute l'entreprise tous les jours. Ce soir, tous les utilisateurs étaient obligés d'arrêter leur activité à 8:30 pm. Après un certain nombre de contrôles réalisés et tous les échanges avec les autres logiciels stoppés, il faut exécuter un certain nombre de programmes pour avoir une photo du système avant. Ensuite, on installe la nouvelle version en faisant des sauvegardes à chaque étape majeure afin de pouvoir revenir en arrière en cas de problème. Dans certains cas, on en fait même 2 pour être bien sûr !
Une fois l'installation terminée et les corrections identifiées lors des tests précédents apportées, une nouvelle phase de tests est réalisée cette fois-ci en direct par les utilisateurs. Chaque responsable de fonction de l'entreprise doit signer un procès-verbal comme quoi l'application fonctionne correctement. Il ne reste plus qu'à réouvrir l'accès aux utilisateurs et c'est fini !
Ok, décrit de cette manière-là, ça prend 10 minutes à l'écrire mais en réalité, ce sont des mois de travail et de préparation, des milliers de jours/homme travaillés sur le sujet et quelques points plus particuliers à réaliser.... Les précautions prises sont fonction des risques que cela représente pour l'entreprise : chaque minute d'interruption coûte cher avec plus de 2000 utilisateurs !
Pour réaliser cet upgrade, une équipe de plusieurs personnes se relaye nuit et jour pendant 3 jours et demi. La logistique associée en terme de salle de réunions, connectivité, moyens de communication, site web, hotline, war room n'est pas à négliger ainsi que les pizzas et burgers pour le moral de l'équipe. Tout (on l'espère tout du moins) a été prévu pour qu'un imprévu ne puisse pas se produire : ordinateurs en double en cas de panne, fournisseurs en astreinte en cas de problème, définition d'un titulaire et d'un backup pour chaque rôle, ...
Résultat des courses lundi soir après les tests mais plutôt mardi soir lorsqu'une journée se sera passée avec tous les utilisateurs.

jeudi 14 février 2008

Valentine's day

Aujourd’hui, c’était la Saint Valentin partout dans le monde, mais ici plus qu’ailleurs ! J’ose même dire que cela frôle le ridicule. Je m’en vais vous conter pourquoi.
Après avoir admirer avec beaucoup d’amusement, dois-je dire, les vitrines ou les nombreux rayons des magasins arborant toutes sortes d’objets en forme de cœur et de couleur rouge, nous y voilà enfin ! Je jour J est arrivé et bien arrivé. Même l’école n’y coupe pas, et ce n’est pas peu dire. Dès la première heure, toutes les classes s’affairent à préparer un objet-souvenir en forme de …..coeur bien sûr et …rouge;

ou une décoration à afficher sur le mur de la classe voire même du couloir pour que tout le monde en profite. En voilà quelques exemples

D’ailleurs, j’allais oublier de vous mentionner la couleur à l’honneur aujourd’hui à la Swain school (au niveau de l’habillement), je vous le donne en mille : le ROUGE ! Ah, cela vous fait halluciner, ce n’est pas fini ! Une collègue m’a demandé pourquoi je n’étais pas en rouge. Je lui ai répondu que je n’avais rien de cette couleur relativement voyante dans mon placard, mais que je tacherai d’y penser pour l’année prochaine histoire de ne pas me faire remarquer car je devais être à peu près la seule à me démarquer de la sorte.
Les tables de la cantine sont même dressées pour une Valentine’s party pour les 4-5 ans (et oui, il faut les habituer dès le plus jeune âge), avec des sets de table rouges et roses, des décorations en forme de cœur, rouges et roses bien évidemment et … un buffet à l’américaine c’est-à-dire gold fish (petits gâteaux apéro en forme de poisson), cake, salade de fruits…à servir dans des assiettes rouges et des jus de fruits dans des verres rouges. Comme vous pouvez le constater, rien n’est laissé au hasard. D’autres classes préparent des pochettes en forme de cœur, bien sûr, pour y collecter en temps voulu, tous leurs petits présents. Parlons-en, en effet, des présents. Lors de leur Valentine’s party, chaque enfant a reçu une TONNE (je pèse mes mots, le sac de Tom est aussi grand que lui pour tout contenir) de cadeaux. Cela va de la petite voiture aux nombreux bonbons en passant par des autocollants et des tatouages. En bons français, nous n’avions rien amené, mais je ne regrette rien car c’est hallucinant toutes les cochonneries qu’il y avait dans ces sacs. Voilà les photos pour vous prouver ma bonne foi. Les enfants n’en revenaient pas eux non plus. Nicolas m’a dit qu’il s’était senti un peu triste (je pense qu’il a voulu dire mal à l’aise) quand il y a eu distribution des cadeaux de chaque enfant à ses camarades car, lui, n’avait rien à donner. Mais une petite photo avec sa maîtresse le consolera rapidement. Il y a de quoi, non ? Tiens, cette photo me permet d'ailleurs de réaliser que je n'étais pas la seule à avoir fui le rouge de rigueur, aujourd'hui. En revanche, Miss C. est en décolleté et manches courtes, tandis que je portais un col roulé et une surchemise. Comme certains le pensent déjà, je vais l'écrire : "oui, je sais, c'est certainement moins sexy !" Mais elle a 10 ans de moins que moi et donc bien plus d'écart encore avec la plupart de ceux qui lisent ce blog. Et toc !Quant à Tom, je lui ai demandé si cela ne l’avait pas embêté de ne rien avoir à donner. Ce à quoi il m’a répondu : « ma maîtresse m’a dit que c’était mieux ainsi car cela faisait déjà beaucoup trop ! » D’ailleurs, elle semblait plutôt furieuse quand je l’ai rencontrée à l’heure de la sortie. Je lui ai fait partager mon étonnement et elle a acquiescé : « There’s no limit ! » a-t-elle ajouté. En gros c’est de la surenchère.

En conclusion, la vie ici n’est pas un long fleuve tranquille ; il faut CONSOMMER et c’est un vrai boulot. Nous allons de surprise en surprise. Les magasins ont rangé toutes les décorations de la Saint Valentin pour sortir celles de Pâques …Ici, il ne faut pas de temps mort, des fois qu’on déprimerait avec l’hiver. Nous, la neige, ça nous éclate, les américains et leurs fêtes aussi ! A suivre ….

mardi 12 février 2008

Strange weather.....

Aujourd'hui, comme largement annoncé par The National Weather Forecast in Mount Holly (autrement dit l'équivalent de Météofrance), la neige a fait son retour. Cela a commencé en milieu de matinée pour aller crescendo : pas la grosse chute de neige mais fine et régulière. A 15h30, la direction sécurité du site décide de fermer l'usine pour tous les employés non indispensables (sic). On a enfin notre premier "early dismissal" nous incitant à rentrer chez nous en raison des conditions météorologiques. Cette annonce ne déclenche pas une réaction de masse au sein du département informatique. Tout le monde poursuit son activité... peut-être que les échéances proches enterme de projet ne permettent pas trop de diversion.
1 heure après l'annonce, nous prenons la route sous la neige. En m'attendant, mon collègue commence à déneiger la voiture (il a pu prendre le balai car j'ai oublié de fermer la voiture). Il n'est pour l'instant pas tombé grand chose, un peu plus de 5 centimètres. Le trajet se fera au ralenti (2 voitures engluées dans la neige sur le terre-plein central ainsi que 2 camions). L'autoroute est enneigée mais assez tassée pour pouvoir rouler à allure raisonnable. Nous apprécions notre gros 4x4 dans lequel nous sommes du coup à l'aise. Il nous faudra tout de même 1h15 pour faire le trajet au lieu de 40 minutes habituellement.
Arrivé à la maison, la terrasse est déjà bien recouverte et la neige continue à tomber.
La rue devant chez nous est aussi bien recouverte: on a de la difficulté à faire la différence entre le trottoir et la route. Le seul souci est que la météo annonce que la neige va être remplacée par du sleet (difficile à traduire mais ressemble à du grésil mais plus proche de la glace) et ensuite de la pluie verglaçante. Le trajet demain matin peut s'annoncer aussi un peu difficile... à moins que nous ayons un début de journée reporté (2 hours delay ?).
Pour les enfants, l'école a fermé par précaution à 12h (là-aussi, early dismissal). La neige a vraiment commencé à tomber en début d'après-midi et Nicolas et Tom ont enfin pu inaugurer leurs pelles à neige toute neuves : les mêmes que les vrais poussoirs à neige mais en plus petit.

Il est nécessaire de dégager son entrée et son trottoir : c'est la loi. Et quand on ne respecte pas la loi aux US, on peut avoir un PV (or a fine). Nous avions embauché 2 jeunes étudiants pour faire le travail, plutôt ravis de cette activité ! Comme il commence à y avoir un peu d'épaisseur, c'est un peu de travail.

Les combinaisons de ski sont de sortie car il fait -6° ou -7° (le truc comme quoi il ne neige que quand il fait 0°, c'est de la foutaise). Le déneigement est une activité partagées par tous car dès qu'il neige, tout le monde (les voisins) sort les pelles ou les fraises à neige pour ceux qui sont le mieux équipés (ce qui n'est bien sûr par notre cas, notre propriétaire est bien trop pingre pour avoir doté sa maison d'un tel équipement).
Maintenant, avant de terminer ce post, une petite vérification de ce qui se passe dehors : la pluie verglaçante a effectivement commencé à se déposer sur tous les objets dehors.... une fois encore, demain sera un autre jour....

Nicolas et son copain Michaël

Samedi, pour la première fois, Nicolas avait invité un de ses copains à la maison : Michaël. Ce n'est pas une chose facile quand on arrive est que l'on est étranger. Nicolas a 2 bons copains Michaël et Garrett qu'il voulait inviter. Nous avons donc lancé les invitations. Tous les 2 étaient ok mais il a été difficile de fixer les derniers détails d'organisation avec Garrett.... peur ou changement d'avis des parents ? Nous ne saurons pas mais en tout cas Garrett n'est pas venu. Nous avons donc aidé Nicolas à sa focaliser sur le fait que Michaël vienne et que déjà c'était super : pas de problème, il l'a bien pris comme ça.
L'attente toute la matinée jusqu'à 11h a été longue pour Nicolas mais aussi pour Tom, qui vivait pleinement l'évènement. Michaël arrive à 11h20 en ayant bien entendu prévenu du décalage par rapport à l'heure convenue. Les civilités d'usage sont échangés avec la papa qui amène Michaël. Le 1er contact est plein de simplicité. De plus, il nous ressortira quelques souvenirs de ses cours de français lorsqu'il était en high school (lycée) : c'est toujours sympa. Pour respecter les valeurs américaines, nous lui demandons si son fils a des allergies alimentaires avérées : aucune. Il nous explique simplement que son fils aime les pâtes, les pizzas et aussi les nuggets de poulet et qu'ils tournent entre ces 3 aliments. Oups, ça va un peu changer les plans de midi avec légumes et steak hachés. Nous pensions avoir tapé dans les valeurs sûres... nous les avions certainement mal ciblées.
Jeux pour les enfants avant le repas de midi et nous voilà donc partis à faire cuire des pâtes. Les enfants à table, nous leur apportons donc steaks et légumes ou pâtes. Effectivement Michaël ne veut pas de steak et le problème c'est que dans les pates, j'ai mis du fromage et qu'il n'aime pas le fromage. Pourtant, le fromage n'était pas de l'époisse ou un truc importé comme celui-ci mais du bon cheddar bien américain, orange et sans trop de goût. Sans se laisser impressionner, nous voilà partis pour notre 2ème fournée de pâtes.... mais nature cette fois-ci. Notre seconde tentative sera couronnée de succès car les pâtes seront mangées ! Ouf ! Pour terminer le repas : un petit yaourt ? Raté une autre fois, il n'aime pas les yaourts. Un laitage liquide au bifidus (pour ne pas citer la marque) sera finalement accepté. Pour terminer ce grand chelem, le repas sera terminé par une demi clémentine. Manifestement, nous ne sommes pas sur la même planète alimentaire.
L'après-midi sera consacré à des activités culturelles et intellectuelles comme PS2 : Grand Tourismo, Burn out, .....mais aussi sportives d'extérieures pendant une période sans averse : basket-ball mais aussi soccer (notre vrai football comparé au foot américain). Michaël est déjà impregné du mode de vie américain car après cette séance de sport, il nous demandera un verre d'eau avec des glaçons (il devait faire 2° dehors). Il ne paraît pas frileux car il était en tee-shirt manches courtes sous son anorak.
En fin d'après-midi, il est l'heure de ramener Michaël chez lui. Le GPS nous permettra de trouver le bon chemin car c'est tout de même à 25 minutes de chez nous. C'est l'inconvénient quand l'école n'est pas à côté de là où on habite : les copains sont éloignés ce qui ne facilite pas les contacts. Nous serons un peu impressionnés par la maison qui semble de l'extérieur faire 3 fois la nôtre...
Au final, nous serons satisfaits (ou flattés) que les parents de Michaël nous aient fait confiance pour nous laisser leur fils. Ca n'avait pas l'air de leur poser de problème. Ca devait certainement pas être évident pour Michaël non plus. Il ne savait certainement ce que ça pouvait faire que de passer une journée dans une famille française même si nous avons fait l'effort de parler entre nous en anglais afin qu'il puisse se sentir à l'aise.

dimanche 10 février 2008

2nde visite à Benjamin Franklin

Malgré un temps assez ensoleillé ce matin, nous décidons de partir au musée Benjamin Franklin à Philadelphie. Nous y sommes déjà allés une fois mais n'avions pas eu le temps de tout voir d'où la nécessité de planifier une seconde visite. Hier a été ouverte une exposition temporaire sur Star Wars. Nous ne sommes pas fanatiques de science fiction mais ça peut être l'occasion de découvrir (ou d'essayer à nouveau de découvrir) ce monde mystérieux. Dès notre arrivée au musée, nous sommes accueillis par des personnages en costume qui sont là pour poser avec tous les visiteurs. Selon leurs costumes et leur apparence, Nicolas et Tom accepteront de poser avec eux ou non. Il faut choisir un créneau horaire pour accéder à l'exposition de Star Wars en raison de l'affluence des premiers jours. L'exposition présente comment la science-fiction a pu influencer l'évolution du monde et dans certains cas donner lieu à la mise en oeuvre de certaines des idées contenues dans les films. Souvent le lien est assez lointain par exemple entre les vaisseaux spatiaux ou les véhicules qui ne touchent pas terre et finalement le train maglev à sustentation magnétique. Sinon, l'exposition contient surtout des maquettes et des costumes issus des différents épisodes de Star Wars. Il y aussi des expériences pour les enfants sous la forme de programmation simple d'un robot. Il faut réaliser le programme sur ordinateur, ensuite le télécharger dans le robot et l'exécuter dans le robot pour le faire se déplacer d'un point à un autre. Pas très compliqué mais cela permet de montrer la notion de programmation et aussi de l'architecture entre la machine de développement et d'exécution. Les américains semblent friands de cette culture et l'exposition attire un public de tous les âges. Le passage obligé par la boutique Star Wars à l'issue de l'exposition permet de faire fonctionner le commerce : jeux divers, maquettes ou déguisements remportent un vrai succès. Nous poursuivons notre visite par une séance au cinéma Imax sur la vie dans la station orbitale internationale (ISS pour International Space Station). Très intéressant de voir comment peut se dérouler la vie à bord de la station spatiale notamment avec les différentes sorties dans l'espace que les astronautes peuvent réaliser. Ca ne paraît pas si petit que ça et la vie dans des conditions d'apesanteur donne toujours des résultats étonnants : quand il faut boire, ouvrir un sac de pop-corn, .. Il y avait aussi des images des astronautes dans la navette spatiale lors de son décollage. Impressionnant de voir les vibrations, le bruit ainsi que la vitesse à laquelle elle s'éloigne de la terre.
Entre ces différentes visites, nous en avons profité pour aller voir une exposition sur les trains : fonctionnement d'une locomotive à vapeur, comment passser d'un mouvement translatoire à un mouvement rotatif,... Il y a aussi une locomotive à vapeur grandeur nature qui est exposée et dans laquelle on peut monter. Il a bien entendu fallu casser une partie du batiment pour arriver à faire rentrer la locomotive à l'intérieur. Une animation permet d'expliquer les grandes fonctions de la locomotive et de réaliser un déplacement de quelques mètres avec elle. La dernière exposition réalisée porte sur le sport avec toujours des expériences et aussi des éléments de comparaison (il faut bien faire un peu de sensationnel). La photo du jockey paraît bien petite et celle du basketeur Shaquille O'Neal bien grande notamment quand on compare la taille des chaussures. Il est possible d'essayer de tenir sur une planche de surf : le but est de montrer que pour garder l'équilibre, il vaut mieux avoir les jambes écartées que serrées. L'expérience dans les voitures mesure le temps de réaction au volant d'une simili-formule 1 entre le passage du feu au vert et le début de l'accélération (record : 3 centièmes de seconde). Cette deuxième journée aura été vraiment différente de la première. Je ne suis pas certains que l'on soit définitivement passionnés de Star Wars et l'affluence générée par cette exposition nous a un peu pesé. L'exposition sur les trains est correcte mais nous ne sommes pas ressortis enthousiastes. Le film sur la Space Station était vraiment bien ainsi que l'exposition sur le sport. Une troisième visite sera nécessaire afin de bien avoir fait le tour du sujet et d'en profiter pour voir la prochaine expo programmée sur les pirates et un film en Imax.
En arrivant à Palmer, une petite surprise.... mais finalement de courte durée mais il fait -12,3°c à 22h30.... avec du vent.

Le jour de glace

Nous avons Bénédicte, une collègue qui habite les Poconos à côté de Swift qui a fait un post très intéressant sur son blog à propos du dernier vendredi où il était tombé de la glace.
Aller chez Bénédicte...

samedi 9 février 2008

Un nouveau sport ?

Lors de notre sortie Ice fishing de la semaine dernière, nous en avions profité après avoir marché sur l'eau pour poursuivre notre marche mais sur la terre ferme.
Nous avions commencé par rencontrer une personne qui avait 4 chiens de traineaux. Personnage sympa qui n'a pas hésité à nous expliquer comment ça se passait avec ses chiens tous très gentils. Les chiens étaient bien entendu un peu grands comparés à Tom ce qui n'a pas manqué de l'effrayer. Nicolas en a profité pour poser avec les chiens en leur prodiguant caresses et calins. Le maitre-chien avait aussi un espèce de tricycle permettant de remplacer le traineau quand il n'y a pas assez de neige comme en ce moment.



Nous poursuivons notre balade dans le froid mais cette fois-ci sur la terre ferme. Nous trouvons une espèce de cible avec des frisbees en libre service autour. Nous essayons mais ce n'est pas évident. Il semble avoir différents types de frisbee pour des usages différents. Le froid a raison de nous et nous poursuivons notre chemin. ce n'est pas forcément facile car le chemin est parfois complètement recouvert de glace ce qui rend notre progression délicate. Nous nous arrêtons en chemin car un groupe de personnes tente de lancer leur frisbee à travers des arbres en direction d'une cible.

Du coup, nous leur demandons des explications sur le jeu qu'ils pratiquent et nous indiquent que ça s'appelle du Disc Golf (nommé aussi parfois frisbee golf). Sans s'en rendre compte, nous sommes sur un parcours de 18 cibles de disc golf. Les règles semblent proches de celles du golf. Il s'agit de lancer un frisbee vers une cible et quand on n'atteint pas la cible, on repart du point de chute du frisbee. La définition de l'Association Professionnel de Golf Disc a la définition suivante : "L'objectif du jeu est de réaliser un parcours donné en un nombre minimal de lancers de frisbee". La terminologie utilisée est d'ailleurs la même que pour le golf : chaque cible a un par défini correspondant au nombre théorique de lancers pour atteindre cette cible, un put est un lancer à moins de 10 mètres de la cible, et un ace est quand un joueur arrive à atteindre la cible en un coup.
Une des différences avec le golf est que le nombre de frisbees pouvant être utilisés dans un parcours n'est pas limité alors qu'il l'est à 14 au golf. Les frisbees utilisés sont plus petits que ceux utilisés régulièrement. Il y a trois catégories majeures de frisbees : des putters, des mid-ranges et des drivers. La cible est un réceptacle creux contenant des chaines qui permet d'éviter les rebonds sur la tige centrale et de contenir ainsi les discs ayant atteint leur but.

Le disc golf semble être né dans les années 1900 mais il a réellement progressé dans les années 1960. Il semble avoir été inventé par différentes personnes dans des endroits différents. La Californie semble avoir été le creuset de ce sport. Le 1er championnat du monde a eu lieu en 1986 et il y avait plus de 11 000 licenciés en 2006 dont seulement 8% de femmes représentant un effectif de 900 licenciées ! Il semblerait qu'à ce jour il y ait 14 parcours de disc golf en France.

jeudi 7 février 2008

Mon premier voyage en jet....

Aujourd'hui, jeudi direction Toronto.... Au bout de 7 mois, je m'aperçois que j'ai en charge SAP pour le périmètre NA. J'avais bien vu les US jusqu'à maintenant mais il faudrait tout de même que je m'occupe un peu du Canada ! Afin de rémédier à cela, j'ai donc décidé de me rendre à Toronto aujourd'hui.
Tout d'abord situons le contexte : Toronto et le Canada. Le Canada est le 2nd pays au monde par sa superficie (18 fois la France, soit près de 10 millions de km²) mais compte moins d'habitants que la France (33 millions soit 37ème pays en terme de population). Le Canada n'a qu'un seul pays limitrophe qui sont les USA (frontière sud et Alaska). C'est un pays totalement bilingue vu que le français et l'anglais sont les 2 langues officielles. 57% de la population a l'anglais comme langue maternelle et 22% le français.
L'érable et le castor sont les symboles du Canada officiellement reconnus par l'état Canadien en tant que tel. Les Grands Lacs constituent la plus grande réserve d'eau douce au monde et la Baie d'Hudson est la plus grande étendue d'eau intérieure au Monde. La CN Tower de Toronto est le 2nd plus haut édifice humain au monde après la tour de Dubaï.
Toronto est la plus grande ville du Canada puisqu'elle compte avec sa banlieue 6 millions d'habitants. Toronto est situé au bord du Lac Ontario, et aussi est la capitale de l'état éponyme. Elle est aussi la capitale économique du Canada. C'est une ville sportive qui possède des équipes renommées en hockey (Maple Leaf), en basket (Raptors) ou en base-ball (Blue Jays que l'on avait vu à New-York contre les Yankees). Des initiatives écologiques sont remarquables comme le système de climatisation de certains gratte-ciel du centre-ville qui sont climatisés grâce à l'eau toujours froide du fond du Lac Ontario.
Finalement, pour un voyage d'un jour, qui plus est professionnel, je ne vais pas avoir le temps de voir grand chose (ce n'est pas le but non plus). Départ à 7h de l'aéroport d'Allentown, non pas sur une ligne régulière mais avec un avion privé affrêté par mon employeur. Cet avion est un 8 places qui part le matin et qui rentre le soir. Le départ ne se fait pas de l'aéroport classique mais d'un hangar situé en bordure de l'aéroport ce qui nous affranchit des différents contrôles tant pour le screaning des bagages que pour les formalités de police et d'immigration. Au départ, l'ambiance est sympathique puisque nous sommes accueillis dans le hall par le pilote et le co-pilote. Dès que les 4 passagers sont là, nous prenons nos sacs et nous dirigeons vers l'avion qui nous attend à l'extérieur sur le tarmac.
Nous montons dans l'avion où nous sommes obligés de nous plier en 2 pour arriver à nous installer dans les sièges du fond. Le confort minimum est assuré : sièges en cuir, assez larges, petite bouteille d'eau, café, panières de confiseries, .... Nous fermons la porte, les 2 pilotes se mettent aux commandes et c'est parti. Pas d'attente, nous nous positionnons en bout de piste et l'avion s'élance rapidement et s'élève dans les airs sans difficulté ! Ca paraît vraiment très léger par rapport à un avion "classique". Le trajet se déroule sans difficulté en 50 minutes an ayant le plaisir de voyager au-dessus des nuages sans aucune turbulence. Nous arrivons à Toronto en apercevant les rives du Lac Ontario qui sont couvertes de neige par la tempête de neige qui a sévi tout le mercredi. La circulation est d'ailleurs difficile ce matin à Toronto avec des bouchons un peu dans tous les sens. Notre atterrissage est un peu inquiétant car quand on voit la neige qu'il y a partout, nous nous demandons, soit comment ils ont pu dégager la piste pour qu'elle soit exempte de toute neige, soit comment nous allons pouvoir atterrir s'il y a de la neige sur la piste.... Finalement, ça s'est plutôt bien passé et au cours de notre circulation nous avons recroisé la piste d'atterrissage qui finalement était loin d'être toute dégagée. A priori, ça n'a pas posé de problème !
Nous roulons longtemps pour rejoindre notre hangar car toutes les pistes annexes ne sont pas encore dégagées et celles qui le sont, ne le sont pas intégralement. Le pilote nous réalisera un virage en travers avec l'avion et sera assez content de son coup d'ailleurs, n'hésitant pas à nous demandé si ça nous avait plu ce type de virage ! Une fois arrivés, nous avons du attendre 15 minutes dans l'avion l'arrivée des douaniers. Il est interdit d'ouvrir la porte (ou plutôt la trappe) pour sortir de l'avion avant que les douaniers soient arrivés afin de prévenir toute introduction d'individus ou de substances illicites sur le territoire Canadien (10 000$ d'amende).
Une fois sorti de l'avion, j'en profite pour prendre un petite photo de notre avion qui va nous attendre sagement jusqu'au soir avec les 2 pilotes et je m'engouffre dans la limo qui nous attend car il fait -10 °c avec du vent.
1h15 après avoir quitté l'aéroport, nous arrivons sur le site. Manifestement, il a pas mal neigé hier et les chutes de neige ont du cesser il n'y a pas très longtemps car tout n'est pas très bien dégagé. Il a du tomber environ 40 cm de neige hier. Ma collègue polono-canadienne me propose de me prendre en photo devant l'entrée du site : ça ne peut pas se refuser.
Après une journée bien remplie (j'ai raté l'heure d'ouverture de la cafétéria : je m'en suis tiré avec une soupe et une barquette de sushis), il est l'heure de repartir et le soleil est toujours présent. Au vu de cette première visite canadienne, il est clairement utile que j'y aille un peu plus souvent. Cela me permettra d'avoir peut-être l'opportunité de tester la cafétéria en vrai et aussi d'avoir un peu plus chaud la prochaine fois.
Le retour à l'aéroport en 30 minutes est beaucoup plus rapide. Comme convenu, nos pilotes nous attendent. Après avoir emmené les bagages de certains, ils reviennent nous chercher au salon et partons tous ensemble rejoindre notre avion qui chauffe tranquillement sur la piste.
Le trajet retour semble beaucoup mieux organisé que l'aller. Il y avait certaines fonctionnalités de l'avion que je n'avais pas eu le temps de découvrir. Certes, nous avions les journaux à l'aller (même pas le Canard enchainé bien qu'il soit paru hier) mais au retour, il y a un petit casse-croûte à base de fromage + crackers (la baguette c'est pas mal non plus mais il n'y en avait pas).
Le fromage et les fruits c'est pas mauvais mais parfois ça a besoin d'un petit accompagnement. En plus, en altitude, généralement l'air est plus sec aussi donc il faut faire attention de ne pas se deshydrater. Le matin, un des 2 pilotes avait emporté un petite glacière mais je pensais naïvement qu'elle contenait certainement leur repas de midi. Finalement, nous ouvrons la ice-box et nous voilà agréablement surpris.
Le protocole est respecté car les plus grandes marques de bières sont présentes : Yengling (il vaut mieux l'écrire que le prononcer), Bud, Coors light, Miller Light et aussi Heineken (dite Keken). Ok, c'est pas mauvais mais ça ne compte pas car ce n'est pas de l'alcool. Une collègue ouvre sa tablette qui donne accès à une petite cachette assez richement dotée.

Il n'y a que du léger dans la cachette : Gin, Vodka, et Whisky (je ne sais pas par contre si c'est du Jack Daniels mais je suis sûr que certain(e)s aficionados auraient voulu tester).
Tout ça dégèle l'ambiance et ça détend aussi apparemment le pilote. Très sympa depuis le départ, il n'hésite pas à se retourner pour discuter aves les passagers en plein vol. A priori, ça avance tout seul sans soucis.
Une bonne journée, riche en découverte mais surtout bien utile. Je suis juste inquite pour savoir ce que je vais pouvoir raconter lors de mon prochain déplacement à Toronto car j'ai un peu peur d'avoir tout dit cette fois-ci....
Je pense que M. Charcel's family, qui a emprunté de très nombreuses fois cet avion, aura quelques éléments à ajouter sur ses diverses expériences.

mercredi 6 février 2008

Sortie scolaire : le planétarium.

Lundi dernier, les classes de Kindergarten (entre autres, celle Tom) et de first grade (entre autres, celle de Nicolas) se sont rendues au planétarium d’une middle school des alentours, si l’on peut dire !!! Nous avons roulé près de 50 minutes pour nous y rendre. Ici, c’est un trajet tout-à-fait raisonnable pour une visite d’une heure. Je dis « nous » car, je faisais partie du voyage, raison professionnelle oblige car aucun parent n’était souhaité cette fois-ci. En effet, le meilleur moyen de motiver les troupes françaises (âgées de 5 à 7 ans) pour se lancer dans une production d'écrit est de s’appuyer sur une sortie scolaire. C’est chose faite, il faut maintenant l’exploiter avec les enfants.
Les enfants sont très excités à l’idée de cette sortie scolaire (« Field trip » en anglais) et, comme d’habitude quel que soit le pays, de prendre le bus; surtout Nicolas et Tom qui n’y ont pas droit pour se rendre à l’école. Je ferai donc l’aller avec la classe de Tom et le retour avec celle de Nicolas, normal ! Arrivés au planétarium, nous sommes accueillis par l’animateur, qui nous conduit directement à l’intérieur, après les présentations. Comme les autres, il sera étonné et impressionné de ma présence, même plutôt fier.
Chaque enfant prendra place dans un des nombreux sièges du planétarium, salle ronde aménagée d’un grand dôme. Cela aura un effet plutôt calmant sur les enfants. Ils étaient tous dans l’expectative ! Après m’avoir demandé de ne pas prendre de photos pendant le déroulement de la séance, il commença par quelques questions aux enfants. Inutile de vous préciser que les élèves travaillent ardemment sur le thème de l’astronomie en ce moment avec leur professeur de sciences et leur institutrice. Cet interrogatoire me permettra de constater que le sujet plaît beaucoup à Tom et Nicolas. En effet, ils ne seront pas les derniers à lever le doigt pour répondre aux questions. Ce qui m’a vraiment fait sourire sans un peu de fierté, tout de même, pas de fausse modestie ! Puis le show commença ponctué de questions, de commentaires scientifiques et du récit de la légende justifiant le nom donné à une constellation : la Grande Ourse, « The Great Bear ».
Tom raconte : « Un ours allait dans la maison des indiens et jetait tout par terre. Les indiens ont tout remis en place. L’ours est revenu et a re tout cassé, tout jeté par terre. Les indiens ont essayé d’attraper l’ours. Mais ils ne pouvaient pas l’attraper. Alors ils l’ont laissé partir. »
Voilà la version de Nicolas, qui pourra éclaircir celle de Tom, ma foi pas très convaincante. Mais il ne se souvient plus de la fin. Cela fait plus d’une semaine maintenant. Nicolas raconte : « C’est un ours qui venait dans un village d’indiens et il cassait tout. Les indiens remettaient tout en place. Mais l’ours revenait, cassait tout de nouveau. Et les indiens replaçaient tout. Alors, ils se regroupent pour discuter. Ils décident de chasser cet ours. Après une semaine de chasse, ils attrapent l’ours, l’attachent et le lancent dans le ciel si fort qu’il reste dans le ciel. »
Nous avons donc appris ou revu les notions suivantes :
* Earth rotating pour comprendre pourquoi il faisait tantôt nuit, tantôt jour, où que nous soyons (Tom et Nicolas semblent, de ce fait, avoir bien intégrés pourquoi les copains, cousins, grands-parents et autres français étaient déjà au lit quand ils faisaient leurs devoirs),
* Earth revolving pour comprendre la durée d’une année.
* Les différentes planètes appartenant au système solaire : leurs caractéristiques comme la couleur, l’éloignement par rapport au soleil, la température qu’il y fait, etc.… Il s’attardera un peu plus longtemps sur la Lune. Nous visionnerons un petit film montrant quelques astronautes (« trop cool » !) évoluant sur cette planète quelque peu mystérieuse pour les enfants. D’ailleurs, Tom ne manquera pas de me demander : « C’est quand qu’on va y aller, nous ? ». Je vous rassure tous, rien n’est encore au programme pour cette destination. Je pense même que, si nos enfants doivent le faire, ce sera certainement sans nous, car trop vieux voire même plus de ce monde. Mais c’est tout le mal que je leur souhaite, surtout si je ne suis plus là pour le voir. La présentation terminée, nous avons repris le school bus (re 50 minutes) pour rentrer à l’école. Puis chaque classe a rejoint ses appartements pour déguster le contenu de leur « lunch box » préparée avec amour par leur maman (Nicolas et Tom étaient les seuls à pouvoir satisfaire leurs papilles avec, en dessert, une bonne papillote dont je tairai la marque de peur que des milliers d’internautes ne débarquent sur le blog par cet intermédiaire…).
Conclusion de la sortie, vous vous en doutez : Trop coooooool ! Cela dit, je suis tout-à-fait d’accord avec les garçons. L’animateur a été très professionnel, son vocabulaire étant vraiment adapté au public. Ses explications étaient simplement fournies. Les enfants ont vraiment apprécié si l’on en croit leur participation active. Il ne reste plus qu’à utiliser toutes ces choses intéressantes, pédagogiquement parlant… J’en vois déjà sourire derrière leur ordinateur en pensant à leurs belles années d’enseignement !

mardi 5 février 2008

French Town / New Jersey

Le week end dernier, nous hésitions le dimanche matin entre snow tubing ou aller faire un tour dans la vallée de la Delaware River. En regard du beau temps, nous nous décidons pour la sortie au bord de la Delaware. Nous gardons en réserve l'activité snow tubing pour un autre jour à la météo moins clémente.
La Delaware River est la rivière qui constitue la frontière naturelle entre l'état du New Jersey et de la Pennsylvanie. Ce fleuve est assez court car il ne parcourt que 660 km. Plus au nord, la Delaware constitue aussi une partie de la frontière entre les états du New-Jersey et de New-York. La Delaware est une rivière assez peu profonde car on en voit le facilement le fond. C'est pour cela qu'elle a été recreusée entre Philadelphie et la mer afin de la rendre navigable au moyen d'un chenal de 180m de large et de 9m de profondeur. Son cours est assez calme avec seulement quelques chutes d'ampleur limitée comme le Delaware Water Gap (point de passage célèbre entre Newark et Swift lors de nos business trip d'une semaine). La Delaware river est utilisée par la ville de New-York pour alimenter ses habitants en eau potable. Même si le soleil brille, il n'empêche que le temps reste frais comme peuvent en témoigner ses cascades de glace. La couleur de certaines attire notre attention jusqu'à nous faire arrêter au bord de la route. Finalement, il semble que les couleurs étaient purement artificielles et réalisées à l'aide de quelques bombes ou pots de peinture. Après quelques kilomètres sur une petite route en bord de rivière, nous atteignons la ville de Frenchtown. Au premier abord, la ville semble mignonne avec des maisons assez soignées. Après s'être garés dans une rue adjacente à la rue principale, une promenade à pied nous permet de faire le tour rapide de la ville. C'est vrai que ce n'est pas vilain mais on en fait vite le tour ! Nous profiterons de cette visite pour manger rapidement dans un restaurant au bord de la Delaware : assez agréable quand il fait beau. La Delaware a tout de même commencé à geler sur ses rives car même s'il n'y a pas un courant énorme, c'est tout de même loin d'être un lac. Sur le chemin du retour, nous nous arrêterons dans un autre village encore plus creux que le 1er. Finalement, cette sortie a été bien agréable mais pas très dense. Après avoir débriefé avec des collègues, il s'avère que l'on n'a pas poussé la balade assez loin et que la ville intéressante est la suivante : New Hope ! Nous avons donc une nouvelle idée pour une sortie dominicale.... 2 autres intérêts peuvent s'ajouter à la sortie : l'alcool est en vente beaucoup plus libre dans le New Jersey ce qui fait que l'on peut trouver des cavistes plus achalandés qu'en Pennsylvanie. Un autre attrait est que le niveau des taxes sur l'essence est moins élevé....20 cents environ le gallon, ça ne paye pas le déplacement !

Un restaurant au nom bizarre

dimanche 3 février 2008

Notre 1er Superbowl....

Evènement incontournable quand on vit aux US, c'était ce dimanche le Superbowl... alias la finale de la NFL (National Football League). C'est l'évènement télévisuel le plus regardé aux US et c'est quasiment un jour férié désormais. Sa renommée va aussi grandissante en raison des artistes de grande renommée qui se produisent avant la compétition et à la mi-temps.
Cette finale oppose les vainqueurs des 2 conférences : the AFC (American Football League) and the NFC (National Football Conference. C'est comme si on avait en France 2 championnats de football avec des équipes différentes : un pour la Ligue Française de Football et un autre pour la Fédération Française de Football. Cette année, la finale oppose les New-York Giants aux New-England Patriots (basés à côté de Boston).
Ca commence par l'entrée des 2 équipes sur le terrain. Après, tradition oblige, hymne national avec diffusion d'images de troupes en Irak. Les joueurs ne sont pas la main sur le coeur. Pour clore l'hymne, incrustation vidéo avec des avions de chasse américains. L'hymne est chanté en direct par une chanteuse noire qui chante très fort.
Ensuite, une statue est remise au joueur de l'année. Ensuite, on tire à pile ou face pour savoir qui va commencer. Les New England Patriots ont donc à choisir d'avoir la mise en jeu ou leur terrain. Toutes ces animations sont naturellement séparées par de la pub ce qui rallonge considérablement le process.
Après le kick-off (alias le coup d'envoi), ils commencent tous à courir après le ballon. Il faut dire que même après une lecture rapide des règles du jeu sur internet, ce n'est pas évident d'arriver à suivre ce qui se passe et les commentaires du speaker ne nous aident pas forcément. Ca semble tout de même assez violent avec un jeu qui est haché. Les actions de jeu sont courtes et rapides. Quand il y a un arrêt de jeu, ils en profitent pour diffuser un petit spot de pub. Les marques de voitures, de bières et de boissons sont les plus présentes lors de ces coupures de pub. Toute annonce, toute prise de vue spécifique (aérienne, sur le bord de la touche et autre....) est sponsorisée par une marque particulière.
Ici, les supporters des 2 camps sont ensembles dans les tribunes : il n'y a pas de tribune réservée aux supporters des Giants et une autre pour ceux des Patriots.
Un des éléments importants du SuperBowl est le show de la mi-temps (ou plus exactement entre le 2nd et 3ème quart-temps). Cette année, c'est Tom Petty l'artiste vedette (il a en réalité 10 ans de plus que sur la photo et aussi la barbe). Purement américain à jouer du rock proche de la country, cette artiste de 57 ans a l'air de jouir d'une certaine popularité aux US. Il n' a certainement pas obtenu 18 nominations aux Grammy Awards depuis 1981 sans raison. Il a aussi son étoile sur Hollywood Walk of Fame avec son groupe les Heartbreakers. Le show se déroule sur la pelouse où il amène une scène de taille respectable en plusieurs morceaux. Cette année, le show étant sponsorisé par Budweiser, la scène avait la forme de l'étoile Budweiser. Le show est assez rapide et dure entre 15 et 20 minutes. C'était d'ailleurs assez long pour moi, ça manquait un peu de tonus.
Dès la scène démontée, le match reprend pour les 2 derniers quarts-temps. C'est toujours pareil avec des interruptions de pub interminables. Il faut vraiment se prévoir autre chose à faire en parallèle... ce n'est pas possible d'être dans le match car il y a plus de pub que de match.
Finalement, je n'ai pas été passionné par le Superbowl. Il faudra essayer dans un autre contexte avec des américains peut-être. La vraie organisation, c'est peut-être celle de nos voisins qui avaient mis des ballons aux couleurs des 2 équipes et qui avaient invité des copains et ressorti le barbecue devant la maison pour faire cuire les ribs !
Finalement, les New-York Giants ont remporté ce match 17 à 14. C'était tout de même plus intense à la fin avec un peu de suspens......
Ensuite, il y a le spectacle d'après-match avec une pluie de papiers de toutes les couleurs dans un satde couvert immense... d'environ 73 000 spectateurs. J'en ai ma dose.... je retourne sur l'ordinateur.

Le retour de ce con de Gégé et de sa webcam.....

Il y a quelques mois, notre copain Gégé s'était illustré de belle manière en achetant une webcam mais sans micro. Lors de son premier appel, fier de son acquisition, on le voyait avec une image semi-sombre mais il nous avouait dans un soupir désabusé par rapport à lui-même, qu'il avait oublié d'acheter un micro. Nous avions terminé la conversation au téléphone.....
Après de longs mois de réflexion et certainement de conseils de la part des différents vendeurs des magasins spécialisés, notre Gégé national s'est racheté une nouvelle webcam avec un micro intégré. Aujourd'hui était venu le grand jour d'essayer la nouvelle webcam ? ? ? Qu'allait-il manquer aujourd'hui ? Avait-il réussi à acheter une webcam qui ne transmette pas d'image ? Nous n'en étions pas loin.....
Lors de la première connexion, nous entendons notre Gégé ! Merveille... par contre l'image ne vient pas, ne vient toujours pas... une tentative de reconnexion, une autre... et finalement l'image apparaît ! Bon d'accord, elle est sombre, floue mais il y a une image.
Après quelques manipulations dont certaines se sont même révélées fructueuses, nous arrivons à les reconnaître à l'écran. Afin d'immortaliser cet instant mémorable, nous avons même pris notre écran en photo car nous ne sommes pas certains que ça fonctionne correctement une autre fois. Mais non, mon Gégé, tu as été royal, fidèle à toi même et finalement, ça a fonctionné, non ? C'est bon, la légende est toujours vivante.... et même plus que jamais car tu es déjà une star côté nord-amérique !

samedi 2 février 2008

Ice fishing

En ce samedi matin, étant tout neuf de la soirée de la veille (était-ce le cas de tout le monde ?), nous décidons de partir à la pêche... mais pas la même pêche que les margarita girls...... Avec le temps froid qu'il règne dasn ces contrées, le moment est venu d'aller pêcher sous la glace. C'est une pratique courante ici qui semble faire partie de leurs traditions. J'en ai discuté avec quelques collègues qui faisaient ça dans leur enfance et qui continuent désormais avec leurs enfants.
Après une recherche circonstanciée sur internet, nous trouvons 2 endroits où il est possible d'avoir une initiation au ice fishing aujourd'hui en Pennsylvanie. Le 1er endroit se trouve à 4h30 de route de chez nous.... c'est grand la Pennsylvanie ! Le 2nd est dans les Poconos donc à 1h de route de chez nous. Un pique-nique minimum dans le sac à dos et nous voilà partis. Nous nous ferons avoir par l'adresse du State Park où se déroule l'animation car nous avons comme adresse de référence la ville où est sa boîte postale ce qui est assez loin du point cible. Finalement nous trouverons la bonne adresse et c'est là que ça se complique. Le GPS optimise la distance et le temps : pour ce faire, il nous fait rentrer dans le parc par une entrée secondaire qui est une piste forestière au départ un peu enneigée mais c'est sans prendre en compte les 2 ou 3 cm de glace tombés hier. Nous voici donc sur une piste à peu près plate mais qui est une unique plaque de glace : les 2 tonnes du Ford Explorer sur ce revêtement ne sont pas évidentes à manoeuvrer. Au bout d'un moment, nous essayons de nous arrêter, ce qui s'avère pas évident.
Nous décidons tout de même de poursuivre à vitesse réduite en demandant aux 4 roues motrices de prendre du service. Plus ça va, et moins ça va..... à l'arrêt suivant, difficile d'arrêter la voiture qui poursuit sa route les 4 pneus bloqués. Nous tentons un 1/2 tour mais les 4 roues patinent. Etape suivante : on enclenche la boite courte en lâchant le frein, la voiture glisse sur le côté, se déplace en crabe mais réussit à reculer tout de même de quelques mètres. Stéphanie descend pour faire un photo, elle aura le plus grand mal à conserver une posture de plantigrade..... elle a bien failli retourner au stade de digitigrade !



Nous sommes vraiment sur une plaque géante de glace vive qui a recouvert toutes les traces précédentes qui auraient pu permettre de conserver un minimum d'adhérence. Je n'ai d'habitude pas peur au volant avec la neige ou autre mais là, je ne faisais pas le malin. Je nous voyais bien arriver sur une partie du chemin un peu en devers et glisser gentiment dans le fossé et ne plus pouvoir en sortir et d'être obligés d'aller chercher l'autochtone avec son treuil pour nous sortir de ce mauvais pas. Il n'en a rien été : la raison a dépassé notre courage et nous avons réussi finalement à faire 1/2 tour.

Aussitôt retounés sur le bitume, nous interpelons le 1er gars du coin qui nous explique un chemin safe pour rejoindre notre but : Hickory State Park. Il avait tout de même un 4x4 énorme qui faisait chasse-neige, c'est peut-être ce qui nous aurait fallu. Finalement, pas de problème et nous arrivons à bon port à destination à la fameuse animation (la Winterfest comme ils disent). Ca ne sent pas la foule sur le parking recouvert de glace où nous nous garons discrètement (je ne vous fais pas de dessin).

Nous nous rendons au bord du lac et prenons contact avec l'animateur qui nous propose de le suivre sur le lac gelé. Vu que tout est glacé tant sur les rives du lac que le lac lui-même, il n'est pas aisé de se déplacer. La première étape est de réaliser un trou dans la glace à l'aide de la tarière à main. Quand la glace est plus épaisse, une tarière thermique peut être plus efficace. Avec le petit vent frais qui souffle sur le lac, le maniement de la tarière est un bon exercice pour se réchauffer. Ce n'est pas forcément très simple à manoeuvrer car l'extrémité est très coupante donc il faut faire attention de ne pas riper et de ne pas se couper un pied !
Le trou creusé, il faut faire attention que celui-ci ne se rebouche pas rapidement sous l'action du gel. Pour ce faire, nous avons utilisé une écumoire spéciale dont le manche est gradué : c'est le moyen de mesure l'épaisseur de glace. Il y avait 5 pouces de glace ce qui permet de supporter 800 livres.



L'abaque suivante permet de savoir quelle activité pratiquer en fonction de l'épaisseur de glace. Quand les lacs sont un peu grands, les pêcheurs vont directement dessus avec leur voiture.... on est américain ou pas ! Cette abaque peut don être utile.

Le règlement en Pennsylvanie indique qu'il est possible de pêcher dans 5 trous à la fois. Pour ce faire, il existe des systèmes automatisés qui se déclenchent dès qu'un poisson a mordu et exerce une tension sur le fil. A ce moment-là, le drapeau se lève et indique au pêcheur la bonne nouvelle.

La méthode traditionnelle avec une canne à pêche est pratiquée généralement dans le 5ème trou, les 4 autres étant équipés de systèmes automatiques. Nicolas et Tom essaieront mais resteront bredouilles. Le lac sur lequel nous étions n'est pas très poissonneux mais l'objectif de la présentation était de montrer comment ça se passait plus que de rapporter la friture.




Nicolas et Tom essaieront de pêcher avec la canne mais l'eau n'était pas très profonde et qui plus est avec un fond sablonneux. L'eau très claire nous permettait de bien voir le fond mais devait aussi permettre aux poissons de voir des ombres bizarres au-dessus d'eux.


Pour ce genre d'activité, il faut vraiment faire attention car elle comporte un certain nombre de risques. Nous avons donc respecté à la lettre toutes les consignes qui étaient données afin de minimiser la prise de risque.

Traduction de la légende : L'épaisseur et les caractéristiques de la glace ne sont pas surveillées dans cette zone

Encore une belle découverte qui nous a permis de découvrir une activité traditionnelle locale et aussi d'être vraiment en osmose avec la nature ( et surtout avec la température et le vent...).

Friday night fever.....

Afin de terminer la semaine, petite détente entre amis...... En attendant que l'équipe soit au complet, nous débutons les hostilités comme convenu. C'est un grand jour car Valxxxx reprend du service à l'apéritif après une interruption de 15 mois pour cause de grossesse (non, non, elle a une gestation normale de 9 mois, et elle n'a pas accouchée à terme + 6 mois non plus).
Les 2 cosmos girls m'ont offert une photo originale de Lenny Kravitz dédicacée (je veux bien être un peu naïf mais tout de même). Elle trône désormais en bonne place sur la cheminée (la photo, pas la cosmos girl).
Les différents posts du blog seront évoqués le temps de l'apéritif et notamment celui du Bras tree avec la désormais légendaire proposition de Jean-Paul et de son mélèze qui a fait bien rire tout le monde encore une fois : une vedette par blog interposé : gare à la prochaine proposition, je n'ose plus poser de question !
Gxxx nous fera une démonstration du concept de multi-tache (un point fort du Mac ?) en s'occupant de Martin et du champagne en même temps.
Au niveau de la cuisine, ça a été du vite fait car le vendredi soir, pas facile d'avoir le temps de réaliser un repas gastronomique : fricassées minutes crevettes et noix de Saint-Jacques à l'apéritif et fondue bourguignonne avec tiramisu au top réalisée par Paulxxx pour terminer le repas.
Nous connaissions les dommages colatéraux des homards mais pas encore ceux de la fondue bourguignonne. C'est fois-ci, nous avons l'expert en la matière qui a réussi à customiser sa chemise d'une manière parfaite.
Le seul incident de la soirée, une des cosmos girls (rebaptisée depuis margarita girls) a failli repartir avec une partie de notre chauffage... au pied. Cela parraissait plus simple plutôt qu'elle ne reparte qu'avec une chaussure.... Finalement, tout s'est bien terminé, en faisant appel à la force d'un des abonnés du fitness center, tout est rentré dans l'ordre : la margarita girl avait ses 2 chaussures et notre système de chauffage a retrouvé son intégrité : ouf !

De la glace tombe du ciel....

Hier, il est encore tombé de la glace du ciel. Phénomêne peu commun en France, cela semble assez courant ici et les personnes y sont assez bien préparées.
Quelques photos extraites de la journée d'hier et de l'évolution des conditions au fil de la journée.

Une demi-heure après notre arrivée, la voiture est recouverte de petites boules de glace qui se solidifient les unes aux autres.

Le parking devient glissant malgré l'équipe de 70 personnes en charge du déneigement et de la sécurisation du site quand ce type d'évènement.Les arbres se couvrent de glace car après les boulettes de glace, c'est de la pluie qui se met à tomber et qui se solidifie partout dès sa chute.

Gros plan sur les branches des arbustes.Un des ponts à l'intérieur du site qui est tout gelé : nous recevrons 4 messages de la sécurité du site nous invitant à la plus grande prudence lors de nos déplacements à pieds mais aussi lors de notre retour à notre domicile.

Tout est recouvert de glace : même les pneus de la voiture avant de prendre le chemin du retour, toujours sous une pluie battante qui glace tout sur son passage (y compris nous....).