Le paysage n'est pas fantastique car la neige a disparu et les arbres sont loin d'avoir retrouvés leurs feuilles : il doit rester encore 1 mois et demi d'hiver.
C'est comme ça, nous ne pensons pas au temps qu'il peut faire ailleurs et du coup c'est très bien.
A fur et à mesure des kilomètres, je renoue le contact avec la neige....Nous sommes tout de même loin d'être un jour normal car nous sommes un 29 février. L'objectif de ce jour supplémentaire est d'aligner au mieux le calendrier avec la rotation de la terre autour du soleil. Nous avons communément l'habitude de dire que la durée du cycle terrestre est de 365,25 jours ce qui n'est pas tout à fait exact. La durée réelle est de 365, 2422 jours. La règle simple d'une année bissextile tous les 4 ans était appliquée. Cette approximation a été utilisée pendant de nombreuses années (environ 15 siècles) ce qui fait qu'une dizaine de jours de retard avait été accumulée. Il a donc fallu modifier la règle en intégrant une contrainte supplémentaire. Une année bissextile est une année dont le nombre est :
1) divisible par 4 mais pas divisible par 100
ou
2) divisible par 400.
Ainsi, 2000 était bissextile car divisible par 4 mais aussi par 100 (1er critère out) mais divisible par 400 => bissextile.
2100 ne sera pas bissextile car divisible par 4 mais aussi par 100 (1er critère out) mais par contre pas divisible par 400. Aucun des 2 critères satisfaits donc non bissextile.
Ceci permet donc de supprimer 3 années bissextiles tous les 400 ans. Ce n'est pas tout à fait encore exact mais l'écart est désormais de 3 jours tous les 10 000 ans ce qui est estimé comme non gênant...... Ceci est peut-être à rapprocher de la seconde qui a été ajoutée le 31 décembre 2005 puisque la dernière minute de l'année 2005 a duré 61 secondes....
Néanmoins, quand la dizaine de jours d'écart a été identifiée, lors du passage du calendrier julien au calendrier grégorien en 1582, on passat directement du 4 octobre 1582 au 15 octobre 1582. La Suède a tenté d'appliqué en douceur cette transition en ajoutant 2 jours au mois de février (ça doit faire drôle un 30 février) pendant quelques années afin de se retrouver synchronisée avec les pays voisins.
Le 29 février est donc un jour particulier qui attire l'attention. Ainsi, le journal "La bougie du sapeur" ne paraît que les 29 février. Il est possible en Angleterre pour les filles de demander les garçons en mariage ce jour-là. Au contraire, on ne se marie pas à Chypre un 29 février de peur que cela ne porte malheur. Le musicien Rossini était né le 29 février 1792.
Le "Mouvement de libération du 29 février" milite pour que ce jour soit férié. En effet, les salaires étant souvent annualisés, nous travaillons un jour de plus sans être payé plus tout en ayant à supporté les coûts inhérents à un jour supplémentaire..... Nous qui croyons qu'il suffisait de travailler plus pour gagner plus....
Ceux qui sont nés le 29 février ne fêtent-ils leur anniversaire qu'une fois tous les 4 ans ? Ceux qui se sont mariés le 29 février ne fêtent-ils leur anniversaire de mariage qu'une fois tous les 4 ans ? Ont-ils droit à une "nuit de noces" qu'une fois tous les 4 ans ? Comme notre Gégé national qui s'est marié un 29 février (si je ne m'abuse), l'important pour lui n'est pas que la nuit de noces soit fréquente... mais régulière (une fois tous les 4 ans!).
Demain sera à nouveau un jour normal..... quoique. Quand ce style de camion est arrêté sur le bord de l'autoroute, on sait ce que cela signifie.... il va falloir magner la pelle demain !

PS : post mis à jour avec quelques précisions suite aux remarques de Popo.
Ensuite, les différents participants arrivent au fur et à mesure de leur disponibilités (et pour certaine en fonction de leur capacité à respecter un horaire...). Comme il n'y a que 2 télésièges majeurs d'ouverts, il n'est pas très difficile de se retrouver car le téléphone peut être utile mais pas toujours très fiable, non pas en raison de la couverture réseau mais plutôt de la vitesse et du vent qui couvrent le bruit de la sonnerie.









Et, de l’autre côté, oh surprise nous étions dans l’état du New Jersey.
La Deleware River sert donc de frontière naturelle entre deux états, comme Loïc vous l’avait peut-être déjà dit dans le post sur French Town.
A l’achat des tickets d’entrée, le guichetier me fournira 9 pièces dorées (trois chacun, je vous rappelle que Loïc bossait ardemment tout le week-end) qui serviront aux enfants lors de la visite. En effet, il y avait à l’étage des machines à sous recevant ces fameuses pièces, en échange de quoi elles distribuaient des feutres de la marque Crayola bien sûr ! Mais grâce aux bons conseils de Nicolas : « Ne dépense pas tout tout de suite, Tom ! » (mais de qui tient-il ce côté « économe » ?), nous en avons donc gardées quelques unes. Et nous avons bien fait car, un peu plus tard, il faudra fournir une pièce en échange d’un paquet de pâte à modeler. Et notre Tom, bien sûr, en a voulu deux. Pour lui, la philosophie de la vie serait plutôt « toujours plus ». Qui a tort qui a raison ? Peu importe les deux sortiront plus que satisfaits de leur visite. Mais je n’ai pas fini de vous raconter, attendez un peu !
Nous arrivons juste à temps pour profiter d’une présentation reprenant les différentes étapes de la fabrication des craies et des feutres, avec distribution gratuite aux enfants oblige.
Puis nous poursuivrons notre visite avec différents ateliers libres : écrire sur les murs (génial, non ?)
écrire par terre avec des craies sur un sol en ardoise, s’adonner à la peinture avec passage obligatoire au séchoir pour pouvoir mettre ses œuvres d’art dans un sac en plastique ensuite (tout est prévu, comme d’habitude !).
Ce sera ensuite le tour de la pâte à modeler (la fameuse …), activité à la quelle tout le monde participera même les plus grands … Et pour finir, Nicolas et Tom créeront un nouveau chef d’œuvre sur papier canson avec de la cire chauffée, donc liquide mais refroidissant quasiment instantanément une fois sortie du récipient. La cire s’appliquait avec un coton-tige. Tom a choisi de décorer une spirale (même mot en anglais mais je laisse le soin à Tom de vous le répéter au détour d’une conversation, parce qu’en ce qui me concerne ce n’est même pas la peine !!!). Quant à Nicolas, il choisira un gabarit d’étoile (plus facile à dire déjà !). Pour terminer, nous nous dirigerons vers un atelier « canaux ». Cela consistait à faire naviguer un bateau (style péniche), sur un canal, celui-ci étant parsemé de multiples écluses à manipuler manuellement. A la première écluse, un animateur explique aux enfants comment actionner les portes munies de vannes. Ils seront ensuite capable de faire fonctionner toutes les suivantes de façon autonome. Trop cooooool. A la fin du canal, un autre animateur récupère les bateaux. Nicolas et Tom auraient bien voulu en refaire un tour, mais ils annonçaient, au micro, la fermeture du musée dans les dix minutes qui suivaient. Il faut dire que le musée était ouvert ce dimanche-là de 12h à 17h : bizarre comme horaire d’ouverture, non ? C’est la logique américaine, 12h pour manger un petit quelque chose sur place ou plutôt parce qu’ils ont déjà déjeuné et fermeture à 17h car c’est l’heure de rentrer dîner. Et oui, ils sont bien partants pour faire des activités mais il ne faudrait pas non plus en oublier les repas …essentiels à la survie du symbole des Etats Unis : l’obésité !

Les enfants ont été aussi de la fête et ont participé à une course sur leurs chevaux. G. semble être un cheval rodé puisque ses week-end sont consacrés à l'équitation avec son cadet. Pour l'autre équipage, c'est plus difficile car il y a un empilement de cavaliers sur la monture. Finalement, pas de course à l'intérieur de la maison mais simplement une mise en place des équipes. La course sera peut-être pour la prochaine fois ?
La préparation du repas a commencé par la simple ouverture d'une boite de conserve contenant un coup d'oie farci. Les propositions ont été nombreuses pour savoir de quoi il s'agissait (en tout cas, ce n'était pas un mélèze, nous en étions certains). Selon les personnes, les propositions étaient différentes mais par décence pour elles, nous les passerons sous silence. Nous avons accompagné ce coup d'oie d'une salade mais aussi de gésiers confits. Bien évidemment, ça sent le repas d'exception car ces produits sont introuvables ici.
Après 20 minutes de route, nous sommes partis à la découverte de ce parc. Au milieu, un assez grand lac rendait le site plutôt sympathique et une route (ou piste cyclable) semblait en faire le tour.
Cela faisait bien longtemps, qu’ils n’avaient pas ressorti la trottinette, et oui activités neige obligent ! Ils étaient donc ravis d’en refaire et s’en sont donnés à cœur joie. En longeant le lac, nous avons pu observer des canards et des oies, par dizaines. On se demande bien pourquoi ils ne les « bouffent pas vu le nombre. En voyant tous ces canards, vous pouvez déjà vous douter de la réflexion des enfants : « on aurait du apporter du pain sec pour leur en jeter !
En guise de réponse, j’ai dit à Nicolas de nous lire la pancarte. Ceci l’a tout de suite refroidi, comme quoi l’effet escompté est bien atteint. Encore une fois, ici on ne plaisante pas avec les choses sérieuses ! Et dire que, moi, j’en imaginais déjà dans mon assiette en magret accompagné de pommes de terre cuites à la graisse d’oie. Qui a dit qu’on ne manquait de rien ici ?


J'en avais déjà croisé une lors de ma sortie pour aller chercher des sandwichs. La photo n'est pas terrible (j'ai encore oublié mon appareil donc à défaut, j'ai utilisé mon Balckberry). Cela vous permet de voir la neige qu'il y a sur le site (ainsi que l'étang gelé à gauche).
ou une décoration à afficher sur le mur de la classe voire même du couloir pour que tout le monde en profite. En voilà quelques exemples 
D’ailleurs, j’allais oublier de vous mentionner la couleur à l’honneur aujourd’hui à la Swain school (au niveau de l’habillement), je vous le donne en mille : le ROUGE ! Ah, cela vous fait halluciner, ce n’est pas fini ! Une collègue m’a demandé pourquoi je n’étais pas en rouge. Je lui ai répondu que je n’avais rien de cette couleur relativement voyante dans mon placard, mais que je tacherai d’y penser pour l’année prochaine histoire de ne pas me faire remarquer car je devais être à peu près la seule à me démarquer de la sorte.
D’autres classes préparent des pochettes en forme de cœur, bien sûr, pour y collecter en temps voulu, tous leurs petits présents. Parlons-en, en effet, des présents. Lors de leur Valentine’s party, chaque enfant a reçu une TONNE (je pèse mes mots, le sac de Tom est aussi grand que lui pour tout contenir) de cadeaux. Cela va de la petite voiture aux nombreux bonbons en passant par des autocollants et des tatouages. En bons français, nous n’avions rien amené, mais je ne regrette rien car c’est hallucinant toutes les cochonneries qu’il y avait dans ces sacs. Voilà les photos pour vous prouver ma bonne foi. 
Les enfants n’en revenaient pas eux non plus. Nicolas m’a dit qu’il s’était senti un peu triste (je pense qu’il a voulu dire mal à l’aise) quand il y a eu distribution des cadeaux de chaque enfant à ses camarades car, lui, n’avait rien à donner. Mais une petite photo avec sa maîtresse le consolera rapidement. Il y a de quoi, non ? Tiens, cette photo me permet d'ailleurs de réaliser que je n'étais pas la seule à avoir fui le rouge de rigueur, aujourd'hui. En revanche, Miss C. est en décolleté et manches courtes, tandis que je portais un col roulé et une surchemise. Comme certains le pensent déjà, je vais l'écrire : "oui, je sais, c'est certainement moins sexy !" Mais elle a 10 ans de moins que moi et donc bien plus d'écart encore avec la plupart de ceux qui lisent ce blog. Et toc !
Quant à Tom, je lui ai demandé si cela ne l’avait pas embêté de ne rien avoir à donner. Ce à quoi il m’a répondu : « ma maîtresse m’a dit que c’était mieux ainsi car cela faisait déjà beaucoup trop ! » D’ailleurs, elle semblait plutôt furieuse quand je l’ai rencontrée à l’heure de la sortie. Je lui ai fait partager mon étonnement et elle a acquiescé : « There’s no limit ! » a-t-elle ajouté. En gros c’est de la surenchère. 
Arrivé à la maison, la terrasse est déjà bien recouverte et la neige continue à tomber.
La rue devant chez nous est aussi bien recouverte: on a de la difficulté à faire la différence entre le trottoir et la route. Le seul souci est que la météo annonce que la neige va être remplacée par du sleet (difficile à traduire mais ressemble à du grésil mais plus proche de la glace) et ensuite de la pluie verglaçante. Le trajet demain matin peut s'annoncer aussi un peu difficile... à moins que nous ayons un début de journée reporté (2 hours delay ?).

Maintenant, avant de terminer ce post, une petite vérification de ce qui se passe dehors : la pluie verglaçante a effectivement commencé à se déposer sur tous les objets dehors.... une fois encore, demain sera un autre jour....
Jeux pour les enfants avant le repas de midi et nous voilà donc partis à faire cuire des pâtes. Les enfants à table, nous leur apportons donc steaks et légumes ou pâtes. Effectivement Michaël ne veut pas de steak et le problème c'est que dans les pates, j'ai mis du fromage et qu'il n'aime pas le fromage. Pourtant, le fromage n'était pas de l'époisse ou un truc importé comme celui-ci mais du bon cheddar bien américain, orange et sans trop de goût. Sans se laisser impressionner, nous voilà partis pour notre 2ème fournée de pâtes.... mais nature cette fois-ci. Notre seconde tentative sera couronnée de succès car les pâtes seront mangées ! Ouf ! Pour terminer le repas : un petit yaourt ? Raté une autre fois, il n'aime pas les yaourts. Un laitage liquide au bifidus (pour ne pas citer la marque) sera finalement accepté. Pour terminer ce grand chelem, le repas sera terminé par une demi clémentine. Manifestement, nous ne sommes pas sur la même planète alimentaire.
L'après-midi sera consacré à des activités culturelles et intellectuelles comme PS2 : Grand Tourismo, Burn out, .....mais aussi sportives d'extérieures pendant une période sans averse : basket-ball mais aussi soccer (notre vrai football comparé au foot américain). Michaël est déjà impregné du mode de vie américain car après cette séance de sport, il nous demandera un verre d'eau avec des glaçons (il devait faire 2° dehors). Il ne paraît pas frileux car il était en tee-shirt manches courtes sous son anorak.
En fin d'après-midi, il est l'heure de ramener Michaël chez lui. Le GPS nous permettra de trouver le bon chemin car c'est tout de même à 25 minutes de chez nous. C'est l'inconvénient quand l'école n'est pas à côté de là où on habite : les copains sont éloignés ce qui ne facilite pas les contacts. Nous serons un peu impressionnés par la maison qui semble de l'extérieur faire 3 fois la nôtre...
Hier a été ouverte une exposition temporaire sur Star Wars. Nous ne sommes pas fanatiques de science fiction mais ça peut être l'occasion de découvrir (ou d'essayer à nouveau de découvrir) ce monde mystérieux.
Dès notre arrivée au musée, nous sommes accueillis par des personnages en costume qui sont là pour poser avec tous les visiteurs. Selon leurs costumes et leur apparence, Nicolas et Tom accepteront de poser avec eux ou non. 
Il faut choisir un créneau horaire pour accéder à l'exposition de Star Wars en raison de l'affluence des premiers jours. L'exposition présente comment la science-fiction a pu influencer l'évolution du monde et dans certains cas donner lieu à la mise en oeuvre de certaines des idées contenues dans les films. Souvent le lien est assez lointain par exemple entre les vaisseaux spatiaux ou les véhicules qui ne touchent pas terre et finalement le train maglev à sustentation magnétique. Sinon, l'exposition contient surtout des maquettes et des costumes issus des différents épisodes de Star Wars.
Il y aussi des expériences pour les enfants sous la forme de programmation simple d'un robot. Il faut réaliser le programme sur ordinateur, ensuite le télécharger dans le robot et l'exécuter dans le robot pour le faire se déplacer d'un point à un autre. Pas très compliqué mais cela permet de montrer la notion de programmation et aussi de l'architecture entre la machine de développement et d'exécution.
Les américains semblent friands de cette culture et l'exposition attire un public de tous les âges. Le passage obligé par la boutique Star Wars à l'issue de l'exposition permet de faire fonctionner le commerce : jeux divers, maquettes ou déguisements remportent un vrai succès.
Nous poursuivons notre visite par une séance au cinéma Imax sur la vie dans la station orbitale internationale (ISS pour International Space Station). Très intéressant de voir comment peut se dérouler la vie à bord de la station spatiale notamment avec les différentes sorties dans l'espace que les astronautes peuvent réaliser. Ca ne paraît pas si petit que ça et la vie dans des conditions d'apesanteur donne toujours des résultats étonnants : quand il faut boire, ouvrir un sac de pop-corn, .. Il y avait aussi des images des astronautes dans la navette spatiale lors de son décollage. Impressionnant de voir les vibrations, le bruit ainsi que la vitesse à laquelle elle s'éloigne de la terre.
La dernière exposition réalisée porte sur le sport avec toujours des expériences et aussi des éléments de comparaison (il faut bien faire un peu de sensationnel). La photo du jockey paraît bien petite et celle du basketeur Shaquille O'Neal bien grande notamment quand on compare la taille des chaussures.
Il est possible d'essayer de tenir sur une planche de surf : le but est de montrer que pour garder l'équilibre, il vaut mieux avoir les jambes écartées que serrées. 
L'expérience dans les voitures mesure le temps de réaction au volant d'une simili-formule 1 entre le passage du feu au vert et le début de l'accélération (record : 3 centièmes de seconde).
Cette deuxième journée aura été vraiment différente de la première. Je ne suis pas certains que l'on soit définitivement passionnés de Star Wars et l'affluence générée par cette exposition nous a un peu pesé. L'exposition sur les trains est correcte mais nous ne sommes pas ressortis enthousiastes. Le film sur la Space Station était vraiment bien ainsi que l'exposition sur le sport. Une troisième visite sera nécessaire afin de bien avoir fait le tour du sujet et d'en profiter pour voir la prochaine expo programmée sur les pirates et un film en Imax.
Nous avions commencé par rencontrer une personne qui avait 4 chiens de traineaux. Personnage sympa qui n'a pas hésité à nous expliquer comment ça se passait avec ses chiens tous très gentils. Les chiens étaient bien entendu un peu grands comparés à Tom ce qui n'a pas manqué de l'effrayer. Nicolas en a profité pour poser avec les chiens en leur prodiguant caresses et calins. Le maitre-chien avait aussi un espèce de tricycle permettant de remplacer le traineau quand il n'y a pas assez de neige comme en ce moment.
Nous poursuivons notre balade dans le froid mais cette fois-ci sur la terre ferme. Nous trouvons une espèce de cible avec des frisbees en libre service autour. Nous essayons mais ce n'est pas évident. Il semble avoir différents types de frisbee pour des usages différents.
Le froid a raison de nous et nous poursuivons notre chemin. ce n'est pas forcément facile car le chemin est parfois complètement recouvert de glace ce qui rend notre progression délicate. Nous nous arrêtons en chemin car un groupe de personnes tente de lancer leur frisbee à travers des arbres en direction d'une cible.

Les frisbees utilisés sont plus petits que ceux utilisés régulièrement. Il y a trois catégories majeures de frisbees : des putters, des mid-ranges et des drivers. La cible est un réceptacle creux contenant des chaines qui permet d'éviter les rebonds sur la tige centrale et de contenir ainsi les discs ayant atteint leur but.
Le disc golf semble être né dans les années 1900 mais il a réellement progressé dans les années 1960. Il semble avoir été inventé par différentes personnes dans des endroits différents. La Californie semble avoir été le creuset de ce sport. Le 1er championnat du monde a eu lieu en 1986 et il y avait plus de 11 000 licenciés en 2006 dont seulement 8% de femmes représentant un effectif de 900 licenciées ! Il semblerait qu'à ce jour il y ait 14 parcours de disc golf en France.
Nous fermons la porte, les 2 pilotes se mettent aux commandes et c'est parti. Pas d'attente, nous nous positionnons en bout de piste et l'avion s'élance rapidement et s'élève dans les airs sans difficulté ! Ca paraît vraiment très léger par rapport à un avion "classique". Le trajet se déroule sans difficulté en 50 minutes an ayant le plaisir de voyager au-dessus des nuages sans aucune turbulence. Nous arrivons à Toronto en apercevant les rives du Lac Ontario qui sont couvertes de neige par la tempête de neige qui a sévi tout le mercredi.
La circulation est d'ailleurs difficile ce matin à Toronto avec des bouchons un peu dans tous les sens.
Notre atterrissage est un peu inquiétant car quand on voit la neige qu'il y a partout, nous nous demandons, soit comment ils ont pu dégager la piste pour qu'elle soit exempte de toute neige, soit comment nous allons pouvoir atterrir s'il y a de la neige sur la piste.... Finalement, ça s'est plutôt bien passé et au cours de notre circulation nous avons recroisé la piste d'atterrissage qui finalement était loin d'être toute dégagée. A priori, ça n'a pas posé de problème !
Après une journée bien remplie (j'ai raté l'heure d'ouverture de la cafétéria : je m'en suis tiré avec une soupe et une barquette de sushis), il est l'heure de repartir et le soleil est toujours présent. Au vu de cette première visite canadienne, il est clairement utile que j'y aille un peu plus souvent. Cela me permettra d'avoir peut-être l'opportunité de tester la cafétéria en vrai et aussi d'avoir un peu plus chaud la prochaine fois.
Le retour à l'aéroport en 30 minutes est beaucoup plus rapide. Comme convenu, nos pilotes nous attendent. Après avoir emmené les bagages de certains, ils reviennent nous chercher au salon et partons tous ensemble rejoindre notre avion qui chauffe tranquillement sur la piste.
Le trajet retour semble beaucoup mieux organisé que l'aller. Il y avait certaines fonctionnalités de l'avion que je n'avais pas eu le temps de découvrir. Certes, nous avions les journaux à l'aller (même pas le Canard enchainé bien qu'il soit paru hier) mais au retour, il y a un petit casse-croûte à base de fromage + crackers (la baguette c'est pas mal non plus mais il n'y en avait pas).
Le fromage et les fruits c'est pas mauvais mais parfois ça a besoin d'un petit accompagnement. En plus, en altitude, généralement l'air est plus sec aussi donc il faut faire attention de ne pas se deshydrater. Le matin, un des 2 pilotes avait emporté un petite glacière mais je pensais naïvement qu'elle contenait certainement leur repas de midi. Finalement, nous ouvrons la ice-box et nous voilà agréablement surpris.
Le protocole est respecté car les plus grandes marques de bières sont présentes : Yengling (il vaut mieux l'écrire que le prononcer), Bud, Coors light, Miller Light et aussi Heineken (dite Keken). Ok, c'est pas mauvais mais ça ne compte pas car ce n'est pas de l'alcool. Une collègue ouvre sa tablette qui donne accès à une petite cachette assez richement dotée.
Il n'y a que du léger dans la cachette : Gin, Vodka, et Whisky (je ne sais pas par contre si c'est du Jack Daniels mais je suis sûr que certain(e)s aficionados auraient voulu tester).
Arrivés au planétarium, nous sommes accueillis par l’animateur, qui nous conduit directement à l’intérieur, après les présentations. Comme les autres, il sera étonné et impressionné de ma présence, même plutôt fier.
Puis le show commença ponctué de questions, de commentaires scientifiques et du récit de la légende justifiant le nom donné à une constellation : la Grande Ourse, « The Great Bear ».
Nicolas raconte : « C’est un ours qui venait dans un village d’indiens et il cassait tout. Les indiens remettaient tout en place. Mais l’ours revenait, cassait tout de nouveau. Et les indiens replaçaient tout. Alors, ils se regroupent pour discuter. Ils décident de chasser cet ours. Après une semaine de chasse, ils attrapent l’ours, l’attachent et le lancent dans le ciel si fort qu’il reste dans le ciel. »
La présentation terminée, nous avons repris le school bus (re 50 minutes) pour rentrer à l’école. Puis chaque classe a rejoint ses appartements pour déguster le contenu de leur « lunch box » préparée avec amour par leur maman (Nicolas et Tom étaient les seuls à pouvoir satisfaire leurs papilles avec, en dessert, une bonne papillote dont je tairai la marque de peur que des milliers d’internautes ne débarquent sur le blog par cet intermédiaire…).
Il ne reste plus qu’à utiliser toutes ces choses intéressantes, pédagogiquement parlant… J’en vois déjà sourire derrière leur ordinateur en pensant à leurs belles années d’enseignement !
Même si le soleil brille, il n'empêche que le temps reste frais comme peuvent en témoigner ses cascades de glace. La couleur de certaines attire notre attention jusqu'à nous faire arrêter au bord de la route. Finalement, il semble que les couleurs étaient purement artificielles et réalisées à l'aide de quelques bombes ou pots de peinture.
Après quelques kilomètres sur une petite route en bord de rivière, nous atteignons la ville de Frenchtown. Au premier abord, la ville semble mignonne avec des maisons assez soignées. Après s'être garés dans une rue adjacente à la rue principale, une promenade à pied nous permet de faire le tour rapide de la ville. C'est vrai que ce n'est pas vilain mais on en fait vite le tour !
Nous profiterons de cette visite pour manger rapidement dans un restaurant au bord de la Delaware : assez agréable quand il fait beau. La Delaware a tout de même commencé à geler sur ses rives car même s'il n'y a pas un courant énorme, c'est tout de même loin d'être un lac. 

Sur le chemin du retour, nous nous arrêterons dans un autre village encore plus creux que le 1er. Finalement, cette sortie a été bien agréable mais pas très dense. Après avoir débriefé avec des collègues, il s'avère que l'on n'a pas poussé la balade assez loin et que la ville intéressante est la suivante : New Hope ! Nous avons donc une nouvelle idée pour une sortie dominicale.... 
2 autres intérêts peuvent s'ajouter à la sortie : l'alcool est en vente beaucoup plus libre dans le New Jersey ce qui fait que l'on peut trouver des cavistes plus achalandés qu'en Pennsylvanie. Un autre attrait est que le niveau des taxes sur l'essence est moins élevé....20 cents environ le gallon, ça ne paye pas le déplacement !
Un des éléments importants du SuperBowl est le show de la mi-temps (ou plus exactement entre le 2nd et 3ème quart-temps). Cette année, c'est Tom Petty l'artiste vedette (il a en réalité 10 ans de plus que sur la photo et aussi la barbe). Purement américain à jouer du rock proche de la country, cette artiste de 57 ans a l'air de jouir d'une certaine popularité aux US. Il n' a certainement pas obtenu 18 nominations aux Grammy Awards depuis 1981 sans raison. Il a aussi son étoile sur Hollywood Walk of Fame avec son groupe les Heartbreakers. Le show se déroule sur la pelouse où il amène une scène de taille respectable en plusieurs morceaux. Cette année, le show étant sponsorisé par Budweiser, la scène avait la forme de l'étoile Budweiser. Le show est assez rapide et dure entre 15 et 20 minutes. C'était d'ailleurs assez long pour moi, ça manquait un peu de tonus.
Après quelques manipulations dont certaines se sont même révélées fructueuses, nous arrivons à les reconnaître à l'écran. Afin d'immortaliser cet instant mémorable, nous avons même pris notre écran en photo car nous ne sommes pas certains que ça fonctionne correctement une autre fois.
Mais non, mon Gégé, tu as été royal, fidèle à toi même et finalement, ça a fonctionné, non ? C'est bon, la légende est toujours vivante.... et même plus que jamais car tu es déjà une star côté nord-amérique !
Nous décidons tout de même de poursuivre à vitesse réduite en demandant aux 4 roues motrices de prendre du service. Plus ça va, et moins ça va..... à l'arrêt suivant, difficile d'arrêter la voiture qui poursuit sa route les 4 pneus bloqués. Nous tentons un 1/2 tour mais les 4 roues patinent. Etape suivante : on enclenche la boite courte en lâchant le frein, la voiture glisse sur le côté, se déplace en crabe mais réussit à reculer tout de même de quelques mètres. Stéphanie descend pour faire un photo, elle aura le plus grand mal à conserver une posture de plantigrade..... elle a bien failli retourner au stade de digitigrade !

Nous nous rendons au bord du lac et prenons contact avec l'animateur qui nous propose de le suivre sur le lac gelé. Vu que tout est glacé tant sur les rives du lac que le lac lui-même, il n'est pas aisé de se déplacer.
La première étape est de réaliser un trou dans la glace à l'aide de la tarière à main. Quand la glace est plus épaisse, une tarière thermique peut être plus efficace. Avec le petit vent frais qui souffle sur le lac, le maniement de la tarière est un bon exercice pour se réchauffer. Ce n'est pas forcément très simple à manoeuvrer car l'extrémité est très coupante donc il faut faire attention de ne pas riper et de ne pas se couper un pied !
Le trou creusé, il faut faire attention que celui-ci ne se rebouche pas rapidement sous l'action du gel. Pour ce faire, nous avons utilisé une écumoire spéciale dont le manche est gradué : c'est le moyen de mesure l'épaisseur de glace. Il y avait 5 pouces de glace ce qui permet de supporter 800 livres.

La méthode traditionnelle avec une canne à pêche est pratiquée généralement dans le 5ème trou, les 4 autres étant équipés de systèmes automatiques. Nicolas et Tom essaieront mais resteront bredouilles. Le lac sur lequel nous étions n'est pas très poissonneux mais l'objectif de la présentation était de montrer comment ça se passait plus que de rapporter la friture.



Les 2 cosmos girls m'ont offert une photo originale de Lenny Kravitz dédicacée (je veux bien être un peu naïf mais tout de même). Elle trône désormais en bonne place sur la cheminée (la photo, pas la cosmos girl).
Les différents posts du blog seront évoqués le temps de l'apéritif et notamment celui du Bras tree avec la désormais légendaire proposition de Jean-Paul et de son mélèze qui a fait bien rire tout le monde encore une fois : une vedette par blog interposé : gare à la prochaine proposition, je n'ose plus poser de question !
Nous connaissions les dommages colatéraux des homards mais pas encore ceux de la fondue bourguignonne. C'est fois-ci, nous avons l'expert en la matière qui a réussi à customiser sa chemise d'une manière parfaite.
Le seul incident de la soirée, une des cosmos girls (rebaptisée depuis margarita girls) a failli repartir avec une partie de notre chauffage... au pied. Cela parraissait plus simple plutôt qu'elle ne reparte qu'avec une chaussure.... Finalement, tout s'est bien terminé, en faisant appel à la force d'un des abonnés du fitness center, tout est rentré dans l'ordre : la margarita girl avait ses 2 chaussures et notre système de chauffage a retrouvé son intégrité : ouf !
Une demi-heure après notre arrivée, la voiture est recouverte de petites boules de glace qui se solidifient les unes aux autres.
Les arbres se couvrent de glace car après les boulettes de glace, c'est de la pluie qui se met à tomber et qui se solidifie partout dès sa chute.
Gros plan sur les branches des arbustes.
Un des ponts à l'intérieur du site qui est tout gelé : nous recevrons 4 messages de la sécurité du site nous invitant à la plus grande prudence lors de nos déplacements à pieds mais aussi lors de notre retour à notre domicile.
Tout est recouvert de glace : même les pneus de la voiture avant de prendre le chemin du retour, toujours sous une pluie battante qui glace tout sur son passage (y compris nous....).