mercredi 30 juillet 2008

Lundi 28 juillet : arrivée à Yosemite

Nous partons de Death Valley avec une chaleur déjà bien présente à 7h du matin. Nous sommes à la recherche d'un restaurant pour prendre notre petit-déjeuner. Nous faisons le plein dans une station d'essence qui semble offrir ce service mais le chef est parti du jour au lendemain donc personne n'est là pour le remplacer. Le restaurant est donc fermé pour l'instant. Nous tentons donc notre chance dans le village suivant (au moins 50 kilomètres plus loin) où nous trouvons un restaurant mexicain qui fait petit-déjeuner. Peut-être est-ce une barrière mentale mais nous ne réussirons pas à franchir le pas du burritos au petit déjeuner. Néanmoins, l'omelette au fromage fera l'affaire.
Nous avons beaucoup de route à avaler en ce lundi donc aussitôt le petit-déjeuner terminé, nous sautons dans les voitures pour reprendre la route. C'est assez facile car nous sommes en plein désert avec des lignes droites interminables et une vitesse limitée à 70 miles/heure. En forçant un peu la limite, ça avance assez vite. De plus, ce n'est pas très fatiguant de rouler dans ces conditions car les virages et les dépassements sont plus que rares... les camions roulant à la même vitesse que nous. Au final, après un arrêt dans le premier village de Californie pour acheter les éléments nécessaires pour notre repas de midi, nous arrivons près de Yosemite où la vue sur le lac Mono nous séduit. Après les kilomètres de désert de la matinée, nous voici subitement plongé dans les Alpes avec ses forêts de résineux et ses lacs d'altitude. Au fait, ce ne sont pas les Alpes mais les Montagnes Rocheuses. Juste avant de rentrer dans le Parc de Yosemite nous faisons un arrêt pique-nique dans un lycée qui nous prêtera gracieusement ses tables extérieures : comme d'habitude, les gens sont toujours ouverts et prêts à rendre service aux autres. Nous entrons dans le parc de Yosemite par l'entrée Est pour attaquer l'ascension du Tioga Pass culminant à 9 995 feet. Ca grimpe pas mal mais nos voitures en arriveront au bout. Nous approcherons les neiges restant de l'hiver sans pouvoir les atteindre. Les paysages sont grandioses avec des montagnes granitiques vertigineuses qui surplombent plusieurs lacs de montagne. Le feu de Yosemite annoncé la veille s'annonce plus gênant que prévu car la route pour accéder à notre hôtel est coupée nous obligeant à réaliser un détour d'environ 100 kms. Nous décidons tout de même de réaliser une balade en cours de route pour découvrir des sources d'eau gazeuse situées en pleine nature. Nous en profitons pour apercevoir des biches tranquilement en trian de paitre dans des sous-bois. Nous resterons aussi postés 1/4 d'heure au-dessus d'un terrier de marmottes miniatures en attendant de les voir sortir. Finalement, nous en verrons sortir deux au lieu d'une espérée. Un bon moment de complicité père-fils en restant tous les 2 immobiles chacun le doigt sur le déclencheur de l'appareil photo en attendant le moment ultime de la meilleure expression des animaux. Poursuivant notre chemin, nous apercevons une biche avec ses 2 petits... seul l'oeil humain arrivera à les distinguer, l'appreil photo se révèlera dépassé. Par contre, j'aperçois au milieu de la prairie (alias meadow) une masse brune. Nous nous approchons et identifions une marmotte de bonne taille en train de manger. L'oeil dans le viseur pour tout repère, nous continuons de marcher prêt à photogaphier l'animal. Nous arriverons à nous approcher assez près sans effrayer la bête qui est tout de même de bonne taille. A 17h, il est temps de reprendre la route pour rejoindre notre hôtel qui est encore à 3h30 de route.... un peu plus loin que Marseille au départ de Lyon. Par contre, ce n'est pas la même route car celle-ci est toute en virages avec des bosses dans tous les sens ! Nous ne pouvons pas réellement profiter du paysage car tout est dans la fumée qui s'évère même gênante par endroit au point de vue respiratoire. La vallée semble vertigineuse avec des points de vue magnifiques dont nous ne retiendrons qu'un fond de paysage plus qu'embrumé. Nous n'en voyons plus la fin ! Après avoir longé un camp de base des pompiers en guerre contre l'incendie de Midpines, nous atteignons à la nuit notre hôtel fatigués par la route. Restons modestes car cette fatigue n'est certainement sans commune mesure avec celle des pompiers luttant nuit et jour contre cet incendie sans fin.

mardi 29 juillet 2008

Dimanche 27 Juillet : Death Valley (suite)

Bien décidés à poursuivre nous découverte de Death Valley, nous sommes debout à 5h ce matin et aussitôt en route pour Death Valley. Les routes rectilignes et l'heure matinale raccourcissent les distances (pourtant il est solide le plancher de la voiture, pas facile à déformer avec la pédale de droite). Dante's view est le premier point de vue auquel nous nous rendons afin de profiter des températures clémentes et du lever du soleil sur Death Valley. Situé à 1600 m d'altitude, il fait frais avec 24° à 6h à comparer des 30° qu'il faisait quand nous avons quittés l'hôtel ce matin. Nous avons presque frais avec le vent qui souffle ! Un comble à Death Valley !
Nous attendons le lever du solei mais celui-ci a du mal à venir car il y a des nuages. Finalement, le soleil perce à travers mais ce n'est pas vraiment ce que nous pouvions attendre. La vue est agréable mais nous ne sommes pas enthousiastes bien que nous surplombions une bonne partie de la vallée et du lac salé. Nullement démotivés, nous nous rendons à Zabriski point qui est un autre point de vue sur une partie très érodée de la vallée où les différentes couleurs de roches se cotoient avec une majorité de roche jaune. Là, le paysage est beaucoup plus éclatant et la vue vaut le déplacement. La température aussi vaut le déplacement car il est 7h et le thermomètre affiche déjà les 100°F (37°C) à l'ombre naturellement.... sachant qu'il n'y a pas d'ombre !
Nous poursuivons notre route vers des dunes de sables se formant aux confins des différents vents dominants de Death Valley. Ceux-ci charrient toutes les parties de roche arrachées aux montagnes pour les déposer à cet endroit en constituant un désert de dunes. Afin de les appréhender de plus près, nous nous décidons à aller parcourir rapidement quelques dunes pour réellement se rendre compte de la consistance de ces montagnes de sable. Nous restons sur nos gardes pour ne pas rencontrer de scorpions ou de serpents des sables pouvant s'avérer tous les 2 venimeux. Nous ne rencontrerons finalement que des lézards blancs se confondant avec le sable. La consistance du sable variait selon les versants des dunes et le sable brulant était difficile à supporter pour ceux n'ayant pas de chaussures montantes. Vers 10h30, nous décidons de rentrer à l'hôtel, une bonne partie de la journée étant déjà passée pour nous depuis 5h du matin ! Il nous reste juste un stop obligatoire au Visitor center pour faire valider les Junior ranger programs. Pas de problème, nos 4 candidats ont réussi leurs tests et ont pu être médaillés après récitation du pledge avec le Rangers. Pour le repas de midi, nous sommes de retour près de l'hôtel mais celui-ci ne fait pas restaurant les midis. Nous essayons le saloon d'en face mais qui ne fait pas encore restauration après sa réouverture. Celui-ci nous indique une épicerie mexicaine à 5 miles de l'hôtel qui a une table au fond sur laquelle ils peuvent servir à manger. Quand nous arrivons dans l'épicerie, ça parait un peu bizarre mais assez propre. Le stand au fond du magasin cache une cuisine dans laquelle sont préparées des spécialités mexicaines. Pour les boissons, il suffit de se servir dans les frigos de l'épicerie. Au final, burritos, fajitas et enchiladas nous auront bien régalées pour ce repas de midi un peu improvisé dans un endroit que l'on n'aurait pas supposé.
Après une bonne sieste l'après-midi pour remettre tout le monde en forme et un repas rapide à l'hôtel, nous retraversons la route devant l'hotel pour nous rendre au saloon où l'accueil avait été sympathique à midi. Le tenancier nous accueille fort sympathiquement dans son saloon qui a ré ouvert depuis 3 mois seulement. C'est le saloon typique américain avec un bar immense, 2 billards, le néon en forme de Corona sur la vitrine. Le décor tout en bois renforce l'impression de se croire dans un western surtout quand la police arrive.... tout d'abord en voiture et simplement pour savoir si tout se passe bien ! Pas de soucis, les enfants n'étaient pas au bar ce qui est interdit dans le Névada. Demain départ pour Yosemite où des feux de forêt sont annoncés dans la région où nous devons loger après une super découverte de Death Valley qui reste vraiment un endroit à part... où la vie n'est pas facile pour des êtres homéothermes comme les humains !

Samedi 26 Juillet : Death Valley

Ce matin départ de Vegas pour rejoindre Death Valley. Le temps est mitigé à Vegas et nous avons droit même à quelques gouttes de pluie ! Ce n'est pas tous les jours que cela doit arriver. Après quelques achats de dernière minute, nous prenons la route qui est assez calme ce qui est logique pour un samedi matin. La chaleur est raisonnable puisqu'il fait juste 30°C. Au fur et à mesure que nous approchons de Death Valley, la température monte. Nous décidons de faire les dernières courses nécessaires à Shoshone juste avant l'entrée du parc. Arrivés dans cette ville, nous sommes surpris que ce ne soit pas une ville mais juste un hameau avec une station essence, 2 motels et un General store. Pas facile de trouver de quoi se ravitailler sachant qu'il n'y a par exemple aucun produit frais en vente dans le magasin (ok, la glace c'est frais mais pas considéré come produit frais). Comme il n'y a plus aucun service avant 72 miles sur la route que nous allons prendre, nous n'avons pas bien le choix. Nous nous contenterons d'un paquet de chips, de boites de pêches au sirop et de bouteilles d'eau. Nous respecterons le quota conseillé de 4 litres d'eau minimum par personne soit 40 litres d'eau au total. Il fait une chaleur écrasante et dès que l'on sort de la voiture, il est difficile de résister en plein soleil. Nous rentrons dans le parc de Death Valley par l'entrée Sud afin d'aller à Badwater directement : c'est le point le plus bas des US à -86 mètres en-dessous du niveau de la mer. Et comme plus on descend en altitude, plus il fait chaud, nous arrivons à Badwater et il fait 122°F soit 50°C tout pile ! C'est tout simplement insupportable sans prendre en compte les risques que cela comporte. Quand nous sortons de la voiture, la chaleur brûle le visage et les jambes, il est difficile de rester dans cet environnement. Je pense qu'au bout d'un moment on doit pouvoir s'y habituer mais en tout cas, ce doit être assez difficile. Nous préférons ne pas imaginer qu'une des 2 voitures tombe en panne (même si nous avons déjà donné de ce côté-là). Nous avons prévu les réserves d'eau suffisantes mais on ne sait jamais. Nous faisons tout de même quelques photos pour immortaliser l'instant mais ce n'est pas facile. Nous espérons que la personne qui a été posé la plaque sur la montagne pour matérialiser le niveau de la mer ne l'a pas fait en plein mois de juillet ! Encore une fois, l'endroit regorge de Français à croire qu'il n'y a qu'eux pour être assez stupides et venir en plein été ici.
Pressés de remonter en altitude pour sortir de ce four, nous reprenons la route en longeant cette large étendue salée encadrée de montagnes élevées dont le sommet, le Telescope Peak culmine à plus de 11 000 feet (soit plus de 3 600 m). Nous arrivons finalement à Furnace Creek qui est le centre du Parc National de Death Valley. Bien que l'après-midi soit assez largement entamée, nous n'avons pas eu encore le temps de déjeuner car c'était tout simplement impossible de pique-niquer en raison de la chaleur. Ici, ce n'est pas bien mieux mais la faim prend le dessus. Nous trouvons finalement des palmiers nous procurant une ombre salvatrice sous laquelle nous nous réfugions pour engloutir quelques tranches de corned beef sur du pain de mie.... Nous espérons que la gastronomie française survivra à notre comportement ! Néanmoins, il fait tellement chaud qu'il est impossible de d'assoir sur les bancs qui sont brulants même à travers les shorts. Afin de trouver un peu de frais mais aussi de poursuivre notre visite, nous nous arrêtons au Visitor Center pour prendre les Junior Ranger programs pour les enfants. Une fois revigorés par cet épisode climatisé, nous reprenons la route pour rejoindre l'hôtel situé en dehors du parc. Les logements à Death Valley sont rares et généralement éloignés du point le plus bas et le plus chaud. Notre hôtel est situé en bord de la nationale côté Nevada de la frontière entre le Nevada et la Californie. Cela leur permet de bénéficier de taxes moins élevées, d'une règlementation plus souple et surtout d'avoir un casino intégré à l'hôtel. Celui-ci correspond vraiment au cliché de l'hôtel perdu au milieu de nulle part avec les desperados et cow-boys qui s'arrêtent en cours de chemin. D'ailleurs, le saloon situé de l'autre côté de la route complète parfaitement bien le tableau avec la station d'essence désaffectée affichant encore l'essence à 3$ le gallon......
Pas d'autre solution que de diner à l'hôtel après un tour dans la piscine permettant de se rafraichir les idées. Il faut se coucher tôt car ici plus qu'ailleurs, la journée appartient à ceux qui se lèvent tôt... ou plutôt, ceux qui veulent visiter quelque chose ont intérêt à se lever tôt.

Lundi 28 Juillet : arrivée à Yosemite

Beaucoup de textes, pas beaucoup de photos.... Les connexions internet sont rares et nous sommes perturbés par le grand feu à côté de Yosemite. Nous avons été déviés pour rejoindre notre hôtel (petit détour de 100 kms). Nous sommes à priori pas très loin de la ligne du feu mais sans risque : ils nous ont dit que nous serions prévenus en cas d'évacuation nécessaire :-) Il n'y a pas de vent et le niveau de fumée a l'air d'avoir baissé depuis hier.
Nous gardons la forme et allons repartir ce matin pour une balade.
Je retente ce soir d'ajouter quelques photos mais ce n'est pas simple........

Vendredi 25 juillet : Las Vegas

Afin de profiter de la relative température un peu plus clémente, nous partons dès le petit-déjeuner terminé à la découverte de la partie sud du Strip. Les majeures attractions sont l'architecture des hôtels et les animations qu'ils peuvent proposer. Nous passons tout d'abord devant l'hôtel New-York New-York qui reproduit un certain nombre de monuments New-Yorkais. Ceux-ci nous semblent assez familiers comme l'Empire State Building, la Statue de la Liberté ou le Brooklyn Bridge mais nul doute qu'une large partie des touristes ne les a jamais vu en vrai. Las Vegas et Orlando sont les 2 destinations les plus prisées des américains bien devant New-York. Nous entrons ensuite dans l'hôtel MGM où nous sommes d'abord surpris par un restaurant reconstituant un jardin tropical. De plus, les singes animés rendent le décor encore plus vrai. Plus loin, la foule attire notre regard : un grand nombre de personnes est attroupé autour d'une cage de verre contenant 2 lionnes et aussi 2 animateurs jouant avec elles. De plus, un tunnel de verre permet de passer au milieu de la cage pour voir les lions de plus près. Les animateurs lancent le ballon aux lionnes qui jouent gentiment avec eux. L'animateur prend de l'eau dans sa main et le lionne vient la boire. Le spectacle est garanti, qui plus est avec les rugissements de lions. D'accord, ceux-ci sont enregistrés mais c'est une bonne manière de renforcer un peu l'ambiance.
Nous avons ensuite essayé de trouver une galerie contenant des photos et documents liés au cinéma (normal, nous sommes chez MGM alias Metro Goldwin Mayer) mais après avoir cherché dans les différents coins de l'hôtel, nous avons juste eu à nous mettre sous la dent une série de photos de chanteurs que nous avons trouvée dans un couloir. Un peu frustrés par la qualité de ce que nous avons trouvé, nous décidons de changer d'hôtel pour aller visiter l’hôtel Excalibur qui reprend le thème de son château. Le décor intérieur est assez bien fait même si cela est plus mis en scène dans le cadre des magasins que dans une attraction ou activité particulière accessible à tous (comme les lions par exemple à MGM).
Après un buffet de qualité moyenne, nous prenons la direction de Louxor qui est l'hôtel voisin inclus dans une reproduction grandeur réelle de la pyramide de Gizeh. L'intérieur de la pyramide est creux et contient bien entendu un casino.... La taille est impressionnante mais aussi les différentes statues utilisées pour le décor. Une reproduction du Sphinx garde d'ailleurs jalousement l'entrée de l'hôtel. La chaleur écrasante nous pousse à chercher l'ombre partout ou la fraicheur des magasins dont certains gardent leurs portes ouvertes. Climatiser dehors ne doit pas faire peur à certains américains ! Nous prenons un monorail (au prix exorbitant à 10, nous aurions mieux fait de rentrer en strech limo) pour rentrer plus rapidement et traversons en sortant de la station de métro l'hôtel Paris qui représente la France. Le plafond est constitué d'un ciel avec de larges éclaircies qui crée vraiment la sensation d'être dehors en plein jour (et avec une chaleur normale aussi). C'est une belle et immense reproduction de la France (surtout de Paris mais c'est aussi le nom de l'hôtel) même si ça fait un peu mis en scène. On peut penser que ça représente plus le Paris de 1900 que celui de 2008 mais c'est néanmoins très agréable. Aussitôt rentrés à notre hôtel, il est l'heure pour les enfants de faire la sieste afin de pouvoir profiter de la ville la nuit... car Vegas (le Las fait ringard) se vit essentiellement la nuit ! Pendant la sieste, une partie de l'équipe en profite pour se rendre au casino de l'hôtel afin de tenter de payer les vacances. Les gains seront mitigés dans un premier temps. N'ayant pas eu le temps de finir, une seconde mi-temps est programmée pour le soir même.
Dès la nuit tombée, nous partons en direction de Treasure Island où il y a 3 représentations d'un spectacle extérieur de pirates tous les soirs. Arrivés juste à temps, nous devons porter les enfants sur nos épaules pour qu'ils puissent voir quelque chose. Le spectacle est bien avec de nombreux acteurs, danseurs et bien entendu un feu d'artifices ! Le seul souci est que le spectacle dure 20 minutes.... ce qui a été éprouvant pour notre dos mais aussi pour notre tee-shirt que nous avons trempé en étant noyé dans la foule toujours par une chaleur éprouvante.
Après un buffet de très bonne qualité (super sushis, plats préparés à la demande et surtout un vrai choix de desserts) au Treasure Island, nous traversons le Strip pour visiter l'hôtel Venetian. L'architecture reprend celle des différents monuments de Venise. Nous parcourons la galerie marchande quand nous sommes surpris par la proportion de jeunes filles prêtes pour aller à un défiler ou concours quelconque (on pourrait le traduire par a bunch of wench). Le style est entre aguichant et provoquant : à priori le tissu doit coûter cher à Vegas. Cela ne nous empêche pas d'être surpris par le canal intérieur (au 2nd étage) où naviguent des gondoles (oui, oui, des vraies avec des gondoliers qui chantent et des clients qui ont l'air ridicules et que tout le monde regarde). Après avoir longé le canal et avoir eu quelques difficultés à trouver la sortie (avec un passage obligé par le Casino), nous contemplons la façade extérieure avec le Palais des Doges, le Rialto, le Pont des soupirs, ...... Encore une bonne journée bien remplie avec pas mal de découvertes. Je pense que ma conclusion a été la même lorsque j'étais venu la première fois à Vegas : comment ont-ils fait pour imposer du marketing avec une telle force pour arriver à créer au milieu d'un désert une ville où finalement il ne se passe rien si ce n'est que les gens viennent consommer de l'hôtel, des restaurants, des spectacles, du casino.... En tout cas, il y a de belles réalisations, de bonnes idées et une organisation bien huilée qui fait que tout semble bien se passer assez facilement. Nous avons passé une bonne journée encore étonnés par les US !

Jeudi 24 Juillet : Zion National Park

Après quelques achats dans les 2 boutiques qui bordent le carrefour où était implanté notre hôtel (en compagnie de 2 stations-service), nous prenons la route en direction de Zion National Park situé à 12 miles simplement de notre point de départ. Effectivement, nous atteignons l'entrée du parc assez rapidement mais avant de rejoindre le Visitor center, départ obligé de toutes les visites, il nous faut parcourir une vingtaoine de miles à l'intérieur du parc et traverser un tunnel de 2 km en circulation alterné. En effet, cet ancien tunnel n'autorise pas la circulation à double sens dès qu'un bus ou un camping-car se présente à l'entrée..... inutile de dire qu'en cette période ça doit être plutôt rare. Nous avons donc attendu une bonne vingtaine de minutes avant de pouvoir traverser le tunnel. La route se poursuit en lacets dans une gorge encadrées par des montagnes massives impressionnantes. Le paysage est totalement différent de ce que nous avons vu jusqu'à maintenant. Les montagnes ne sont pas découpées mais au contraire sont de formes géométriques, la roche dure ne semblant pas avoir été attaquée par l'érosion. En raison de l'affluence à Zion, les voitures particulières doivent se garer près du Visitor center et un service de navettes tout à fait efficace permet de rejoindre les différents points des gorges offrant un intérêt particulier. Malgré la chaleur écrasante (34°C), nous prenons la navette pour aller faire une balade près de piscines naturelles. Nous avons choisi une randonnée courte car vu la chaleur et l'horaire de fin de matinée, il parait difficile de s'aventurer dans une sortie un peu plus longue. Les piscines naturelles n'avaient que peu d'eau certainement en raison de la période à laquelle nous avons visité. Malgré quelques tétards trouvés dans une des 2 piscines, l'intérêt n'était pas énorme... que j'en ai d'ailleurs oublié de photographier la 2nde piscine ! Après un pique-nique sous une chaleur éccrasante (104°F <=> 40°C), nous prenons la route en direction de Las Vegas. Comme d'habitude, la route est assez simple, droite avec peu de traffic. Plus nous avançons et plus la température augmente. Nous avons même fait une pointe à 112°F ce qui équivaut modestement à 44°C. Nous nous sommes arrêtés pour prendre de l'essence : on a vraiment l'impression de rentrer dans une étuve en sortant de la voiture climatisée. Nous découvrons d'ailleurs un système inconnu chez nous pour les routiers. Comme il est impossible de rester à l'arrêt dans un véhicule sans climatisation, ces portiques distribuent via des tuyaux souples de l'air frais afin que les routiers puissent dormir dans leur camion sans laisser tourner le moteur pour la clim ! La chaleur est une telle contrainte qu'il est nécessaire de s'y adapter. Nous arrivons au final à l'hôtel Planet Hollywood où nous allons résider pendant 2 jours. La température a un peu baissé car il ne fait que 110°F soit 43 °C. Comme tout hôtel à Las Vegas, il faut que ça brille de partout avec plein de lumières et toujours une musique assez présente pour assurer l'ambiance. Nos chambres sont au 23ème étage....et sont d'un bon niveau, ça change de certains motels ! Afin de se rafraichir, direction la piscine au 6ème étage qui est proportionnelle à la taille de l'hôtel : plusieurs bassins et une plage immense..... L'eau bien entendu n'est pas fraîche mais fait tout de même beaucoup de bien.
Dès la nuit tombée, nous partons à la découverte du Strip et de ses multiples lumières. Les hôtels rivalisent par leur taille et la surenchère est sur tous les plans. Nous allons finalement manger dans un buffet "all you can eat" : pas de limite sur la quantité mais en terme de qualité ce n'était pas mal. Nous aurions pu nous attendre à avoir une nourriture roborative mais finalement ce n'était pas le cas. La principale difficulté a été pour obtenir une bouteille de vin. Manifestement, le serveur n'y connait rien et mélange tout allant même jusqu'à nous dire que les chiffres en regard des bouteilles n'était pas leur prix mais un code interne. Le temps passe et il faut rentrer à pieds après une bonne journée, avec la foule sur les trottoirs et une chaleur toujours lourde. Difficile de savoir combien il fait mais de notre avis unanime, il fait au moins encore 35°C et nous n'avions jamais ressenti une telle chaleur en pleine nuit !
En attendant, nous allons profiter de la climatisation pour passer une bonne nuit et nous verrons demain comment nous gèrerons la chaleur.....

jeudi 24 juillet 2008

Mercredi 23 juillet : Bryce Canyon

La journée commence tout d'abord par une préparation de la journée en famille (un peu concentrée car en réalité, je n'étais qu'avec mon père). Pour nous, préparer la journée, c'est aller faire les courses pour le pique-nique de midi pour tous, ranger le coffre et la glacière afin d'assurer la fourniture en eau fraîche toute la journée ainsi qu'éventuellement faire le plein de la voiture. Comme tout cela débute à 6h du matin, nous n'avons pas droit au bruit dans les chambres ce qui limite nos capacités de préparation. En arrivant au Walmart (seule grande surface de la région de Page), nous sommes les premiers vu qu'il n'est pas ouvert 24h/24 mais simplement de 6H à minuit ! On prend vite les mauvaises habitudes d'avoir les commerces ouverts tout le temps.
Quand tout est prêt en début de matinée, nous prenons la route en direction de Bryce Canyon avec un premier arrêt auprès du barrage qui crée le Lake Powell. L'ouvrage parait bien petit en regard de la taille de la retenue d'eau qu'il crée. Afin d'optimiser la longueur du trajet et aussi sa durée, nous décidons de couper par une piste qui relie directement Bryce Canyon. Après quelques infos prises au Visitor Center, cette piste paraît tout à fait praticable avec les véhicules dont nous disposons (SUV). Complètement isolés au milieu des montagnes, nous profitons des paysages magnifiques toujours constitués de montagnes de différentes couleurs aux formes parfois étranges. Le sentiment d'isolement (nous ne croiserons que 5 ou 6 véhicules en 50 miles de piste) ne fait que renforcer le sentiment d'être loin de tout. Ces passages ne seront pas sans nous rappeler nos excursions dans le désert en Algérie en 1982 lors d'un voyage déjà en famille avec mon oncle Daniel, champion de la conduite sur piste ensablée roulant le plus vite possible afin d'éviter le bruit de la tôle ondulée. Nos véhicules plus modernes désormais couvrent cet inconvénient sans avoir à rouler à des vitesses trop élevées.
La piste se révèle donc agréable avec des passages variés plus ou moins pentus mais toujours avec des vues superbes. Nous faisons un arrêt à Grosvernor arch : 2 arches suspendues à une montagne isolée au milieu du désert rocailleux. Pour finir la piste, nous avons un petit passage à gué à réaliser histoire de pouvoir réaliser une photo qui immortalise le moment : difficile de passer doucement dans ces moments-là !
Nous arrivons à Bryce pour l'heure du déjeuner (ok un peu tardif mais déjeuner quand même) et enchainons directement avec une randonnée qui descend dans le canyon. Programmes de Junior rangers à la main, nous arrivons au bord de la falaise et découvrons le premier amphithéâtre de Bryce Canyon qui ne m'impressionne pas plus que ça. Le phénomène géologique qui a créé Bryce Canyon est l'existence d'une couche de roche dure qui a permis de protéger de l'érosion les couches inférieures ce qui a créé des pointes rocheuses de taille, forme et couleurs diverses. Nous poursuivons notre descente dans le canyon et arrivons dans le 2nd amphithéâtre où c'est beaucoup plus impressionnant et la vue d'ensemble est magnifique. La vue de l'intérieur du canyon en se promenant au milieu de ces piques rocheux (appelés hoodoos en lien avec la tribu indienne vivant dans la région) est superbe qui plus est quand elle est alliée à la couleur verte des pins. A la fin de notre promenade (Queens garden trail et Navajo loop), nous en avons plein les yeux de toutes ces formes et couleurs et encore une fois les appareils photos sont bien remplis : faire le tri ne va pas être facile ! AAvant de partir, nous nous arrêtons au Visitor Center afin de faire valider les programmes de Junior rangers. Cette fois-ci le pledge sera en anglais uniquement : pas de traduction comme à Grand Canyon ! 100% de réussite même s'il n'a pas été facile de compléter le programme juste en une après-midi. Ayant eu des difficultés à trouver un hôtel, nous avons 1h15 de route avant de rejoindre notre étape. Situé simplement à une intersection de 2 routes, l'hôtel constitue vraiment l'activité de la région qui est peu peuplée même si la présence d'une rivière a l'air de permettre un peu d'élevage. A comparer des régions que nous avions traversées le matin, c'est déjà beaucoup moins désertique....

mercredi 23 juillet 2008

Mardi 22 juillet : Lake Powell

Réveil précoce ce matin pour aller profiter d'une sortie en bateau pour la journée sur le Lake Powell. C'est un lac totalement artificiel mais dont les proportions donnent le vertige : 186 miles de long (280 kms) et presque 2 000 kms de rives. Le barrage a été construit dans les années 60. Même si c'est un barrage de type forme, il n'empêche que sa base est constituée d'un mur de 100 m d'épaisseur de béton pour terminer simplement à son sommet à 10 m d'épaisseur. Vu l'étendue d'eau que cela représente, il a fallu 17 ans pour arriver à le remplir. D'ailleurs, il n'est pas à son niveau maximum actuellement : quelle en est la raison ? Les avis divergent. Néanmoins, même si la vocation première du barrage était de produire de l'électricité, l'activité touristique a largement devancé cette activité énergétique.
Ce qui est assez à la mode, c'est de louer un house boat (sorte de camping car flottant) qui permet de se déplacer sur le Lake Powell afin d'en vsiter les différents endroits. Ce bateau n'est pas rapide mais ce n'est pas sa vocation. C'est pour cela que souvent, les touristes qui louent un house boat louent aussi un bateau à moteur ou des scooters de mers afin de pouvoir s'amuser un peu sur l'eau. Ce type de vacances est assez onéreux et reste réservé à une clientèle d'élite.
Le trajet prévu lors de notre sortie consiste à découvrir quelques canyons pour arriver à la découverte de Rainbow Bridge. Nous avions le choix entre louer un bateau et nous débrouiller par nos propres moyens ou prendre un bateau et se laisse guider. La 2nde solution nous a semblé plus simple car les règles du parc obligent les touristes qui louent un bateau à procéder à sa mise à l'eau par leurs propres moyens. Cela nous a semblé bien compliqué pour une sortie d'un jour seulement......
Dès le début de la sortie, nous sommes captivés par la vue des montagnes qui entourent le lac. Rainsow Bridge est une arche naturelle identifiée comme la plus grande du monde (88m sur 84m) qui surplombe la rivière asséchée en cette saison. Cette arche a été découverte il y a 100 ans seulement ! Il faut dire qu'il faut emprunte rune succession de canyons dont certains sont assez étroits. Nous n'étions pas certains que ça n'allait pas frotter un peu quand nous allions passer avec notre bateau.C'est un site naturel protégé qui fait partie de l'histoire des indiens. Ils considèrent ce site comme sacré et la légende indique qu'il ne faut pas passer sous l'arche...et la tradition est encore respectée par les touristes à ce jour. En raison du niveau de l'eau du lac, il faut marcher pour arriver à Rainbow Bridge. La chaleur était assez écrasante et la bouteille d'eau qui nous avait été remise par l'équipage avant de descendre du bateau n'était pas superflue.
La vue sur Rainbow bridge est magnifique qui plus est aujourd'hui avec le soleil et quelques petits nuages pour donnner un peu de relief et de contraste dans le ciel. Ca valait la peine de se donner un peu chaud pour y arriver.
Sur le trajet du retour en bateau, la fatigue començait à se faire sentir et de nombreux membres de l'équipe en ont profité pour dormir au lieu d'apprécier les paysages immenses et magnifiques qui s'offraient à nous. Encore une fois, ces montagnes rouges immenses qui viennent se noyer dans les eaux du lac présentent un spectacle majeur dont on ne se lasse pas. Simplement accoudé à la rambarde du bateau et profiter du spectacle peut me suffir !
Après la fin de la balade, nous nous arrêtons sur une plage du lac afin que les enfants se baignent. L'eau est à priori chaude et l'environnement est correct. Cela fait juste bizarre car nous n'avons pas forcément l'habitude de se baigner dans une eau de rivière qui ne présente pas le même aspect que la mer.

mardi 22 juillet 2008

Lundi 21 juillet : de Grand Canyon à Page

Comme prévu, lever à 5h45 pour aller traquer le soleil sortant au-dessus des montagnes. Le temps n'était pas parfait mais il y avait tout de même de bonnes trouées de ciel bleu permettant d'avoir une bonne lumière. A peine sortis de la résidence, nous tombons sur 2 deers (autrement dit des cerfs) tranquillement en train de paitre au bord de la route. Impossible de ne pas s'arrêter. Quelques photos permettent de garder souvenir de ces 2 animaux qui ne prêtent guère attention à notre présence. Un bus d'asiatiques arrive et ils auront le même réflex que nous en sortant de leur bus même si pour eux ça permet de coller plus au cliché. Nous arrivons enfin au premier point de vue où la lumière rasante du matin nous permet de ne pas regretter notre lever matinal : pour la première fois, nous voyons enfin le Grand Canyon sous le soleil. Le jeu d'ombres et de lumières met en valeur les différentes couleurs des montagnes ainsi que leurs différents reliefs. Le moment est fugace car le paysage change de minutes en minutes autant du à la montée du soleil qu'à la course des nuages jouant à cache-cache avec le soleil. Nous poursuivons vers un autre point de vue où nous retrouvons Patrick certainement réveillé par le bruit du moteur lors de notre départ.
Nous décidons de profiter de cette matinée ensoleillée pour parcourir le long de la falaise qui offre des points de vue magnifiques et variés. Tout le monde a son appareil photo ou son caméscope pour immortaliser ces moments-là. En fin de matinée, nous décidons de partir en direction de Page pour rejoindre le Lake Powell. L'hôtel à Page ayant une piscine, y passer un moment en fin d'après-midi avec les enfants pourrait être le bienvenu. Le seul souci est que tourner la clef de contact dans notre Jeep Cherokee de location ne produit aucun effet : nous pouvons encore ouvrir la voiture ou la fermer mais la clef est identifiée comme défectueuse par la voiture. Pas de solution miracle à l'horizon, il faut appeler le loueur pour trouver une solution. Après plusieurs appels téléphoniques, il faut nous livrer une nouvelle voiture et venir chercher celle qui est récalcitrante. Nous pique-niquons sur place : après avoir pique-niqué devant un réparateur de pneumatique, nous voilà forcés de pique-niquer sur un chemin de promenade... mais face au Grand Canyon : la vue vaut le lot de consolation. Nous aurons même l'opportunité de voir un condor, emblême du Parc National de Grand Canyon.
3 heures après, le camion-plateau arrive avec une nouvelle voiture de location dans laquelle nous n'avons plus qu'à transvaser tous nos bagages. Nous pouvons enfin prendre la route en direction du Lake Powell. Cette route nous permet une nouvelle fois de vraiment découvrir l'Amérique de l'Ouest avec ses paysages immenses, ses montagnes aux couleurs incroyables tout cela correspondant aux clichés des émissions ou fils américains que nous avons tous vu. Les indiens sont là avec leurs cheveux noirs et longs, les chevaux paissent tranquillement dans un champ immense, les routes interminables sont juste jalonnés de temps à autre d'une station essence. Au final, après 3h de route qui nous en a mis plein les yeux, nous arrivons à Page, ville créée il y a seulement 50 ans au pied du barrage du Lake Powell. La température est agréable (plus de 30°) et nul doute que demain il fera chaud sur le bateau.... mais demain est un autre jour......

Dimanche 20 juillet : 1er jour à Grand Canyon

A la faveur du décalage horaire, nous décidons de partir de bonne heure pour profiter des températures plus clémentes et de la sortie organisée avec un ranger qui débute à 8h. Dès 7h nous achetons le nécessaire pour le petit-déjeuner et le déjeuner et prenons le bus pour atteindre le point de départ qui est au bout d'une route interdite aux voitures particulières. Nous arrivons finalement au point de rencontre quelques instants après le début de la sortie avec le rangers mais nous rejoignons rapidement le groupe. Les sorties organisées avec les rangers permettent de mieux appréhender l'environnement et d'avoir des explications sur l'histoire des lieux et leurs caractéristiques. La sortie de ce matin était destinée aux familles pour découvrir l'environnement du Grand Canyon. Cette sortie était qualifiante pour le Junior rangers programme auquel les 4 enfants s'étaient inscrits. Nous avons abordé la descente du Grand Canyon par un chemin étroit, escarpé et en bordure de la falaise.
Pas de barrière bien sûr donc il faut tenir les enfants de près : il n'y a pas droit à l'erreur. La descente est l'opportunité de découvrir de près les différentes couches de roches qui constituent les falaises du Grand Canyon. Leurs consistances sont aussi différentes que leurs couleurs : nous débutons par de la roche blanche, pour passer ensuite à de la roche orange pour poursuivre ensuite par de la rouge pour retourner ensuite sur de la blanche. Le Grand Canyon était il y a 500 millions d'années sous les océans avant le soulèvement des Montagnes rocheuses. Cet empilement de couche est dû au dépôt de sédiments au fond de la mer ce qui fait que la roche est pleine de fossiles incrustés. Nous avons pu trouver des fossiles d'éponge, de coquillage, et aussi d'huitres.

La végétation est assez étonnante sur les pentes : elle se répartit selon les étages classiques de la végétation en montagne mais il a subsisté quelques curiosités comme cette plante grasse (hormis le fait qu'un caillou tombé de la falaise soit venu se oger entre ses feuilles) qui doit subir les affront de l'hiver car nous sommes tout de même à plus de 2100 m et il y a de la neige l'hiver à cette altitude.
A l'issue de la promenade, nous nous arrêtons au Visitor Center pour faire valider le Junior ranger programme. Quand je dis valider, le ranger a lu avec attention toutes les réponses auxquelles les enfants avaient répondu. A l'issue de l'évaluation, il sont obtenu chacun leur diplôme ainsi que le badge du Junior Ranger. Après un déjeuner rapide sous la forme d'un pique-nique, nous repartons en bus cette fois-ci ayant été un peu effrayés par le stationnement sauvage que nous avons découvert à notre retour de notre balade. Il est clair qu'il y avait beaucoup moins de monde à 7h30 le matin. Nous partons à la découverte de la partie sud du Grand Canyon avec un ciel de plus en plus chargé. Arrivés au départ du circuit de découverte de la partie Ouest, nous tombons sur un panneau indiquant que la zone est en travaux et quel seul l'accès au 1er point de vue est ouvert. De plus, il commence à tomber des gouttes qui deviendront de plus en plus serrées. Au final, nous sommes tout de même allés jusqu'au 1er point de vue mais sommes rentrés trempés en ayant du attendre 45 minutes pour trouver un bus qui ne soit pas bondé et qui accepte de nous ramener à bon port à notre hôtel.
Après une bonne douche chaude, nous ressortons pour profiter de quelques rayons de soleil qui font leur apparition. Malgré le ciel encore chargé, c'est un peu mieux mais ça reste difficile de mesure l'immensité des lieux. Nous croisons les doigts pour que le soleil demain soit au rendez-vous pour aller faire quelques photos au lever du soleil par exemple.....

Samedi 19 juillet : départ pour l'ouest américain

Ce matin départ de Newark pour rejoindre Phoenix / Arizona. Nous avions réservé 2 chauffeurs pour nous amener avec nos véhicules à l'aéroport avec un départ planifié de la maison à 3h45 du matin. A 3h45 les voitures sont chargées avec les bagages même si ça n'a pas été facile de tout faire tenir dans les 2 coffres. A 3h45, pas de chauffeur à l'horizon.... nous ayant appelé hier, nous avons son n° de téléphone mémorisé.... Je le rappelle et il est en route pour Philadelphie et nous dit que pour lui le rendez-vous est à 3h45 mais dans l'après-midi (ie 15h45). Nous décidons immédiatement de nous rendre à l'aéroport pas nos propres moyens. Nous étant couchés à 00h45, nous avons tout de même dormi 2 bonnes heures avant de nous lever. Sur ces entrefaites la gérante de la société de chauffeurs nous rappelle pour s'excuser de cette erreur qui est en réalité double : un seul chauffeur pour les 2 véhicules et pas à la bonne heure. Une fois encore, cela donnera lieu à un échange téléphonique assez tonique !
Dès sur l'autoroute, nous décidons d'optimiser notre temps de trajet pour rejoindre Newark (autrement dit nous allons déformer le plancher de la voiture avec la pédale de droite). 55 minutes plus tard, nous arrivons à Newark où nous débarquons tout le monde à la porte d'embarquement pour aller déposer les voitures au parking économique.... distant au moins de 4 miles du terminal. La chance retourne de notre côté, nous attrapons directement un bus pour rejoindre le terminal. Ouf, nous sommes dans les temps pour nous enregistrer et marcher jusqu'au terminal où l'avion aura finalement 50 minutes de retard au décollage...... tout ça pour ça !
A l'arrivée à Phoenix, nous pointons avec une bonne heure de retard et aussi 32° à10h quand nous sortons de l'aéroport. Nous récupérons les voitures de location sans problème.... tout du moins pendant les 20 premiers kilomètres jusqu'à ce que Patrick s'aperçoive qu'il a un pneu sous-gonflé. Après un examen rapide, il y a un clou dedans. Après appel au loueur et identification du réparateur le plus proche, le pneu est changé le temps de midi ce qui nous a permis en parallèle de faire les courses et accessoirement aussi de pique-niquer devant le réparateur de pneu. Dans le programme initial, il était écrit que le pique-nique pouvait se dérouler à Sédona, cela s'est terminé devant chez Firestone. De toute façon, nous n'étions pas dans le bon timing pour déjeuner à Sédona.
Pour continuer sur Sédona, après 2 h de routes de Phoenix, nous apercevons nos premières montagnes rouges déchiquetées au loin. Le cliché américain nous saute aux yeux avec de gros pitons (parfois ayant la forme de dent) se dresser au loin fièrement au milieu d'une plaine ou d'un plateau. Plus nous nous rapprochons, plus c'est impressionnant mais nous ne nous lassons pas de faire des photos. Le ciel est un peu couvert ce qui gâchera certainement un peu les photos. La vallée de Sedona ou plutôt de l'Oak creek est impressionnante de part ses couleurs mais aussi les formes dessinées sur les montagnes qui restent. Après 2h30 de route, nous arrivons à Grand Canyon village. Avant d'aller à l'hôtel, nous passons devant un des points de vue connus, et nous cédons à la tentation d'aller jeter un 1er coup d'œil même si les conditions ne sont pas les meilleures : ciel couvert, pas mal de monde, ..... Dès que nous approchons de la falaise, nous sommes happés par la vue grandiose que nous embrassons du regard : quelle immensité et quel éventail de couleurs entre les différentes couches rocheuses ! Les différentes proéminences au milieu du canyon donnent du relief à cette gorge profonde dont nous n'apercevons même pas le fond. Nous trouvons notre chambre d'hôtel incluse dans un campement assez rustique mains néanmoins confortable. Après avoir atteint les 100° F (37° C) dans la journée, il ne fait plus que 76 ° F (24° C). Le fait d'être à 2 100 m d'altitude explique certainement cette différence de température. Dans ces conditions, plus besoin de climatisation (ça tombe bien, il n'y en a pas dans notre chambre). Le repas sera rapide sous la forme d'un self que l'on déteste. L'important était que ce soit rapide (et non pas copieux) en raison de la fatigue générale. Il est 21h heure locale ce qui fait minuit heure de Palmer car nous avons encore pris 3 h de décalage de plus avec la France (soit 9 au total).

lundi 14 juillet 2008

Musée d'art contemporain de Lyon

Dans le cadre de mon voyage en France, j'ai pu assister à une visite privée du musée d'art contemporain de Lyon pour l'exposition Keith Haring. Keith Haring est un artiste américain né en Pennsylvanie à Reading en 1958 et décédé à New York en 1990. C'était un des artistes majeurs américains des années 1980.
Fortement inspiré par Andy Warhol, il ui dédit certaines oeuvres. Adpetes de drogues diverses, il décède suite à des pathologies liées au sida. Il débute sa carrière en dessinant sur les murs du métro New-Yorkais et en particulier sur les panneaux d'affichage entre 2 campagnes de pub.Même si ses peintures sont d'un style particulier, elles ne sont pas désagréables pour autant. On peut parfois sentir l'artiste un peu perturbé mais le mouvement dégagé par les oeuvres reste dynbamique. Généralement les peintures sont plutôt réalisées sur des bâches (oui, des vraies, avec des oeuillets sur les côtés pour les attacher) mais il n'a pas été possible de les prendre en photo car les droits photographiques sont réservés à la fondation Keith Haring dévouée à l'aide des malades du sida.La visite fût agréable avec une guide passionnée et surtout un environnement plus que calme puisque le musée était fermé au public. La visite s'est terminée par un cocktail dinatoire avec champagnes (le "s" indique que nous avons eu droit à plusieurs coupes) et amuse bouches (bien que l'on en n'ait qu'une). Ceux-ci étaient d'ailleurs design comme les oeuvres que nous avions vu auparavant tout en alliant des saveurs agréables : pressé de semoule aux carottes et fromage de chèvres, crevette en baluchon, brochette de poulet au curry, flan aux cèpes, .....

jeudi 10 juillet 2008

Lyon vu du parc....

Lors d'une balade dans le Parc de la Tête d'or, j'ai eu l'opportunité d'apercevoir certains monuments lyonnais au travers de la verdure luxuriante du parc. Toujours bercé par une douceur estivale ni trop chaude ni trop humide, la soirée était parfaite pour partir à la recherche du bon cliché.

La Basilique de Fourvière trone toujours en haut de la colline avec la tour de TV qui l'accompagne tranquillement. Cette face permet de masquer les travaux en cours avec les échafaudages qui les accompagnent.

La tour crayon (the pencil tower pour mes collègues américains) trouve aussi sa place au milieu de ce bosquet d'arbres. Elle semble bien petite dans ces feuillages à comparé de ses 164,9 mètres de haut. C'est le plus haut batiment de France qui ne soit pas situé en région parisienne. Elle a été construite entre 1972 et 1977. Son dernier étage est surmonté d'une pyramide de 23 mètres qui lui vaut son surnom de "tour crayon". Sa construction semble avoir été catastrophique sur le plan économique.....

mercredi 9 juillet 2008

Lyon : cité internationale

La Cité internationale est un quartier récent de Lyon logé entre le Parc de la Tête d'or et le Rhône. Il est construit à la place de l'ancienne Foire de Lyon qui a déménagée à Eurexpo en 1984. Son architecture paticulière constituée de briques rouges lui confère un style facilement reconnaissable. La cité a été réalisée en plusieurs tranches depuis 1995 en commençant par quelques immeubles de bureau pour s'achever 11 ans plus tard avec l'amphitéatre de la Salle 3000.
J'ai eu l'opportunité de travailler dans ces locaux de 1997 à 1999 au dernier étage de l'immeuble de bureaux. L'environnement était bien différent à cette époque avec une vue sur le stade imprenable et un environement calme..... voire trop calme : un seul restaurant et aucun autre service. Ces terrasses étaient magnifiques avec d'un côté la vue sur le Rhône et de l'autre côté la vue sur le parc : l'endroit rêvé pour faire un pot un soir tranquille d'été.Depuis, l'animation est plus importante avec le cinéma, les hôtels, le Centre de congrès, ....

La rue couverte entre les bâtiments est de plus en plus longue et crée en-dessous un espace tranquille. Seules quelques ouvertures sont ménagées dans le toit pour laisser la végétation profiter de la pluie.

Des terrasses ont poussé au pied des différents bâtiments. C'est propre, calme, bien entretenu, d'une architecture agréable mais .... manquerait-il un peu le chare des vieilles pierres ?

La nouvelle salle de spectacle de 3000 places a été inaugurée en 2006 et se nomme l'amphithéatre. A l'heure où j'ai pris les photos, je n'étais pas gêné par le monde. Les seules personnes présentes étaient mes collègues qui m'avaient délaissé pour rentrer à l'hôtel.

Même si cette architecture a semblé bizarre au début, l'architecte Renzo Piano a créé un ensemble de bonne facture qui a remporté un succès certain auprès du public à en juger par la fréquentation des lieux. Les appartements se sont vendus à de bons prix, le cinéma a une bonne fréquentation, l'hôtel et le casino ont l'air d'avoir des clients (il ne restait d'une chambre de disponible lors de mon arrivée tardive lundi soir). En tout cas, nous passons un bon séminaire dans cet environnement.

mardi 8 juillet 2008

Le Sud....

Comme évoqué dans un précédent post, nous avons profité d'une soirée à 2 à Lyon pour aller diner au Sud. Ce restaurant est en réalité une brasserie ouverte par Bocuse dont les spécialités sont les saveurs du sud. Ces saveurs sont très rares aux US même si parfois nous essayons de les reproduire comme dernièrement avec un gigot d'agneau à la badiane.
Nous nous sommes donc laissés tentés tout d'abord par une assiette de jambon Serrano Région de Trevelez. Ce n'est pas de la grande cuisine mais le goût puissant de ce jambon associé à sa longueur en bouche en font toujours un plaisir. Le jambon Serrano est une spécialité traditionnelle graratie par la règlementation européenne. Ce jambon est produit exclusivement en Espagne mais dans plusieurs régions généralement montagneuses. Celle de Trevelez est dans la région de Grenade en Andalousie.
Je poursuis par une assiette du pêcheur safranée. Bel assortiment de poissons se mariant bien avec le rosé de Provence que nous avions choisi.

Stéphanie se laissera tenter par un Risotto Arborio aux gambas. Le riz arborio provient de la vallée du Po en Italie et plus spécialement de la région autour de la ville d'Arborio. Pour les gambas, pas besoin d'explication....

En dessert pour moi, ce sera meringue légère, chantilly (pas léger) et chocolat noir (pas léger non plus). Pour Stéphanie, ce sera palette de sorbets à la cuillère, tout simplement parce que les morceux de glace ont été moulés avec une cuillère.

Au final, un bon repas, simple mais plein de saveurs et surtout quelle tranquilité en terrasse par une douce chaleur d'été !