Nous avons beaucoup de route à avaler en ce lundi donc aussitôt le petit-déjeuner terminé, nous sautons dans les voitures pour reprendre la route. C'est assez facile car nous sommes en plein désert avec des lignes droites interminables et une vitesse limitée à 70 miles/heure. En forçant un peu la limite, ça avance assez vite. De plus, ce n'est pas très fatiguant de rouler dans ces conditions car les virages et les dépassements sont plus que rares... les camions roulant à la même vitesse que nous.
Au final, après un arrêt dans le premier village de Californie pour acheter les éléments nécessaires pour notre repas de midi, nous arrivons près de Yosemite où la vue sur le lac Mono nous séduit.
Après les kilomètres de désert de la matinée, nous voici subitement plongé dans les Alpes avec ses forêts de résineux et ses lacs d'altitude. Au fait, ce ne sont pas les Alpes mais les Montagnes Rocheuses.
Juste avant de rentrer dans le Parc de Yosemite nous faisons un arrêt pique-nique dans un lycée qui nous prêtera gracieusement ses tables extérieures : comme d'habitude, les gens sont toujours ouverts et prêts à rendre service aux autres.
Nous entrons dans le parc de Yosemite par l'entrée Est pour attaquer l'ascension du Tioga Pass culminant à 9 995 feet. Ca grimpe pas mal mais nos voitures en arriveront au bout. Nous approcherons les neiges restant de l'hiver sans pouvoir les atteindre. Les paysages sont grandioses avec des montagnes granitiques vertigineuses qui surplombent plusieurs lacs de montagne.
Le feu de Yosemite annoncé la veille s'annonce plus gênant que prévu car la route pour accéder à notre hôtel est coupée nous obligeant à réaliser un détour d'environ 100 kms. Nous décidons tout de même de réaliser une balade en cours de route pour découvrir des sources d'eau gazeuse situées en pleine nature.
Nous en profitons pour apercevoir des biches tranquilement en trian de paitre dans des sous-bois. Nous resterons aussi postés 1/4 d'heure au-dessus d'un terrier de marmottes miniatures en attendant de les voir sortir. Finalement, nous en verrons sortir deux au lieu d'une espérée.
Un bon moment de complicité père-fils en restant tous les 2 immobiles chacun le doigt sur le déclencheur de l'appareil photo en attendant le moment ultime de la meilleure expression des animaux. Poursuivant notre chemin, nous apercevons une biche avec ses 2 petits... seul l'oeil humain arrivera à les distinguer, l'appreil photo se révèlera dépassé. Par contre, j'aperçois au milieu de la prairie (alias meadow) une masse brune. Nous nous approchons et identifions une marmotte de bonne taille en train de manger. L'oeil dans le viseur pour tout repère, nous continuons de marcher prêt à photogaphier l'animal. Nous arriverons à nous approcher assez près sans effrayer la bête qui est tout de même de bonne taille.
A 17h, il est temps de reprendre la route pour rejoindre notre hôtel qui est encore à 3h30 de route.... un peu plus loin que Marseille au départ de Lyon.
Par contre, ce n'est pas la même route car celle-ci est toute en virages avec des bosses dans tous les sens ! Nous ne pouvons pas réellement profiter du paysage car tout est dans la fumée qui s'évère même gênante par endroit au point de vue respiratoire. La vallée semble vertigineuse avec des points de vue magnifiques dont nous ne retiendrons qu'un fond de paysage plus qu'embrumé.
Nous n'en voyons plus la fin ! Après avoir longé un camp de base des pompiers en guerre contre l'incendie de Midpines, nous atteignons à la nuit notre hôtel fatigués par la route. Restons modestes car cette fatigue n'est certainement sans commune mesure avec celle des pompiers luttant nuit et jour contre cet incendie sans fin.
Finalement, le soleil perce à travers mais ce n'est pas vraiment ce que nous pouvions attendre.
La vue est agréable mais nous ne sommes pas enthousiastes bien que nous surplombions une bonne partie de la vallée et du lac salé. Nullement démotivés, nous nous rendons à Zabriski point qui est un autre point de vue sur une partie très érodée de la vallée où les différentes couleurs de roches se cotoient avec une majorité de roche jaune. Là, le paysage est beaucoup plus éclatant et la vue vaut le déplacement. 
La température aussi vaut le déplacement car il est 7h et le thermomètre affiche déjà les 100°F (37°C) à l'ombre naturellement.... sachant qu'il n'y a pas d'ombre !
La consistance du sable variait selon les versants des dunes et le sable brulant était difficile à supporter pour ceux n'ayant pas de chaussures montantes.
Vers 10h30, nous décidons de rentrer à l'hôtel, une bonne partie de la journée étant déjà passée pour nous depuis 5h du matin !
Il nous reste juste un stop obligatoire au Visitor center pour faire valider les Junior ranger programs. Pas de problème, nos 4 candidats ont réussi leurs tests et ont pu être médaillés après récitation du pledge avec le Rangers.
Pour le repas de midi, nous sommes de retour près de l'hôtel mais celui-ci ne fait pas restaurant les midis. Nous essayons le saloon d'en face mais qui ne fait pas encore restauration après sa réouverture. Celui-ci nous indique une épicerie mexicaine à 5 miles de l'hôtel qui a une table au fond sur laquelle ils peuvent servir à manger. Quand nous arrivons dans l'épicerie, ça parait un peu bizarre mais assez propre. Le stand au fond du magasin cache une cuisine dans laquelle sont préparées des spécialités mexicaines. Pour les boissons, il suffit de se servir dans les frigos de l'épicerie. Au final, burritos, fajitas et enchiladas nous auront bien régalées pour ce repas de midi un peu improvisé dans un endroit que l'on n'aurait pas supposé.
Demain départ pour Yosemite où des feux de forêt sont annoncés dans la région où nous devons loger après une super découverte de Death Valley qui reste vraiment un endroit à part... où la vie n'est pas facile pour des êtres homéothermes comme les humains !
Au fur et à mesure que nous approchons de Death Valley, la température monte. Nous décidons de faire les dernières courses nécessaires à Shoshone juste avant l'entrée du parc. Arrivés dans cette ville, nous sommes surpris que ce ne soit pas une ville mais juste un hameau avec une station essence, 2 motels et un General store. Pas facile de trouver de quoi se ravitailler sachant qu'il n'y a par exemple aucun produit frais en vente dans le magasin (ok, la glace c'est frais mais pas considéré come produit frais). Comme il n'y a plus aucun service avant 72 miles sur la route que nous allons prendre, nous n'avons pas bien le choix. Nous nous contenterons d'un paquet de chips, de boites de pêches au sirop et de bouteilles d'eau. Nous respecterons le quota conseillé de 4 litres d'eau minimum par personne soit 40 litres d'eau au total. Il fait une chaleur écrasante et dès que l'on sort de la voiture, il est difficile de résister en plein soleil.
Nous rentrons dans le parc de Death Valley par l'entrée Sud afin d'aller à Badwater directement : c'est le point le plus bas des US à -86 mètres en-dessous du niveau de la mer. Et comme plus on descend en altitude, plus il fait chaud, nous arrivons à Badwater et il fait 122°F soit 50°C tout pile !
C'est tout simplement insupportable sans prendre en compte les risques que cela comporte. Quand nous sortons de la voiture, la chaleur brûle le visage et les jambes, il est difficile de rester dans cet environnement. Je pense qu'au bout d'un moment on doit pouvoir s'y habituer mais en tout cas, ce doit être assez difficile. Nous préférons ne pas imaginer qu'une des 2 voitures tombe en panne (même si nous avons déjà donné de ce côté-là). Nous avons prévu les réserves d'eau suffisantes mais on ne sait jamais.
Nous faisons tout de même quelques photos pour immortaliser l'instant mais ce n'est pas facile. Nous espérons que la personne qui a été posé la plaque sur la montagne pour matérialiser le niveau de la mer ne l'a pas fait en plein mois de juillet !
Encore une fois, l'endroit regorge de Français à croire qu'il n'y a qu'eux pour être assez stupides et venir en plein été ici.
Afin de trouver un peu de frais mais aussi de poursuivre notre visite, nous nous arrêtons au Visitor Center pour prendre les Junior Ranger programs pour les enfants. Une fois revigorés par cet épisode climatisé, nous reprenons la route pour rejoindre l'hôtel situé en dehors du parc. Les logements à Death Valley sont rares et généralement éloignés du point le plus bas et le plus chaud. Notre hôtel est situé en bord de la nationale côté Nevada de la frontière entre le Nevada et la Californie. Cela leur permet de bénéficier de taxes moins élevées, d'une règlementation plus souple et surtout d'avoir un casino intégré à l'hôtel. Celui-ci correspond vraiment au cliché de l'hôtel perdu au milieu de nulle part avec les desperados et cow-boys qui s'arrêtent en cours de chemin. D'ailleurs, le saloon situé de l'autre côté de la route complète parfaitement bien le tableau avec la station d'essence désaffectée affichant encore l'essence à 3$ le gallon......
Nous passons tout d'abord devant l'hôtel New-York New-York qui reproduit un certain nombre de monuments New-Yorkais. Ceux-ci nous semblent assez familiers comme l'Empire State Building, la Statue de la Liberté ou le Brooklyn Bridge mais nul doute qu'une large partie des touristes ne les a jamais vu en vrai. Las Vegas et Orlando sont les 2 destinations les plus prisées des américains bien devant New-York. 
Nous entrons ensuite dans l'hôtel MGM où nous sommes d'abord surpris par un restaurant reconstituant un jardin tropical. De plus, les singes animés rendent le décor encore plus vrai. Plus loin, la foule attire notre regard : un grand nombre de personnes est attroupé autour d'une cage de verre contenant 2 lionnes et aussi 2 animateurs jouant avec elles. De plus, un tunnel de verre permet de passer au milieu de la cage pour voir les lions de plus près. Les animateurs lancent le ballon aux lionnes qui jouent gentiment avec eux. L'animateur prend de l'eau dans sa main et le lionne vient la boire. Le spectacle est garanti, qui plus est avec les rugissements de lions.
D'accord, ceux-ci sont enregistrés mais c'est une bonne manière de renforcer un peu l'ambiance.
La chaleur écrasante nous pousse à chercher l'ombre partout ou la fraicheur des magasins dont certains gardent leurs portes ouvertes. Climatiser dehors ne doit pas faire peur à certains américains ! Nous prenons un monorail (au prix exorbitant à 10, nous aurions mieux fait de rentrer en strech limo) pour rentrer plus rapidement et traversons en sortant de la station de métro l'hôtel Paris qui représente la France. Le plafond est constitué d'un ciel avec de larges éclaircies qui crée vraiment la sensation d'être dehors en plein jour (et avec une chaleur normale aussi). C'est une belle et immense reproduction de la France (surtout de Paris mais c'est aussi le nom de l'hôtel) même si ça fait un peu mis en scène. On peut penser que ça représente plus le Paris de 1900 que celui de 2008 mais c'est néanmoins très agréable. 
Aussitôt rentrés à notre hôtel, il est l'heure pour les enfants de faire la sieste afin de pouvoir profiter de la ville la nuit... car Vegas (le Las fait ringard) se vit essentiellement la nuit ! Pendant la sieste, une partie de l'équipe en profite pour se rendre au casino de l'hôtel afin de tenter de payer les vacances. Les gains seront mitigés dans un premier temps. N'ayant pas eu le temps de finir, une seconde mi-temps est programmée pour le soir même.
Cela ne nous empêche pas d'être surpris par le canal intérieur (au 2nd étage) où naviguent des gondoles (oui, oui, des vraies avec des gondoliers qui chantent et des clients qui ont l'air ridicules et que tout le monde regarde).
Après avoir longé le canal et avoir eu quelques difficultés à trouver la sortie (avec un passage obligé par le Casino), nous contemplons la façade extérieure avec le Palais des Doges, le Rialto, le Pont des soupirs, ......
Encore une bonne journée bien remplie avec pas mal de découvertes. Je pense que ma conclusion a été la même lorsque j'étais venu la première fois à Vegas : comment ont-ils fait pour imposer du marketing avec une telle force pour arriver à créer au milieu d'un désert une ville où finalement il ne se passe rien si ce n'est que les gens viennent consommer de l'hôtel, des restaurants, des spectacles, du casino.... En tout cas, il y a de belles réalisations, de bonnes idées et une organisation bien huilée qui fait que tout semble bien se passer assez facilement. Nous avons passé une bonne journée encore étonnés par les US !
Le paysage est totalement différent de ce que nous avons vu jusqu'à maintenant. Les montagnes ne sont pas découpées mais au contraire sont de formes géométriques, la roche dure ne semblant pas avoir été attaquée par l'érosion.
En raison de l'affluence à Zion, les voitures particulières doivent se garer près du Visitor center et un service de navettes tout à fait efficace permet de rejoindre les différents points des gorges offrant un intérêt particulier. Malgré la chaleur écrasante (34°C), nous prenons la navette pour aller faire une balade près de piscines naturelles. Nous avons choisi une randonnée courte car vu la chaleur et l'horaire de fin de matinée, il parait difficile de s'aventurer dans une sortie un peu plus longue. Les piscines naturelles n'avaient que peu d'eau certainement en raison de la période à laquelle nous avons visité. Malgré quelques tétards trouvés dans une des 2 piscines, l'intérêt n'était pas énorme... que j'en ai d'ailleurs oublié de photographier la 2nde piscine !
Après un pique-nique sous une chaleur éccrasante (104°F <=> 40°C), nous prenons la route en direction de Las Vegas. Comme d'habitude, la route est assez simple, droite avec peu de traffic. Plus nous avançons et plus la température augmente. Nous avons même fait une pointe à 112°F ce qui équivaut modestement à 44°C.
Nous nous sommes arrêtés pour prendre de l'essence : on a vraiment l'impression de rentrer dans une étuve en sortant de la voiture climatisée. Nous découvrons d'ailleurs un système inconnu chez nous pour les routiers. Comme il est impossible de rester à l'arrêt dans un véhicule sans climatisation, ces portiques distribuent via des tuyaux souples de l'air frais afin que les routiers puissent dormir dans leur camion sans laisser tourner le moteur pour la clim ! La chaleur est une telle contrainte qu'il est nécessaire de s'y adapter. 
Nous arrivons au final à l'hôtel Planet Hollywood où nous allons résider pendant 2 jours. La température a un peu baissé car il ne fait que 110°F soit 43 °C. Comme tout hôtel à Las Vegas, il faut que ça brille de partout avec plein de lumières et toujours une musique assez présente pour assurer l'ambiance. Nos chambres sont au 23ème étage....et sont d'un bon niveau, ça change de certains motels ! Afin de se rafraichir, direction la piscine au 6ème étage qui est proportionnelle à la taille de l'hôtel : plusieurs bassins et une plage immense..... L'eau bien entendu n'est pas fraîche mais fait tout de même beaucoup de bien.
Nous allons finalement manger dans un buffet "all you can eat" : pas de limite sur la quantité mais en terme de qualité ce n'était pas mal. Nous aurions pu nous attendre à avoir une nourriture roborative mais finalement ce n'était pas le cas. La principale difficulté a été pour obtenir une bouteille de vin. Manifestement, le serveur n'y connait rien et mélange tout allant même jusqu'à nous dire que les chiffres en regard des bouteilles n'était pas leur prix mais un code interne. Le temps passe et il faut rentrer à pieds après une bonne journée, avec la foule sur les trottoirs et une chaleur toujours lourde. Difficile de savoir combien il fait mais de notre avis unanime, il fait au moins encore 35°C et nous n'avions jamais ressenti une telle chaleur en pleine nuit !
L'ouvrage parait bien petit en regard de la taille de la retenue d'eau qu'il crée. 
Afin d'optimiser la longueur du trajet et aussi sa durée, nous décidons de couper par une piste qui relie directement Bryce Canyon. Après quelques infos prises au Visitor Center, cette piste paraît tout à fait praticable avec les véhicules dont nous disposons (SUV).
Complètement isolés au milieu des montagnes, nous profitons des paysages magnifiques toujours constitués de montagnes de différentes couleurs aux formes parfois étranges. Le sentiment d'isolement (nous ne croiserons que 5 ou 6 véhicules en 50 miles de piste) ne fait que renforcer le sentiment d'être loin de tout.
Ces passages ne seront pas sans nous rappeler nos excursions dans le désert en Algérie en 1982 lors d'un voyage déjà en famille avec mon oncle Daniel, champion de la conduite sur piste ensablée roulant le plus vite possible afin d'éviter le bruit de la tôle ondulée.
Nos véhicules plus modernes désormais couvrent cet inconvénient sans avoir à rouler à des vitesses trop élevées.
Pour finir la piste, nous avons un petit passage à gué à réaliser histoire de pouvoir réaliser une photo qui immortalise le moment : difficile de passer doucement dans ces moments-là !
Le phénomène géologique qui a créé Bryce Canyon est l'existence d'une couche de roche dure qui a permis de protéger de l'érosion les couches inférieures ce qui a créé des pointes rocheuses de taille, forme et couleurs diverses. Nous poursuivons notre descente dans le canyon et arrivons dans le 2nd amphithéâtre où c'est beaucoup plus impressionnant et la vue d'ensemble est magnifique.
La vue de l'intérieur du canyon en se promenant au milieu de ces piques rocheux (appelés hoodoos en lien avec la tribu indienne vivant dans la région) est superbe qui plus est quand elle est alliée à la couleur verte des pins.
A la fin de notre promenade (Queens garden trail et Navajo loop), nous en avons plein les yeux de toutes ces formes et couleurs et encore une fois les appareils photos sont bien remplis : faire le tri ne va pas être facile ! A
Avant de partir, nous nous arrêtons au Visitor Center afin de faire valider les programmes de Junior rangers. Cette fois-ci le pledge sera en anglais uniquement : pas de traduction comme à Grand Canyon ! 100% de réussite même s'il n'a pas été facile de compléter le programme juste en une après-midi.
Ayant eu des difficultés à trouver un hôtel, nous avons 1h15 de route avant de rejoindre notre étape. Situé simplement à une intersection de 2 routes, l'hôtel constitue vraiment l'activité de la région qui est peu peuplée même si la présence d'une rivière a l'air de permettre un peu d'élevage. A comparer des régions que nous avions traversées le matin, c'est déjà beaucoup moins désertique....
Rainsow Bridge est une arche naturelle identifiée comme la plus grande du monde (88m sur 84m) qui surplombe la rivière asséchée en cette saison.
Cette arche a été découverte il y a 100 ans seulement ! Il faut dire qu'il faut emprunte rune succession de canyons dont certains sont assez étroits. Nous n'étions pas certains que ça n'allait pas frotter un peu quand nous allions passer avec notre bateau.
C'est un site naturel protégé qui fait partie de l'histoire des indiens. Ils considèrent ce site comme sacré et la légende indique qu'il ne faut pas passer sous l'arche...et la tradition est encore respectée par les touristes à ce jour. En raison du niveau de l'eau du lac, il faut marcher pour arriver à Rainbow Bridge. La chaleur était assez écrasante et la bouteille d'eau qui nous avait été remise par l'équipage avant de descendre du bateau n'était pas superflue.
Encore une fois, ces montagnes rouges immenses qui viennent se noyer dans les eaux du lac présentent un spectacle majeur dont on ne se lasse pas. Simplement accoudé à la rambarde du bateau et profiter du spectacle peut me suffir !
Impossible de ne pas s'arrêter. Quelques photos permettent de garder souvenir de ces 2 animaux qui ne prêtent guère attention à notre présence. U
n bus d'asiatiques arrive et ils auront le même réflex que nous en sortant de leur bus même si pour eux ça permet de coller plus au cliché. 
Nous arrivons enfin au premier point de vue où la lumière rasante du matin nous permet de ne pas regretter notre lever matinal : pour la première fois, nous voyons enfin le Grand Canyon sous le soleil. Le jeu d'ombres et de lumières met en valeur les différentes couleurs des montagnes ainsi que leurs différents reliefs.
Le moment est fugace car le paysage change de minutes en minutes autant du à la montée du soleil qu'à la course des nuages jouant à cache-cache avec le soleil. Nous poursuivons vers un autre point de vue où nous retrouvons Patrick certainement réveillé par le bruit du moteur lors de notre départ.
En fin de matinée, nous décidons de partir en direction de Page pour rejoindre le Lake Powell. L'hôtel à Page ayant une piscine, y passer un moment en fin d'après-midi avec les enfants pourrait être le bienvenu. Le seul souci est que tourner la clef de contact dans notre Jeep Cherokee de location ne produit aucun effet : nous pouvons encore ouvrir la voiture ou la fermer mais la clef est identifiée comme défectueuse par la voiture. Pas de solution miracle à l'horizon, il faut appeler le loueur pour trouver une solution. Après plusieurs appels téléphoniques, il faut nous livrer une nouvelle voiture et venir chercher celle qui est récalcitrante.
Nous pique-niquons sur place : après avoir pique-niqué devant un réparateur de pneumatique, nous voilà forcés de pique-niquer sur un chemin de promenade... mais face au Grand Canyon : la vue vaut le lot de consolation. Nous aurons même l'opportunité de voir un condor, emblême du Parc National de Grand Canyon.
Cette route nous permet une nouvelle fois de vraiment découvrir l'Amérique de l'Ouest avec ses paysages immenses, ses montagnes aux couleurs incroyables tout cela correspondant aux clichés des émissions ou fils américains que nous avons tous vu.
Les indiens sont là avec leurs cheveux noirs et longs, les chevaux paissent tranquillement dans un champ immense, les routes interminables sont juste jalonnés de temps à autre d'une station essence. 
Au final, après 3h de route qui nous en a mis plein les yeux, nous arrivons à Page, ville créée il y a seulement 50 ans au pied du barrage du Lake Powell. La température est agréable (plus de 30°) et nul doute que demain il fera chaud sur le bateau.... mais demain est un autre jour......
Pas de barrière bien sûr donc il faut tenir les enfants de près : il n'y a pas droit à l'erreur. La descente est l'opportunité de découvrir de près les différentes couches de roches qui constituent les falaises du Grand Canyon.
Leurs consistances sont aussi différentes que leurs couleurs : nous débutons par de la roche blanche, pour passer ensuite à de la roche orange pour poursuivre ensuite par de la rouge pour retourner ensuite sur de la blanche. Le Grand Canyon était il y a 500 millions d'années sous les océans avant le soulèvement des Montagnes rocheuses. Cet empilement de couche est dû au dépôt de sédiments au fond de la mer ce qui fait que la roche est pleine de fossiles incrustés. Nous avons pu trouver des fossiles d'éponge, de coquillage, et aussi d'huitres. 
A l'issue de la promenade, nous nous arrêtons au Visitor Center pour faire valider le Junior ranger programme. Quand je dis valider, le ranger a lu avec attention toutes les réponses auxquelles les enfants avaient répondu. A l'issue de l'évaluation, il sont obtenu chacun leur diplôme ainsi que le badge du Junior Ranger.
Après un déjeuner rapide sous la forme d'un pique-nique, nous repartons en bus cette fois-ci ayant été un peu effrayés par le stationnement sauvage que nous avons découvert à notre retour de notre balade. Il est clair qu'il y avait beaucoup moins de monde à 7h30 le matin. Nous partons à la découverte de la partie sud du Grand Canyon avec un ciel de plus en plus chargé. Arrivés au départ du circuit de découverte de la partie Ouest, nous tombons sur un panneau indiquant que la zone est en travaux et quel seul l'accès au 1er point de vue est ouvert. De plus, il commence à tomber des gouttes qui deviendront de plus en plus serrées. Au final, nous sommes tout de même allés jusqu'au 1er point de vue mais sommes rentrés trempés en ayant du attendre 45 minutes pour trouver un bus qui ne soit pas bondé et qui accepte de nous ramener à bon port à notre hôtel.
Nous croisons les doigts pour que le soleil demain soit au rendez-vous pour aller faire quelques photos au lever du soleil par exemple.....
Plus nous nous rapprochons, plus c'est impressionnant mais nous ne nous lassons pas de faire des photos. Le ciel est un peu couvert ce qui gâchera certainement un peu les photos. La vallée de Sedona ou plutôt de l'Oak creek est impressionnante de part ses couleurs mais aussi les formes dessinées sur les montagnes qui restent.
Après 2h30 de route, nous arrivons à Grand Canyon village. Avant d'aller à l'hôtel, nous passons devant un des points de vue connus, et nous cédons à la tentation d'aller jeter un 1er coup d'œil même si les conditions ne sont pas les meilleures : ciel couvert, pas mal de monde, .....
Dès que nous approchons de la falaise, nous sommes happés par la vue grandiose que nous embrassons du regard : quelle immensité et quel éventail de couleurs entre les différentes couches rocheuses ! Les différentes proéminences au milieu du canyon donnent du relief à cette gorge profonde dont nous n'apercevons même pas le fond.
Nous trouvons notre chambre d'hôtel incluse dans un campement assez rustique mains néanmoins confortable. Après avoir atteint les 100° F (37° C) dans la journée, il ne fait plus que 76 ° F (24° C). Le fait d'être à 2 100 m d'altitude explique certainement cette différence de température. Dans ces conditions, plus besoin de climatisation (ça tombe bien, il n'y en a pas dans notre chambre). Le repas sera rapide sous la forme d'un self que l'on déteste. L'important était que ce soit rapide (et non pas copieux) en raison de la fatigue générale. Il est 21h heure locale ce qui fait minuit heure de Palmer car nous avons encore pris 3 h de décalage de plus avec la France (soit 9 au total).
Même si ses peintures sont d'un style particulier, elles ne sont pas désagréables pour autant. On peut parfois sentir l'artiste un peu perturbé mais le mouvement dégagé par les oeuvres reste dynbamique. Généralement les peintures sont plutôt réalisées sur des bâches (oui, des vraies, avec des oeuillets sur les côtés pour les attacher) mais il n'a pas été possible de les prendre en photo car les droits photographiques sont réservés à la fondation Keith Haring dévouée à l'aide des malades du sida.
La visite fût agréable avec une guide passionnée et surtout un environnement plus que calme puisque le musée était fermé au public. La visite s'est terminée par un cocktail dinatoire avec champagnes (le "s" indique que nous avons eu droit à plusieurs coupes) et amuse bouches (bien que l'on en n'ait qu'une). Ceux-ci étaient d'ailleurs design comme les oeuvres que nous avions vu auparavant tout en alliant des saveurs agréables : pressé de semoule aux carottes et fromage de chèvres, crevette en baluchon, brochette de poulet au curry, flan aux cèpes, .....

Depuis, l'animation est plus importante avec le cinéma, les hôtels, le Centre de congrès, ....



Je poursuis par une assiette du pêcheur safranée. Bel assortiment de poissons se mariant bien avec le rosé de Provence que nous avions choisi.

